• opération ponctuelle, Fermes de la Pévèle
Ferme d'abbaye dite Ferme de Canchomprez, actuellement maison
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Pévèle-Carembault - Orchies
  • Commune Templeuve-en-Pévèle
  • Lieu-dit Canchomprez
  • Adresse 4 rue de Canchomprez
  • Cadastre 2026 AW 0155 1983 B7 3135
  • Précisions anciennement commune de Templeuve ; anciennement canton de Cysoing
  • Dénominations
    ferme
  • Précision dénomination
    ferme d'abbaye
  • Appellations
    Ferme de Canchomprez
  • Destinations
    maison
  • Autres parties constituantes
    grange, étable à vaches, étable à chevaux, fournil, remise, porcherie, poulailler, laiterie, charretterie

Ancienne ferme abbatiale fondée au cours des XIIe ou XIIIe siècles.

Le plan cadastral de 1824 montre une disposition des bâtiments identique à celle observée aujourd'hui. Selon la tradition orale, 1828 marque une importante campagne de construction et de restauration, avec notamment l'agrandissement et la surélévation de la grange ainsi que l'édification, à l'écart, de la charretterie accompagnée d'une distillerie, en activité jusqu'en 1870.

Au milieu du XIXe siècle, d'importants travaux sont entrepris à la suite de la création d'une ferme-école en 1849. Expérience unique dans le département du Nord, celle-ci dispense un enseignement élémentaire pratique destiné à former de futurs agriculteurs. Le logis est alors surélevé d'un étage tandis que le bâtiment contigu est réaménagé pour accueillir les cuisines, le réfectoire, la laverie et le fournil, l'ensemble étant surmonté d'un étage de dortoirs. L'expérience prend fin en 1851 et la ferme retrouve sa vocation agricole.

À la fin du XXe siècle, plusieurs bâtiments se dégradent fortement. La partie en appentis adossée à la grange, la charretterie et une partie de la porcherie sont démolies. Les pignons et une partie de la toiture de la grange s'effondrent, tandis que les étables voûtées tombent en ruine, seul le mur sur cour étant conservé. Plus récemment, le passage couvert jouxtant l'étable à chevaux est remplacé par un bâtiment de deux étages destiné à accueillir des appartements. Le bâtiment abritant la laiterie et la remise est transformé en habitation et remanié avec des matériaux contemporains. Les couvertures en tuiles flamandes sont également remplacées par des tuiles flamandes mécaniques. L'activité agricole cesse en 1997.

En 2026 lors de la reprise de dossier, il est avéré qu'une importante campagne de restauration et de réhabilitation est menée. Les bâtiments dégradés sont restaurés, redonnant à l'ensemble sa cohérence architecturale. La date précise de ces interventions et leur ampleur ne peuvent toutefois pas être déterminées avec certitude.

  • Période(s)
    • Principale : limite 18e siècle 19e siècle , daté par tradition orale
    • Principale : 2e quart 19e siècle , daté par tradition orale
    • Secondaire : 2e quart 19e siècle , daté par tradition orale
  • Dates
    • 1828, daté par tradition orale

D'imposants bâtiments s'organisent autour d'une vaste cour. Un passage couvert, aujourd'hui remplacé, ouvrait autrefois sur la drève menant à la rue. L'ensemble est construit en brique et couvert de toitures à longs pans.

Le logis, implanté à l'un des angles de la cour, est prolongé par les anciens locaux de la ferme-école. Élevé sur deux niveaux, il est couvert de tuiles flamandes mécaniques et surmonté d'un petit campanile abritant la cloche de l'école. Entre ce bâtiment et la grange, le passage couvert et l'ancienne étable à chevaux ont laissé place à un bâtiment de deux étages carrés.

La grange monumentale, en double-large (quatre portes charretières), présente des portails couverts d'arcs en anse de panier. Une porte piétonne donne accès à un petit espace voûté servant de poulailler. Les murs sont renforcés par des contreforts de section triangulaire, disposés sur les façades antérieure et postérieure ainsi qu'au pignon conservé. Un arc de décharge surmonte l'un des portails ouvrant sur la cour. L'édifice est couvert de tuiles flamandes mécaniques et se termine par un pignon découvert à épis.

La seconde partie de la grange, qui prolongeait ce bâtiment, ainsi que le long corps de bâtiment occupant le quatrième côté de la cour et abritant les étables, ont aujourd'hui disparu.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile flamande, tuile flamande mécanique
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé
    • appentis
    • pignon couvert
    • pignon découvert
  • Typologies
    charretterie dite carin
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    grange
  • Référence Patriarche
    Reprise NT 2026, Relu KMH, 01/10/2026.

grange monumentale de 16 mètres de hauteur et d'une capacité, à l'origine, de 15 hectares de récolte.

Le corpus des fermes sélectionnées dans la Pévèle cible les quatre communes suivantes : Bouvines, Landas, Nomain, Templeuve-en-Pévèle.

Ce dossier étudié en 1997-2001 est republié en 2026 dans le cadre de la dématérialisation, sans mise à jour de ses contenus.

Date(s) d'enquête : 2001; Date(s) de rédaction : 2001