Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Anciennes teintureries Fauquelle et Poussart, puis La Rozière et Hévin, devenues usine de teinture et d'apprêts Guénin, puis Frémaux (détruites)

Dossier IA00076420 réalisé en 1985

Fiche

  • Vue aérienne.
    Vue aérienne.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • conciergerie
    • cour
    • bureau
    • chaufferie
    • atelier de fabrication
    • pièce de séchage
    • atelier de réparation
    • magasin industriel

Á rapprocher de

L'usine de teinturerie de Gaston Guénin est attestée à partir de 1892, date à laquelle il déclare être établi en lieu et place d'une teinturerie plus ancienne. La représentation de 1893 montre que son usine regroupe deux entités mitoyennes, disposant chacune d'un accès depuis la rue Octave-Tierce. Le plan de 1901 montre qu'elles communiquent au sud par les ateliers de teinture.

L'édifice actuel conserve une partie des bâtiments de l'ancienne teinturerie Guénin, visible sur les plans de 1893 et 1901 : l'ancien logement patronal et les bureaux, au nord. En revanche, les anciens ateliers ont été détruits à la fin des années 2000, pour permettre la construction de l'école supérieure d'art et de design (ESAD).

Appellations teinturerie Fauquelle et Poussart, teinturerie La Rozière et Hévin, teinturerie Guénin, puis Frémaux
Destinations usine de teinturerie, école supérieure
Parties constituantes non étudiées conciergerie, cour, bureau, chaufferie, atelier de fabrication, pièce de séchage, atelier de réparation, magasin industriel
Dénominations usine de teinturerie
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Amiens
Hydrographies Teinturiers bras des
Adresse Commune : Amiens
Lieu-dit : faubourg Saint-Maurice
Adresse : rue Octave-Tierce , ancienne rue de la citadelle
Cadastre : 1813 F 296 à 301 ; 1852 F14 86 à 100 ; 1984 BM 144

Sources :

Le site, occupé au milieu du 19e siècle par les teintureries d'Elie Fauquelle et de Joseph Poussart (recensements de 1836, 1841 et 1856), est repris par La Rozière, qui fait construire teinturerie et apprêt, machine à vapeur, magasin et conciergerie (F 95, 99, 100) en 1873 (matrices cadastrales). il est acquis par Gaston Guénin, qui déclare, en 1892, qu'il est propriétaire d'une usine de teinturerie et apprêts établie au 15 rue de la Citadelle, en lieu et place de la Rozière (M 96715). Une déclaration faite en août 1894 indique qu'il possède un récipient (séchoir) Lechopier (Amiens) de 2,135 m3 pour la teinture et l'apprêt, qui se compose de 9 cylindres dont 7 en cuivre et 2 en tôle (M 96849). En septembre 1897, l'usine Gaston Guénin et Cie est domiciliée 13 et 15 rue de la Citadelle ; elle est équipée d'une chaudière à vapeur Veillet-Lesueur de 14,9 m3 pour la teinture de velours de coton (M 96852). En 1901, G. Guénin demande l'autorisation d'exploiter la teinturerie Hévin (17 rue de la Citadelle) qu'il a joint à son usine de teinturerie et d'apprêts (13 et 15 rue de la Citadelle) ; un plan de la teinturerie est joint à sa demande (M 81740). En 1893, la teinturerie Hévin père et fils, 17 rue de la Citadelle possédait une chaudière à vapeur A. Vidal (Paris) de 7,95 m3 et une chaudière à vapeur Vaillat-Lesueur de 16,72 m3 (M 96 848). En 1905, l'usine est équipée de 8 machines à vapeur (M 96 860).

Documents figurés : Trois teintureries sont représentées à cet emplacement sur les cadastres de 1813 et 1852.

L'usine de teinture et apprêts est représentée sur le plan monumental de 1893. La vignette figure un édifice construit sur une parcelle traversante bordée par la rue de la Citadelle (actuelle rue Octave-Tiercé) au nord et par le canal des Teinturiers au sud. La parcelle de forme rectangulaire est divisée en deux par des ateliers à 2 étages carrés couverts de 2 sheds. Un appentis est accolé à l'ouest. Des ateliers identiques sont construits à l'est de la parcelle. Deux cheminées leurs sont accolées au nord. Sur la rue, la parcelle est fermée par un corps de bâtiment de plan rectangulaire à étage carré et étage de comble. Un passage latéral traversant donne accès à la cour ouest depuis la rue. L'accès à la cour est se fait par un passage latéral bordé à l'est par un corps de bâtiment à 2 étages carrés sur un rez-de-chaussée surélevé. Au sud de la parcelle, des ateliers sont construits en bordure du canal. Le plan de 1901 figure un site à deux accès avec un décrochement d'alignement au nord, sur la rue de la Citadelle. Le plan schématique correspond à la représentation de 1893. Les ateliers de teinture sont situés au sud, en bordure du canal, les salles d'apprêts et les ateliers occupent les parties médianes de la parcelle. Au nord, se situe l'habitation avec écuries, remises et magasin. Le long bâtiment de plan rectangulaire est occupé par des bureaux et des magasins ouvrant sur la cour est, un atelier de menuiserie occupe la partie ouest.

Travaux historiques : Le dossier établi lors de l'enquête de 1985 indique que l'usine passe sous la raison sociale Ets Frémaux en 1920 et que des remaniements constants y ont été apportés depuis 1946.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle, 2e quart 20e siècle

L'édifice est construit en parcelle traversante, bordé au sud par le canal des Teinturiers, au sud-ouest par la rue Delahaye et au nord par la rue Octave-Tierce.

Le fond est formé de deux parties partiellement séparées par un mur de clôture.

Au nord, bordant la rue Octave-Tierce, un corps de bâtiment de plan massé et couvert d'un toit en pavillon est séparé par un passage d'un second corps de bâtiment de plan rectangulaire également couvert d'un toit à 4 pans prolongé par un corps en rez-de-chaussée.

En contrebas, la presque totalité de la parcelle est occupée par des ateliers couverts de sheds imbriqués les uns dans les autres suivant une orientation parallèle à la rue Octave-Tierce. Un groupe se distingue à l'est, appuyé sur le mur de clôture et couverts en tuiles, il est également d'un gabarit plus élevé.

Au sud, des sheds couvrent le canal des teinturiers suivant une orientation perpendiculaire.

Au sud-est apparaissent un groupe d'ateliers perpendiculaire aux sheds. Un pont et un accès à la cour depuis la rue des Teinturiers au sud.

Murs brique
fer pan de fer
enduit partiel
béton parpaing de béton
Toit tuile mécanique, ardoise
Étages étage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
États conservations détruit après inventaire

Ce dossier de recensement du patrimoine industriel de la Somme, établi en 1990 par Benoit Dufournier, a été mis à jour et enrichi par Isabelle Barbedor, en 2002, dans le cadre de l’inventaire topographique d'Amiens métropole.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN. Série F ; F 14 6346.

  • AD Somme. Série P ; 3 P 21/120. Section F. Quartier Saint-Maurice. Matrices des propriétés bâties 1856-1913.

  • AD Somme. Série M ; M 81740. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96715. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96848. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96849. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96852. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96860. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

Documents figurés
  • Amiens. Plan cadastral. Section F, dite de Saint-Maurice, dessin, Grevin géomètre, 1813 (AD Somme ; 3 P 1162).

  • Plan cadastral. Section F, dite de Saint-Maurice, 14e feuille, dessin par Leblanc géomètre, 1852 (DGI).

  • Guénin. Teinture et apprêts. In : Nouveau plan d'Amiens monumental, industriel et commercial, 1896 (BM Amiens).

  • Plan de l'usine de teinturerie Gaston Guénin. Dessin, 1901 (AD Somme ; M 81740).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.