• opération ponctuelle, Fermes de la Pévèle
Ferme, actuellement maison et chenil dite Canone ou Cense des chanoines
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Pévèle-Carembault - Orchies
  • Commune Nomain
  • Lieu-dit la Coquerie
  • Adresse 21 rue de la Coquerie
  • Cadastre 2026 OC 0943 1981 C4 498
  • Précisions anciennement canton de Cysoing
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    Canone, Cense des chanoines
  • Destinations
    maison, chenil
  • Autres parties constituantes
    grange, étable à vaches, étable à chevaux, remise, bergerie

La ferme Canone, dont le nom dérive du latin canonicus ("chanoine"), constitue une ancienne propriété du chapitre de la cathédrale de Tournai, auquel elle appartient dès le XIIIe siècle. Les bâtiments actuels sont vraisemblablement édifiés à la fin du XVIIIe siècle. Le pignon arrière de la grange porte en fers d'ancrage le millésime 1783.

Depuis cette époque, l'ensemble ne connaît que peu de modifications extérieures, principalement au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Le porche-pigeonnier est remplacé par un simple passage couvert et l'un des volumes contigus est aménagé en logement, avec la création de fenêtres de toit. Les contreforts en éperon du mur postérieur de la grange sont remplacés par des contreforts de section rectangulaire. Les petits bâtiments isolés situés à l'écart de la cour sont démolis. Enfin, la couverture du logis, initialement en tuile flamande, est remplacée par de la tuile flamande mécanique.

L'exploitation agricole cesse son activité au cours de la seconde moitié du XXe siècle. La ferme abrite aujourd'hui un important chenil, dont l'installation entraîne l'aménagement intérieur de la plupart des dépendances.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 18e siècle , porte la date
    • Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par tradition orale
    • Secondaire : 4e quart 20e siècle , daté par tradition orale
  • Dates
    • 1783, porte la date

Le logis, la grange et les bâtiments de dépendances délimitent une vaste cour carrée. Les deux bâtiments bas, qui abritaient principalement les étables et la bergerie, sont chacun traversés par un passage couvert : l'un ouvre sur la rue, l'autre, situé en fond de cour, donne accès aux champs. L'ensemble des bâtiments est construit en brique sur un soubassement enduit de goudron.

Le logis est orné d'une frise de brique et couvert d'une toiture en tuile flamande mécanique. Il présente un pignon découvert décoré de briques disposées en épis. Un bâtiment attenant, abritant une étable à vaches, conserve des voûtains en berceau sur fers, un comble à surcroît, une couverture en tuile flamande et un pignon sur rue découvert percé d'une porte haute.

Perpendiculaire à cet ensemble et implanté en alignement sur la rue, le bâtiment des étables à vaches est interrompu par un passage couvert. Il présente une frise de brique. La partie couvrant le passage couvert est en tuile flamande mécanique et comprend des combles aménagés éclairés par des fenêtres de toit, tandis que le reste de l'édifice est couvert de tuile flamande. Deux petits contreforts renforcent le mur extérieur.

La grange, de type en double large, est percée de quatre portes charretières côté cour, couvertes d'arcs en anse de panier. Son mur antérieur et ses pignons sont renforcés par des contreforts en éperon, tandis que le mur postérieur est épaulé par des contreforts de section rectangulaire. Le versant antérieur est couvert de tuile flamande et le versant postérieur de tuile mécanique. Le pignon sur rue est couvert et décoré de briques disposées en épis, tandis que le pignon arrière est découvert et présente le même décor. Une ancienne étable à vaches, couverte en appentis, est adossée au mur postérieur entre les deux portails.

Le bâtiment situé en fond de cour, abritant la bergerie et l'étable à chevaux, est interrompu par un passage couvert. Il présente un coyau sur cour. La bergerie conserve des voûtes en berceau chaulées reposant sur des poutres. La partie correspondant à l'étable à chevaux est couverte de tuile flamande, tandis que celle de la bergerie est couverte de tuile flamande mécanique. L'édifice se termine par un pignon découvert. Deux remises en appentis lui sont adossées, l'une contre le pignon, l'autre contre le mur postérieur de l'étable à chevaux.

  • Murs
    • brique
    • enduit partiel
  • Toits
    tuile flamande, tuile flamande mécanique, tuile mécanique
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée, étage de comble, comble à surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé
    • appentis
    • pignon couvert
    • pignon découvert
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Le corpus des fermes sélectionnées dans la Pévèle cible les quatre communes suivantes : Bouvines, Landas, Nomain, Templeuve-en-Pévèle.

Ce dossier étudié en 1997-2001 est republié en 2026 dans le cadre de la dématérialisation, sans mise à jour de ses contenus.

Date(s) d'enquête : 2001; Date(s) de rédaction : 2001