Photographe associé du Centre Gothique en Picardie
- enquête thématique régionale, le gothique en Picardie
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Saint-Riquier
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Lieu-dit
Drugy
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Adresse
14 rue de Drugy
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Cadastre
2023
AK
116, 119-120
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Dénominationschâteau, ferme
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Appellationsde Drugy
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Autres parties constituantesétable, grange, chapelle, logement
De la seigneurie abbatiale à la forteresse médiévale
Hameau de Saint-Riquier, Drugy est le siège d'une seigneurie appartenant dès 831 à l'abbaye. En 1217, un premier château aurait existé à Drugy mais ce n'est qu'après le rachat de plusieurs maisons par l'abbaye que le château est véritablement attesté. La constitution du domaine se poursuit au cours du XIIIe siècle par acquisitions et échanges. En 1218, Riquier Choquars cède notamment à l'abbaye une partie de son « manage » afin d'agrandir celui de l'église appelé "le castel de Drugy" et permet l'édification d'un mur entre les deux propriétés. Dès 1219, les religieux font enclore les bâtiments de Drugy. D'autres acquisitions foncières sont attestées au cours du siècle ; en 1273, deux jardins voisins de la chaussée conduisant au moulin ont acquis afin d'y creuser un grand vivier à l'arrière du château.
De nombreux travaux de fortification sont entrepris par l'abbé Gilles de Machemont en 1272. Sous son abbatiat, de 1257 à 1292, le château est reconstruit ou considérablement renforcé. Les descriptions anciennes lui attribuent quatre grosses tours et huit tourelles, avec fossés et pont-levis. Ces travaux semblent avoir suscité l'opposition du pouvoir royal, l'abbé ayant fait valoir qu'il restaurait des fortifications antérieures plutôt qu'il n'élevait une forteresse nouvelle. (Archives privées Philippe Bucamp).
En 1361, des réparations importantes financées par l'abbé de Saint-Riquier Philippe du Fossé y sont effectuées pour la somme de 400 écus d'or. Elles concernent notamment les murs et les tours et témoignent du maintien de la fonction défensive du château pendant la guerre de Cent Ans. En 1421, le château constitue encore un point fortifié. Occupé dans le contexte des affrontements entre Dauphinois et Bourguignons, il est incendié avant son abandon par les partisans de Jacques de Harcourt. Le 20 novembre 1430, Jeanne d'Arc aurait séjourné au château de Drugy au cours de son transfert vers la côte picarde, avant sa remise aux Anglais. La tradition locale situe sa détention dans une salle voûtée conservée dans une tour de l'ancien château ; l'identification de cette pièce avec celle où Jeanne d'Arc aurait effectivement été retenue ne peut toutefois être démontrée par les dispositions architecturales actuellement visibles.
Entre 1457 et 1465, l'abbé Pierre Le Prestre reconstruit le château qui, selon sa Chronique (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville ; Ms. 94), était en ruine. Les travaux paraissent s'être prolongés au-delà de 1465. La chronique décrit la réfection des maçonneries et des charpentes, la création de galeries couvertes, la couverture des huit tourelles et de la grosse tour, l'établissement de plusieurs escaliers de pierre et de bois ainsi que l'aménagement d'un puits dans la cour. Les chambres et les tours auraient également reçu des lambris. En 1465, une petite garnison de vingt-quatre hommes commandée par Yvain de Boubers y est installée.
En 1475, l'incendie de Saint-Riquier perpétré par les troupes de Louis XI n'épargne pas le château de l'abbé de Saint-Riquier. Après le départ des Bourguignons, les troupes royales s'emparent du château et l'incendient dans le contexte de la guerre menée par Louis XI contre le duc de Bourgogne. L'édifice n'est cependant pas abandonné définitivement : des réparations sont encore signalées au début du XVIe siècle et le domaine demeure occupé. A la fin du Moyen Âge, le château se composait ainsi de quatre grosses tours et de huit tourelles. Les textes mentionnent également une grosse tour ou donjon, des galeries couvertes et plusieurs corps de logis suivant une organisation qui rappelle celle des châteaux de Bouillancourt-en-Séry, Gamaches ou Mareuil (IA80011073) à Mareuil-Caubert, lequel remonte au premier tiers du XIIIe siècle.
De la reconstruction du XVe siècle au château-ferme
À partir du XVIe siècle, la fonction résidentielle et militaire s'efface progressivement au profit de l'exploitation agricole. Le château et ses terres, qui comprennent plus de 200 journaux, sont donnés à bail à des fermiers chargés de l'entretien des bâtiments. Cette évolution est déjà bien engagée entre 1527 et 1592 et permet de considérer Drugy comme un château-ferme dès l'époque moderne.
Les documents du XVIIe siècle montrent cependant que des éléments importants de l'ancien château subsistent encore. Une visite effectuée le 2 mars 1630 à la demande du fermier décrit la maison du fermier, des écuries, une bergerie et plusieurs granges organisées en relation avec les fossés, le vivier et la cour du château. Une nouvelle visite du 22 avril mentionne expressément une brèche dans l'enceinte qu'il convient de fermer, une « grosse tour » ayant autrefois servi de porte arrière au château et une tour voûtée [correspondant à la tour Jeanne d'Arc] située à l'extrémité de la grange aux blés. Ces mentions attestent la permanence d'une partie des structures castrales au sein de l'exploitation agricole. (Archives et notes privées Philippe Bucamp). Les sources de seconde main ne permettent toutefois pas de retenir sans réserve l'affirmation selon laquelle le château aurait été entièrement démantelé en 1709 après la mort de Daniel de Cosnac. Un état des lieux dressé le 7 mai 1717 mentionne encore « la tour du château », sa voûte, une fenêtre donnant sur les prés ainsi que plusieurs bâtiments anciens. Il révèle toutefois un ensemble très dégradé, dont les maçonneries, couvertures, planchers et charpentes nécessitent de nombreuses réparations. (Archives et notes privées Philippe Bucamp)
Au XVIIIe siècle, la recomposition du site comme grande exploitation agricole se poursuit au consentement de Philippe de Quevauvillers. Une campagne de travaux est signalée en 1755 et semble avoir contribué à fixer l'organisation générale de la ferme autour de sa cour, en reprenant vraisemblablement une partie des fondations médiévales. D'autres travaux sont attestés en 1766 comme en témoigne La grange orientale qui porte, sur son pignon, la date de 1766 par fers d’ancrage (porte la date).
À la Révolution, le domaine appartient toujours à l'abbaye de Saint-Riquier. Saisi comme bien national, il est mis en adjudication le 15 février 1791. Jean-Jacques Douzenel, ancien receveur général de la mense abbatiale, acquiert la plus grande partie des terres et de la ferme. La vente met ainsi fin à près de dix siècles de possession, directe ou seigneuriale, du domaine de Drugy par l'abbaye (Archives et notes privées Philippe Bucamp). Au XIXe siècle, Drugy conserve sa vocation agricole. La propriété passe notamment entre les mains de Pierre-Toussaint Pannier en 1812. Une représentation réalisée en 1865 par Oswald Macqueron documente l'aspect du château-ferme à cette époque.
Du château médiéval ne reste qu'une salle à l'angle nord-ouest et une fenêtre dans l'un des bâtiments au sud de l'ensemble. La salle traditionnellement appelée « cachot de Jeanne d'Arc » occupe une tour polygonale d'environ 8 m de diamètre qui, selon Poutaraud, alors architecte en chef des Monuments historiques, estimait alors que "la voûte [avait] probablement été reprise au XVIIe siècle" et soulignait que "la tour se raccordait imparfaitement à des murs d'enceinte plus anciens" (Archives DRAC CRMH Hauts de France ; dossier de protection "château de Drugy").
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Période(s)
- Principale : 1er quart 13e siècle , (incertitude), , (détruit)
- Principale : 3e quart 15e siècle
- Secondaire : 3e quart 18e siècle
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Dates
- 1217, daté par tradition orale
- 1766, porte la date
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Auteur(s)
- Personnalité : personnage célèbre attribution par tradition orale
La disposition actuelle des bâtiments, organisée sur un plan polygonal irrégulier, reprend celle de l'ancien château. Détruit puis reconstruit à usage de ferme, le château médiéval n'a gardé qu'une salle heptagonale voûtée d'ogives d'environ huit mètres de diamètre et une fenêtre en tiers-point à deux lancettes. Les autres corps de bâtiments ont une élévation ordonnancée à deux niveaux pour les parties d'habitations au nord et à l'est, et en rez-de-chaussée ordonnancé pour les étables et granges.
La salle dite "cachot de Jeanne d'Arc" est couverte en tuiles plates mécaniques ainsi que les bâtiments attenants à l'est. Les corps d'habitation sont couverts en ardoise. Les autres parties ont une toiture en tuiles mécaniques.
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Murs
- calcaire
- moyen appareil
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Toitstuile plate, tuile plate mécanique, tuile mécanique
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Étages1 étage carré
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Couvrements
- voûte d'ogives
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée, élévation ordonnancée sans travées
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Couvertures
- toit à longs pans
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Éléments remarquablesfenêtre, salle
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Protectionsinscrit MH partiellement, 1943/09/07
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Précisions sur la protection
inscription par arrêté du 7 septembre 1943 : Tour contenant la salle dite cachot de Jeanne d'Arc.
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Référence MH
Intérieur non visité ;
Le dossier établi en 2006 par le Centre gothique en Picardie a été actualisé en 2024 dans le cadre de l'Inventaire topographique du Pays d'art et d'Histoire Ponthieu Baie de Somme.
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville - Archives et Bibliothèque patrimoniale
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Commune d'Abbeville - Archives et Bibliothèque patrimoniale
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Documents d'archives
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Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville : Ms. 94, Chronique de Pierre Le Prestre, XVe siècle.
Bibliographie
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AD Somme
[Saint-Riquier : dossiers documentaires]. Dossiers de notes établis par Philippe Bucamp, 1991-2025 [non publié ; non coté].
Dossiers constitués de notes manuscrites établies à partir des archives notariales, foncières et municipales, conservés aux Archives départementales de la Somme.
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BUCAMP, Philippe, RASKIN, Joël. Saint-Riquier : regard sur le passé. Abbeville : Paillart, 1996.
p. 138-142. -
HENOCQUE, Abbé. Histoire de l'abbaye et de la ville de Saint-Riquier. Amiens : Douillet, 1883, 3 vol.
Vol. 3. Seigneurie de Drugy et Neufmoulin, p. 451-519. -
LEFEVRE D'HELLENCOURT, Philippe. Jeanne d'arc prisonnière à Drugy-Saint-Riquier. In : Bulletin de la Société d’Émulation d'Abbeville, 2012.
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PRAROND, Ernest. Histoire de cinq villes et de 300 villages, hameaux ou fermes. Saint-Riquier et les cantons voisins. Tome 2. Paris, Abbeville : Dumoulin/Grave/Prévost, 1861-1868.
L'édition complète comprend : 1re partie. Abbeville (communes rurales des deux cantons) et Hallencourt ; 2e partie. Canton de Rue ; 3e partie. Saint-Valéry et les cantons voisins. - 2 vol. ; 4e partie. Saint-Riquier et les cantons voisins. - 2 vol.
p. 381--390. -
SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE PICARDIE. FONDATION EDMOND SOYEZ. La Picardie historique et monumentale. Tome IV, Arrondissement d'Abbeville. Seconde partie. Amiens : Impr. de Yvert et Tellier, 1907-1911. 358 p. et pl.
Seconde partie. Notices de É. Delignières, H. Macqueron, R. de Guyencourt, R. Rodière et P. Des Forts.
Réunit : N° 1 - Canton de Gamaches / notices par MM. Ph. des Forts et R. de Guyencourt N° 2 - Canton de Crecy / notices par MM. R. Rodière, Ph des Forts et l'Abbé Armand Canton de Moyenneville / notices par M. H. Macqueron Canton d'Ailly-le-Haut-Clocher (1re partie) / notices par MM. R. de Guyencourt et Am. de Francqueville N° 3 - Canton d'Ailly-le-Haut-Clocher (2e partie) / notice par M. Georges Durand Saint-Riquier / notice par M. Georges Durand
p. 357-358. -
SEYDOUX, Philippe. Gentilhommières en Picardie. Ponthieu et Vimeu. Paris : Éditions de La Morande, 2003.
Avec [la collaboration de] Alain de BOIVILLE, Jean-Charles CAPRONNIER, Marcel ÉVRARD, Ludovic FROISSART, Christian du PASSAGE, François VASSELLE, Henri de WAILLY.
p. 27.
Documents figurés
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Plan du château de Drugy en 1811, extrait du plan parcellaire cadastral de Saint-Riquier, dit plan napoléonien, section D (AD Somme ; 3 P 1237).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Château ou plutôt ferme de Drugy près de Saint Riquier, sur l'emplacement de l'ancien château où Jeanne d'Arc fut prisonnière. Vue prise de la prairie. Au milieu ancienne chapelle prison présumée de Jeanne d'Arc, aquarelle, par Oswald Macqueron, 15 juin 1865 (Abbeville, Archives et bibliothèque patrimoniale - fonds Macqueron ; AIL 167A).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Entrée de la ferme de Drugy près de Saint-Riquier, d'après nature, aquarelle, par Oswald Macqueron, 15 juin 1865 (Abbeville, Archives et bibliothèque patrimoniale - fonds Macqueron ; AIL 168A).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Environs de Saint-Riquier. Cachot où fut enfermée Jeanne d'Arc, carte postale, début XXe siècle (Abbeville, Archives et bibliothèque patrimoniale ; AIL 168B).
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Salle voûtée dans la ferme de Drugy, près de Saint-Riquier, faisant partie des restes de l'ancien château de ce nom et où Jeanne d'Arc fut prisonnière, d'après nature, aquarelle, par Oswald Macqueron, 31 juillet 1875 (Abbeville, Archives et bibliothèque patrimoniale - fonds Macqueron ; AIL 171).
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Salle voûtée dans la ferme du château de Drugy, faisant partie d'un bâtiment dit La chapelle. On dit qu'elle servit de prison à Jeanne d'Arc. Aquarelle et lavis d'après nature, par Oswald Macqueron, 15 juin 1865 (Abbeville, Archives et bibliothèque patrimoniale - fonds Macqueron ; AIL_172).
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France