• opération ponctuelle, Fermes de la Pévèle
Ferme du Carnoy
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Pévèle-Carembault - Orchies
  • Commune Nomain
  • Lieu-dit le Fort Debout
  • Adresse 11 rue Emile-Payen
  • Cadastre 2026 OA 1202 1990 A1 887
  • Précisions anciennement canton de Cysoing
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    Ferme du Carnoy
  • Autres parties constituantes
    grange, étable à vaches, étable à chevaux, porcherie, poulailler, bergerie, remise, charretterie, laiterie, pigeonnier

Selon la tradition orale, cette ferme abbatiale, dépendant de l'abbaye de Flines, est reconstruite en 1636 après la destruction d'un établissement antérieur. Plusieurs bâtiments font ensuite l'objet de reconstructions ou de remaniements.

La grange est notamment modifiée et agrandie. Initialement de type en large, elle est vraisemblablement transformée en grange en double large, percée de quatre portes charretières.

Le bâtiment abritant la remise, l'étable à chevaux et l'étable à vaches est édifié en 1869, comme l'indique la date sculptée dans une pierre enchâssée dans le pignon tourné vers les champs. Le porche-pigeonnier est plus récent ; il est probablement reconstruit en 1892, millésime gravé dans une pierre placée au-dessus du portail ouvrant sur la rue.

En 1953, l'un des appentis adossés au mur postérieur de la grange est reconstruit, ainsi que l'atteste une pierre datée intégrée à la maçonnerie. Cette même année, la charpente des combles du bâtiment abritant la bergerie et l'étable à vaches est refaite, comme l'indique une date gravée sur une poutre.

Au cours du XXe siècle, le logis connaît quelques modifications limitées : la couverture en tuile flamande est remplacée par de la tuile flamande mécanique et une lucarne à croupe débordante est ajoutée.

Vers 1980, le bâtiment abritant les étables à chevaux est démoli, ouvrant largement l'un des côtés de la ferme.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 17e siècle , daté par tradition orale , (incertitude)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , porte la date
    • Principale : 4e quart 19e siècle , porte la date
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle , porte la date
  • Dates
    • 1869, porte la date
    • 1892, porte la date
    • 1953, porte la date

Ferme à cour carrée fermée autour de laquelle s'organisent le logis et les dépendances. Le haut porche-pigeonnier, percé d'un portail couvert par un arc surbaissé, commande l'accès à la cour depuis la rue. Dans son prolongement, un second passage couvert, situé en fond de cour, relie la cour aux champs.

Implanté en fond de cour, le logis, auquel est accolée la laiterie, jouxte le passage couvert ouvrant sur les champs. Il présente un mur sur cour en briques blanchies à la chaux et un mur postérieur en brique sur soubassement enduit de goudron. Il est couvert d'une toiture en tuile flamande mécanique et animé d'une lucarne à croupe débordante. Son pignon découvert, orné de briques disposées en épis, est percé d'une fenêtre de pignon.

Perpendiculaire au logis, le bâtiment abritant la remise, l'étable à chevaux et l'étable à vaches est construit en brique. Il conserve de larges voûtes en berceau, un coyau sur cour, un comble à surcroît et une couverture en tuile flamande. Son pignon découvert, décoré de briques disposées en épis, est percé d'une fenêtre de pignon.

La grange, de type en double large et percée de quatre portails, présente un mur sur cour en briques blanchies sur un soubassement enduit de goudron. La base de l'un des portails est appareillée en pierre de taille. Les portails sont couverts, l'un par un arc en anse de panier, l'autre par un arc surbaissé. L'édifice est renforcé par deux contreforts au niveau du pignon et du mur postérieur. Il présente un coyau sur cour, un comble à surcroît, une couverture en tuile flamande et un pignon couvert.

Plusieurs appentis sont accolés à la grange. Trois, construits en brique, prolongent le versant postérieur ; couverts de tuile flamande, ils servent de remise ou de charretterie. Un quatrième, adossé au pignon sur rue, est couvert de tôle ondulée. Un cinquième, établi contre le mur sur cour, abrite la porcherie ; construit en briques blanchies à la chaux, il est couvert de tuile flamande et conserve de larges voûtes en brique.

Aligné sur la rue, le bâtiment abritant la bergerie, l'étable à vaches et le poulailler est construit en brique. Il conserve des voûtes en berceau de brique, un comble à surcroît et une lucarne passante à croupe débordante. Il est couvert de tuile flamande, à l'exception du poulailler, couvert de tuile flamande mécanique. Son pignon découvert, orné de briques disposées en épis, est percé de deux fenêtres de pignon couvertes par des arcs en plein cintre.

Engagé en demi-hors-œuvre dans ce bâtiment, le haut porche-pigeonnier, élevé sur deux niveaux, est coiffé d'un toit en pavillon couvert d'ardoises.

  • Murs
    • brique
    • enduit partiel
  • Toits
    tuile flamande, tuile flamande mécanique, ardoise, tôle ondulée
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé
    • appentis
    • toit en pavillon
    • pignon couvert
    • pignon découvert
  • Typologies
    charretterie dite carin
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Le corpus des fermes sélectionnées dans la Pévèle cible les quatre communes suivantes : Bouvines, Landas, Nomain, Templeuve-en-Pévèle.

Ce dossier étudié en 1997-2001 est republié en 2026 dans le cadre de la dématérialisation, sans mise à jour de ses contenus.

Date(s) d'enquête : 2001; Date(s) de rédaction : 2001