Dossier d’œuvre architecture IA80005327 | Réalisé par ;
Barbedor Isabelle (Rédacteur)
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • patrimoine funéraire, le cimetière de la Madeleine
Enclos funéraire de la famille Pierrain-Liger
Œuvre repérée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Ville d'Amiens

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Grand Amiénois
  • Commune Amiens
  • Adresse rue Saint-Maurice , 107 plaine L Cimetière de la Madeleine
  • Cadastre non cadastré
  • Dénominations
    enclos funéraire
  • Appellations
    famille Pierrain-Liger
  • Parties constituantes non étudiées
    clôture

D'après le registre communal, cette concession fut acquise en mai 1850, par Benjamin Pierrain-Lafosse, cordonnier, domicilié à Amiens, 24 rue des Tripes et par Alexis, Benjamin Pierrain-Liger, employé de banque, domicilié à Amiens, rue Haute-Saint-Maurice. Elle fut agrandie en mars 1851, par les acquéreurs et par Clotilde Dupriez veuve Pierrain, domiciliée à Amiens, 6 rue Pavée.

La stèle funéraire porte la signature de l'entrepreneur A. Sallé.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Sallé entreprise de monuments funèbres , dit(e) Sallé père, Sallé fils
      Sallé entreprise de monuments funèbres

      Entreprise de monuments funèbres, fondée par Achille Eugène Sallé-Joseph, né en 1799 ou 1802, constructeur de monuments funèbres, rue Saint-Maurice (listes électorales de 1843, recensement de 1856). L'annuaire de 1862 situe l'entreprise 137 Grande-rue Saint-Maurice, à côté de l'entreprise Lamolet.

      Son fils Eugène Sallé-Barré (né en 1845), tailleur de pierre (1852), lui succède à la direction de l'entreprise avant 1881 (recensements de 1881 et 1906).

      Les recensements de 1906-1911 donnent l'entreprise au 403 rue Saint-Maurice. Il y travaille avec Jean-Baptiste Sallé - sculpteur et constructeur de monuments et caveaux funéraires, spécialisés dans la réalisation d'autels pour églises.

      Son fils Eugène Achille Désiré Sallé (1873-1905) est sculpteur.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      entrepreneur signature

Cette concession, adossée au second mur d'enceinte, est délimitée par une grille en fer forgé à portillon antérieur central. Elle contient cinq monuments. Une grande croix funéraire en fonte moulée est déposée et appuyée contre la clôture à gauche. Derrière cette dernière se dresse une colonne funéraire brisée en calcaire. Contre le mur s'élève, à gauche une croix funéraire en fer forgé, agrémentée d'une plaque-épitaphe et fixée sur un socle en grès rose, au centre seul un socle en grès rose subsiste surmontée d'une tige métallique fixée dans le mur (à usage de porte-couronne ?) et enfin à droite, se tient une stèle à entablement en calcaire, difficile à lire, dont le fronton est probablement manquant. Les vestiges d'un porte-couronne en fer forgé se trouvent au pied de ce tombeau.

Inscriptions :

Dates des décès (colonne funéraire, fût) : 1889 ; 1914 / (socle) 1925.

Dates des décès (croix funéraire en fer forgé) : 1875 ; [non lu].

Dates des décès (stèle à entablement) : 1876 ; 1893 ; 1903 / 1838 ; 1862 ; 18[...].

Inscription concernant le destinataire (stèle à entablement, en creux) : Famille Pierrain-Liger.

Signature (stèle à entablement, base, à droite) : A. Sallé.

  • Murs
    • calcaire
    • grès
    • fonte
    • fer
  • Typologies
    composition hétérogène à tombeau principal ; stèle funéraire architecturée (fronton) ; croix funéraire (fer) ; colonne funéraire (brisée)
  • État de conservation
    mauvais état
  • Techniques
    • fonderie
    • ferronnerie
    • sculpture
  • Précision représentations

    La grille est ornée de fleurons. La partie supérieure de la colonne est gravée d'un bouquet de roses et de pensées. La croix funéraire en fer forgé est tréflée à chacune de ses extrémitées et est agrémentée d'un Christ en laiton (?). L'entablement de la stèle est souligné par une frise géométrique et la partie médiane est sculptée de deux flambeaux renversés.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 1986/06/25

Cette concession, acquise en 1850 et agrandie en 1851, est délimitée par une grille en fer forgé et contient cinq monuments.

La colonne funéraire en calcaire a probablement été élevée vers 1889 (première date d'inhumation portée). Les deux croix funéraires sont difficilement datables, mais celle en fonte moulée peut avoir été dressée au milieu du 19e siècle, vers 1850-1851 (dates d'acquisition et d'agrandissement de la concession) - ce qui en ferait le premier monument de la concession - et celle en fer forgé, probablement élevée vers 1875 (date de l'une des inhumations portée sur la plaque-épitaphe). Enfin, la stèle funéraire en calcaire, difficile à lire et signée par l'entrepreneur A. Sallé, peut avoir été réalisée vers 1862. Il serait contemporain de celui très proche de Bourache-Matifas, également recensé dans la plaine L.

Documents d'archives

  • AC Amiens. Cimetière de la Madeleine. Registre des concessions.

Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006, 2012
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) Ville d'Amiens
Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers
Fait partie de