• opération ponctuelle, Fermes de la Pévèle
Ferme dite Cense Maurois, actuellement maison
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Pévèle-Carembault - Orchies
  • Commune Nomain
  • Lieu-dit Quimberge
  • Adresse 11 rue du Quimberge
  • Cadastre 2026 OD 0369 1981 D2 369
  • Précisions anciennement canton de Cysoing
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    Cense Maurois
  • Destinations
    maison
  • Autres parties constituantes
    grange, étable à vaches, étable à chevaux, remise, charretterie, colombier, porcherie, poulailler, fournil, laiterie

Ancienne ferme seigneuriale, l'ensemble est vraisemblablement édifié en 1764, date gravée sur une pierre enchâssée dans le mur du porche-pigeonnier.

Au début du XXe siècle, la ferme fait l'objet d'une importante campagne d'agrandissement avec l'ajout d'un passage couvert, d'une remise, d'un poulailler, d'une porcherie et d'un fournil en appentis. Ces constructions assurent la fermeture de l'angle nord-ouest de la cour. À la même période, une charretterie est édifiée à l'extérieur de la cour, en bordure de la rue et du chemin conduisant au portail d'entrée. Selon la tradition orale, elle est construite à partir de matériaux de remploi, notamment des briques et des poutres provenant d'anciennes maisons situées en face de la ferme. L'ancienne charretterie donnant sur la cour est alors transformée en étable à vaches et ses ouvertures sont murées.

Dans un dernier temps, une grange isolée est construite à l'arrière de la ferme. Détruite par un incendie, elle est démolie vers 1960.

L'exploitation agricole cesse en 1968. Le logis est alors profondément remanié : la façade sur cour est recouverte d'un enduit ciment, masquant l'ancien parement de briques blanchies à la chaux ; les voûtains en brique sur poutres sont dissimulés par un plafond plâtré ; la couverture en chaume, encore présente au début du XXe siècle, est remplacée par une toiture en tuile flamande mécanique ; enfin, deux fenêtres sont percées dans le pignon sur rue.

Parallèlement, le bâtiment perpendiculaire au logis, qui abritait successivement une étable à vaches puis une laiterie, est transformé en habitation destinée à la location. Plusieurs ouvertures y sont percées, les combles sont aménagés avec l'ajout d'une grande lucarne rampante sur le versant donnant sur la rue et la couverture en tuile flamande est remplacée par de la tuile flamande mécanique.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 18e siècle , porte la date
    • Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1764, porte la date

Le logis et les dépendances délimitent une cour rectangulaire fermée. À l'extérieur de celle-ci se trouve une charretterie à claire-voie, couverte d'une toiture en tuile flamande et terminée par un pignon couvert. Le haut porche-pigeonnier, percé d'un portail en anse de panier, assure la liaison entre la cour et le court chemin menant à la rue. À l'extrémité du logis, un second passage couvert permet d'accéder aux pâturages.

Le logis présente un mur sur cour enduit de ciment et un mur postérieur en briques blanchies à la chaux sur un soubassement goudronné. Il est couvert d'une toiture en tuile flamande mécanique, percée d'une lucarne passante à croupe débordante, et se termine par un pignon découvert orné de briques disposées en épis, percé de deux oculus.

En retour d'équerre du logis, un ancien bâtiment agricole, successivement étable à vaches puis laiterie, est aujourd'hui aménagé en habitation. Il est construit en briques blanchies à la chaux, conserve des voûtains en brique sur fers, comprend un étage de comble et est couvert d'une toiture en tuile flamande mécanique percée d'une double lucarne rampante sur le versant postérieur.

À l'extrémité de ce bâtiment s'élève le haut porche-pigeonnier, implanté à l'un des angles de la cour et accolé à la place à betteraves. Il est percé de portails en anse de panier et surmonté de deux niveaux, dont l'un intègre une niche abritant une statuette. Il est coiffé d'un toit en pavillon couvert d'ardoises.

Le bâtiment abritant les étables, qui incorporait autrefois la charretterie, est construit en brique sur un soubassement goudronné. Les ouvertures en arc de l'ancienne charretterie sont aujourd'hui murées. L'édifice conserve des voûtes en brique, une couverture en tuile flamande et un pignon couvert. À son extrémité, mais légèrement isolé, se trouve un bâtiment bas servant de remise, anciennement manège, construit en brique sur un soubassement goudronné et couvert de tuile flamande.

La grange, implantée en fond de cour, est construite en brique sur un soubassement goudronné. Elle présente un coyau sur cour, des contreforts contre le mur postérieur, une couverture en tuile flamande et un pignon découvert orné de briques disposées en épis.

Enfin, dans le prolongement de la grange, un dernier corps de bâtiment abrite une porcherie voûtée, prolongée par un appentis servant de poulailler, ainsi qu'une remise à laquelle est accolé un fournil, également couvert en appentis.

  • Murs
    • brique
    • ciment
    • enduit partiel
  • Toits
    tuile flamande, tuile flamande mécanique, chaume, ardoise
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée, étage de comble, comble à surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé
    • appentis
    • toit en pavillon
    • pignon couvert
    • pignon découvert
  • Typologies
    charretterie dite carin
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Le corpus des fermes sélectionnées dans la Pévèle cible les quatre communes suivantes : Bouvines, Landas, Nomain, Templeuve-en-Pévèle.

Ce dossier étudié en 1997-2001 est republié en 2026 dans le cadre de la dématérialisation, sans mise à jour de ses contenus.

Date(s) d'enquête : 2001; Date(s) de rédaction : 2001