• opération ponctuelle, Fermes de la Pévèle
Ferme d'Herbaumé, actuellement maison
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Pévèle-Carembault - Orchies
  • Commune Nomain
  • Lieu-dit Herbaumé
  • Adresse 100 rue Louis-Guislain
  • Cadastre 2026 OB 1882, 1883, 1884 1981 B4 586
  • Précisions anciennement canton de Cysoing
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    Ferme d'Herbaumé
  • Destinations
    maison
  • Autres parties constituantes
    grange, étable à vaches, étable à chevaux, porcherie, bergerie, poulailler, remise, charretterie, fournil, laiterie

Sous l'Ancien Régime, cette ferme abbatiale dépend de l'abbaye de Flines. Le bâtiment abritant l'étable à chevaux et la laiterie, le fournil ainsi que la charretterie constituent les parties les plus anciennes de l'ensemble. Ils sont édifiés au plus tard à la fin du XVIIIe siècle, époque à laquelle la ferme atteint son développement maximal.

Le logis actuel est construit entre 1850 et 1860. Au début du XXe siècle, le bâtiment des étables est démoli puis reconstruit à l'identique.

En 1966, un incendie entraîne la reconstruction partielle du bâtiment abritant principalement la porcherie et le poulailler, alors repris en parpaing et couvert de tôle ondulée. Depuis la fin des années 1980, la grange est réduite à l'état de vestiges ; seuls subsistent le mur sur cour et les murs-pignons.

Les bâtiments anciens connaissent par ailleurs plusieurs remaniements récents. Le bâtiment abritant l'étable à chevaux fait l'objet d'une réfection de sa toiture, désormais couverte de tuile flamande mécanique. Le bâtiment accueillant principalement la laiterie est transformé en habitation ; de nouvelles ouvertures y sont percées et sa couverture est remplacée par de la tuile flamande mécanique. Enfin, la charretterie est légèrement modifiée avec le murage de l'une des portes charretières, l'essentage d'un pignon en matériau synthétique et la réfection de la couverture en tuile flamande mécanique.

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle , daté par source , (incertitude)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par tradition orale , (incertitude)
    • Secondaire : 20e siècle , daté par tradition orale , (incertitude)

Ferme à cour fermée autour de laquelle s'organisent le logis et les dépendances, à l'exception du fournil, implanté à l'écart derrière le logis. Deux passages permettent d'accéder à la cour : le porche-pigeonnier assure la liaison avec la rue Louis-Guislain, tandis qu'à l'extrémité opposée, un simple passage couvert relie la cour à une drève menant à la route Nationale.

Le logis comprend un étage carré et un étage de comble. Construit en brique, il est couvert d'un toit à deux versants et deux demi-croupes en tuile flamande mécanique. Le pignon est percé d'une fenêtre couverte d'un arc en plein cintre.

Dans son prolongement, la charretterie intègre le passage couvert. Construite en brique, elle est percée d'une série de quatre portes charretières, dont trois alignées et une quatrième ménagée entre le logis et le passage couvert. Toutes sont couvertes d'arcs en anse de panier. L'ensemble est couvert d'une toiture en tuile flamande mécanique et se termine par un pignon essenté de matériau synthétique.

Le bâtiment abritant les étables présente des murs sur cour en briques blanchies à la chaux reposant sur un soubassement enduit de goudron. Il est doté d'un coyau sur cour, d'une lucarne rampante à jouées essentées de bois, d'une couverture en tuile flamande et d'un pignon découvert.

Le bâtiment abritant la porcherie et le poulailler présente un mur sur rue reconstruit en parpaing, tandis que le mur sur cour est en briques blanchies à la chaux sur un soubassement goudronné. Il est couvert d'une toiture en tôle.

La grange, aujourd'hui à l'état de vestiges, est de type en double large et percée de quatre portes charretières couvertes d'arcs en anse de panier à jambages en pierre de taille. Construite en brique, elle est renforcée par des contreforts. Une petite porcherie en appentis est aménagée contre le mur sur cour entre deux portails, tandis qu'un second appentis, couvert de tuile flamande, est adossé au reste du mur postérieur et sert vraisemblablement de remise. Le pignon sur rue est percé d'une niche, probablement destinée à recevoir une statuette.

Le porche-pigeonnier est percé de portails couverts d'arcs en plein cintre à jambages alternant brique et pierre. Il est coiffé d'un toit à deux pans en tuile flamande et se termine par un pignon couvert.

Formant l'un des angles de la cour, le bâtiment abritant l'étable à chevaux et celui prolongeant le logis, anciennement affecté à la laiterie, présentent une architecture homogène. Construits en brique, ils possèdent des murs sur cour blanchis à la chaux sur un soubassement goudronné, des voûtains de brique sur poutres, un coyau sur cour, un comble à surcroît et une couverture en tuile flamande mécanique.

Le fournil, implanté à l'écart derrière le logis, est construit en brique, couvert d'une toiture en tuile flamande et terminé par un pignon couvert.

  • Murs
    • brique
    • enduit partiel
    • essentage de matériau synthétique
    • parpaing de béton
  • Toits
    tuile flamande, tuile flamande mécanique, tôle ondulée, ciment amiante en couverture
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé
    • appentis
    • pignon couvert
    • pignon découvert
    • demi-croupe
  • Typologies
    charretterie dite carin
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Le corpus des fermes sélectionnées dans la Pévèle cible les quatre communes suivantes : Bouvines, Landas, Nomain, Templeuve-en-Pévèle.

Ce dossier étudié en 1997-2001 est republié en 2026 dans le cadre de la dématérialisation, sans mise à jour de ses contenus.

Date(s) d'enquête : 2001; Date(s) de rédaction : 2001