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Les usines textiles de Saint-Quentin

Dossier IA02002973 réalisé en 2004

Fiche

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Aires d'études Saint-Quentinois
Dénominations usine textile
Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 39
étudiées 39

Annexes

  • La filature de coton d'Auguste Arpin à Saint-Quentin

    En 1803, Jacques Arpin (1762-1832) fonde la première filature de coton de l'Aisne (après les premiers essais de Dollfus), à Roupy, commune située à quelques kilomètres au sud-ouest de Saint-Quentin (la première filature saint-quentinoise est fondée en 1804 par Samuel Joly). Jacques Arpin, arrivé à Saint-Quentin vers 1777, s'associe en 1782 à M. Pluvinage pour le commerce des toiles de lins (batistes et linons), puis après la Révolution celui des tissus de coton (mousselines et percales). Une médaille d'or est décernée à Jacques Arpin à l'exposition industrielle de 1806. La filature de Roupy est équipée en 1806 de 5700 broches. Elle fut visitée en avril 1810 par Napoléon Ier, lors d'un voyage en Picardie. Mue jusqu'alors par un manège, la filature de Roupy est dotée en 1812 d'une machine à vapeur de 6 ch. construite par Charles Albert, mécanicien parisien (et collaborateur de Humphrey Edwards, repreneur des ateliers de Chaillot). Elle est dirigée après 1832 par l'un de ses fils, Emile Arpin, avant d'être acquise en 1859 par M. Laurent Charles Emile Dollé-Arpin. En 1861 elle est cédée à M. Touron, filateur à Saint-Quentin, qu'il fait démolir et reconstruire en 1892. Cette seconde filature est détruite en 1917 par l'armée allemande.

    De son mariage avec Anne Pluvinage, Jacques Arpin a trois fils et une fille :

    - Zélie Arpin (1796-1825) épouse Emile François Louis Dufour (né en1893), fils du célèbre Dufour-Denelle, député, fondateur en 1799 de l'apprêt situé à l'angle des rues Sainte-Catherine et Etienne-Dolet.

    - Emile Arpin (né en1792), qui succède à son père après sa mort, en 1832. Il épouse Zoé Lermercier (fille de Benoît Lemercier et Sophie Paillette). Leur fils, Fernand Arpin (1866-1886) épousera Alice Paillette, fille de Gustave Paillette (1815-1882) et Isménie Robert.

    - Charles Julien Frédéric Arpin, négociant-fabricant en textile à Saint-Quentin (coton), récompensé à l'exposition industrielle de 1819. Selon certaines sources, cet industriel auraient employé 2500 ouvriers autour de 1820 (Journal de la ville de Saint-Quentin, n°131, 17-02-1822, p.10-11).

    - Gérard Auguste Arpin.

    Celui-ci est propriétaire au début des années 1820 d'une filature de coton, à Saint-Quentin, à quelques dizaines de mètres au Sud de l'usine d'apprêt de M. Dufour-Denelle, sur les terrains où sont édifiés en 1906 les bâtiments de l'usine de boulangerie de l'Union Mutuelle. L'origine de cette filature est imprécise. Le 7 août 1812, une demande d'enquête préfectorale est déposée en vue de l'installation d'une machine à vapeur par M. Arpin, rue de la Grange (AC Saint-Quentin - Série D : 3 D 17 - courrier n°7442). Selon les indications des matrices cadastrales, cette filature est bien la propriété d'Auguste Arpin en 1821.

    Elle est mise en vente par autorité de justice en 1823 et comprend alors un logement patronal et un établissement à usage de filature tenant d'un côté à l'est à la filature du sieur Tavernier, d'autre à l'ouest au jardin de la Grange, appartenant aux Hospices ; petites cours et autres bâtimens en dépendant avec latrines ; le tout estimé, non compris la pompe à feu et les cylindres 30 000 francs (Journal de la ville de Saint-Quentin et des communes environnantes, n°208, 10-08-1823, p. 2). D'après les matrices cadastrales, elle est cèdée à deux propriétaires distincts seulement en 1824 : Laurent Charles Emile Dollé-Arpin d'une part (acquereur de la filature de Roupy en 1859), Constant Tavernier associé à Gabriel Roussel d'autre part. Pourtant la mise en vente précédente, et la faillite de Tavernier & Cie en 1822 (cf. infra - Journal de la ville de Saint-Quentin et des communes environnantes. N°155) indiquerait que la séparation des deux établissements est plus ancienne. M. Dollé met d'ailleurs en vente 7 métiers à filer, rue de la Grange, dès août 1823 (Journal de la ville de Saint-Quentin et des communes environnantes, n°210, 24-08-1823, p. 8).

    La partie de la filature de M. Arpin-Dollé, cédée en 1827 à Auguste Andrieux et Marie Eugène Delhumeau, filateurs, est détruite lors d'un incendie le 24 mars 1829 (Journal de la ville de Saint-Quentin et des communes environnantes, supplément au n°501, 25-03-1829, p. 7 ; récit dans le n°502, 29-03-1929, p. 22). Elle emploie alors une centaine d'ouvriers. L'autre partie, cédée dès 1825 par Tavernier et Roussel à Louis Quennesson aîné (puis acquise par Cordier-Nobécourt semble-t-il), est démolie en 1840. Sur le plan de la ville de Saint-Quentin levé par Védié et Pelletier et gravé en 1828 ("plan de la ville de Saint-Quentin avec ses agrandissements sur l'emplacement des fortifications cédées à la ville par décret impérial du 28 avril 1810"), figurent les établissements de Dollé-Arpin (avec indication d'une "pompe à feu") et de Tavernier (avec aussi une pompe à feu).

    Charles Picard (Saint-Quentin de son commerce et de ses industries -1789-1866- Jules Moureau, 1867. Tome 2. p.568) signale dans son inventaire des machines à vapeur implantées à Saint-Quentin celle de M. Dollé-Arpin installée en 1819 par le constructeur saint-quentinois Casalis et Cordier, d'une puissance de 3 ch. Mais le Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale de 1821 ("Notes sur les machines à vapeur construites par MM. Casalis et Cordiers, mécaniciens à Saint-Quentin" - p.202-203) traitant des toutes premières machines construites par Casalis et Cordier, à partir de 1819, ne fait pas état de cette machine. Tous ces éléments, auxquels on peut ajouter la lithographie de Edouard Pinguet datée de 1820 (Brayer. Monumens, établissemens et sites les plus remarquables du département de l'Aisne. Paris : Engelmann-Ponthieu, 1821. 34 x 50 cm. Pl. 35), attestent de l'existence de cette filature, fondée par la famille Arpin dans les années 1810, mais de courte existence.

    Selon Brayer ("Statistique du département de l´Aisne, publiée sous les hospices de M. Le Comte de Floviac, préfet et de MM. Les membres du Conseil Général". Laon : imp. De Melleville, 1824-1825), Arpin aurait fondé en 1817 la première filature de laine peignée à Saint-Quentin, suivi de Dufour-Denelle. Selon Charles Picard, la première filature de laine aurait été fondée beaucoup plus tard, en 1839, par Cambronne.

    Le détail du matériel de la filature Tavernier en 1822 nous est connu, lors de la mise en location de l'établissement après faillite de la société Tavernier & Cie (Louis-Constant Tavernier et François-Emamnuel-Gabriel Roussel) :

    Extrait de : Journal de la ville de Saint-Quentin et des communes environnantes, n°155, 04-08-1822, p. 3.

    Filature de cotons, à Saint-Quentin, à louer par adjudication,

    Le Vendredi 9 aôut 1822, trois heures après-midi, il sera procédé, en l'étude et par-devant Me Desains, notaire au-dit Saint-Quentin, à la location, au plus offrant et dernier enchérisseur, d'une filature de cotons, presqu'en pleine activité, et des bâtiments qui la contiennent, situés en la rue de la Grange.

    La filature se compose comme il suit :

    Une machine à vapeur de la force de deux chevaux, avec mouvement intérieur ; sept tables à battre et à éplucher ; deux cardes doubles, en brisoir ; neuf cardes simples, en finissoir ; deux étirages doubles, dont un réparé à neuf, et un étirage simple, nouveau système et neuf, avec leurs pots en fer-blanc ; un métier en gros de 112 broches ; un de 108 broches, un autre de [1]96 broches ; six métiers en fin de 224 broches, quatre de 216 broches, quatre de 204 broches, et un autre de 180 broches ; cinq dévidoirs, et un petit à échantillonner ; deux pelotteuses ; une presse, une romaine, bureaux, rayons, papiers, poids, balances, et autres outils et ustensiles à l'usage d'une filature de cotons.

    S'adresser audit Me Desains, et à MM. Desquilbert, L.-A. Baligant fils et Villette, syndics provisoires de la faillite des sieurs Tavernier et Cie, ex-filateurs à Saint-Quentin.

    Deux ans plus tard le bâtiment de la filature Tavernier est mis en vente :

    Extrait de : Journal de la ville de Saint-Quentin et des communes environnantes, n°264, 03-10-1824, pp. 1-3.

    Une maison d'habitation, bâtimens et filature, situés à St-Quentin, rue de la grange, arrondissement dudit St-Quentin, département de l'Aisne, tenant d'un bout au jardin du Sr Dollé-Arpin, comme acquéreur des héritiers Auguste Arpin, d'autre bout à la rue de la Grange ; d'un côté à la filature dudit sieur Dollé-Arpin, d'autre côté à la rue des Oiselets [rue de l'Evêché].

    Cette maison se compose : d'un corps de bâtiment, dit la fabrique, meusurant intérieurement 35 mètres 80 centimètres de longueur, sur 8 mètres 20 centimèt. de largeur, ayant au rez de chaussée, près de l'entrée, une loge de portier, une salle occupée par les métiers en fin, avec salles au-dessus, ledit bâtiment construit en pierres et briques, et couvert en ardoises etc.

    Dans ladite cour, contre la filature, se trouve un puits, avec la pompe à feu, laquelle n'appartenant pas à la faillite, ne sera point comprise dans la vente etc.

  • Un autre site disparu : la filature Lefranc

    La filature Lefranc est construite vers 1820-1823 par Médard Lefranc-Cocu, rue Brassette-Saint-Thomas. Charles Picard signale l'existence d'une machine à vapeur de 5 chevaux des constructeurs saint-quentinois Cordier et Casalis dans cet établissement, dès 1819 (Picard, Charles. Saint-Quentin de son commerce et de ses industries (1789-1866) . Jules Moureau, 1867. Tome 2). En fait, la filature Lefranc est équipée de l'une des cinq premières machines à vapeur du système Trevithick construites par les ateliers Casalis et Cordier entre 1820 et 1821 (Bulletin de la Société d'Encouragement de l'Industrie Nationale. 20e année. 1821. pp. 202-203).

    En 1838, les biens de Médard Lefranc sont partagés entre ses fils, Auguste et Emile. Auguste, l'aîné devient propriétaire de la filature, et Emile, de l'usine de blanchiment-teinturerie. Pourtant dès 1840, la filature apparaît dans les matrices cadastrales comme propriété de la société Lefranc Frères (ou Lefranc Aîné et Jeune), tandis que l'usine de blanchiment et teinturerie reste celle d'Emile Lefranc.

    En 1848, 60 à 70 ouvriers travaillent dans cette filature. Elle est acquise en 1856 par Edouard Bernoville-Chenet. Elle est exploitée dans les années 1860 par la société Bonjour et Morel, vers 1880 par Jules Ferrouel (le), puis vers 1891 par Henri Gronier, filateur et retordeur, dont l'établissement principal est alors implanté à Mont d'Origny (02).

    L'activité de cette filature-retorderie semble être définitivement stoppée en 1914.

  • L'intérêt du tissage mécanique par rapport au tissage à la main, selon Hugues-Cauvin

    Avant de parler des différents métiers à tisser mécaniquement qui figurent à l´exposition, il est, ce me semble, utile de faire quelques comparaisons entre les résultats et les conséquences du tissage à la main, tel qu´il se pratique actuellement dans les environs de Saint-Quentin, et les résultats et conséquences du tissage mécanique, tel qu´il est en voie de s´organiser à Saint-Quentin même, et qu´il pourra s´organiser dans les localités où l´on tisse les articles de coton dits articles de Saint-Quentin etc.

    Hugues-Cauvin souligne alors que le tissage mécanique produit mieux et à meilleur marché pour les produits courants. Saint-Quentin a perdu certaines fabrications au bénéfice de Rouen et de l´Alsace. Les fabricants saint-quentinois ont parfois préféré baisser les façons des tisseurs à bras, préférant leur situation. Mais la disproportion était encore trop grande au niveau du prix de revient, le perfectionnement des métiers mécaniques rendant encore supérieure leur production. Ainsi Saint-Quentin ne fait plus d´articles brillantés, ni de nansouks et jaconas (fabriqués en Alsace), alors que les piqués et molletonnés sont fortement concurrencés.

    Hugues-Cauvin aborde ensuite les conséquences sur l'ordre public :

    Le tisserand à la main vit à la campagne, en famille, mais son salaire fluctue fortement. Le tisserand à la mécanique est généralement celui que la misère a chassé de la campagne, ou que son ambition ou son amour des plaisirs pousse vers la ville ; il vient habiter un étroit logement, souvent accompagné d´une nombreuse famille. Ses débuts dans son séjour en ville sont la plupart du temps malheureux. Il faut qu´il apprenne le tissage mécanique, et, pendant un temps plus ou moins long, selon son intelligence, il gagne peu ; mais après cette épreuve, sa position s´améliore rapidement, il devient habile, chaque membre de sa famille, en âge de travailler, entre successivement dans l´atelier, un patron soucieux du bien-être de ses ouvriers place les membres d´une famille à côté l´un de l´autre, et par cette organisation le travail de l´usine redevient le travail en famille en même temps qu´il est plus lucratif.

    Selon Hugues-Cauvin, le tissage mécanique représente moins de risque de chômage, puisque l´industriel ne peut arrêter temporairement l´usine et prendre le risque de perdre ses ouvriers formés et réunis que par une patience prolongée pendant nombre d´années.

    La seule objection contre le tissage mécanique c´est que généralement l´agglomération des ouvriers n´est pas faite pour les moraliser, et que sous ce rapport il y a beaucoup à désirer etc.

    Il n´y a donc pas à hésiter à faire tout le possible pour favoriser le tissage mécanique, c´est, du reste, une question de vie ou de mort pour l´industrie Saint-Quentinoise.

    Extrait de : Hugues-Cauvin. Industrie cotonnière - Tissage mécanique, 1868, pp. 293-301.

  • Les liens de MM. Paillette et Touron avec la filature de coton de Roupy

    En 1803, Jacques Arpin (1762-1832) fonde la première filature de coton de l'Aisne (après les premiers essais de Dolfus), à Roupy, commune située à quelques kilomètres au sud-ouest de Saint-Quentin (la première filature saint-quentinoise est fondée en 1804 par Samuel Joly). Jacques Arpin, arrivé à Saint-Quentin vers 1777, s'associe en 1782 à M. Pluvinage pour le commerce des toiles de lins (batistes et linons), puis après la Révolution celui des tissus de coton (mousselines et percales). Une médaille d'or est décernée à Jacques Arpin à l'exposition industrielle de 1806. La filature de Roupy est équipée en 1806 de 5700 broches. Elle fut visitée en avril 1810 par Napoléon Ier, lors d'un voyage en Picardie. Mue jusqu'alors par un manège, la filature de Roupy est dotée en 1812 d'une machine à vapeur de 6 ch. construite par Charles Albert, mécanicien parisien (et collaborateur de Humphrey Edwards, repreneur des ateliers de Chaillot). Elle est dirigée après 1832 par l'un de ses fils, Emile Arpin, avant d'être acquise en 1859 par M. Laurent Charles Emile Dollé-Arpin. En 1861 elle est cédée à M. Touron, filateur à Saint-Quentin, qu'il fait démolir et reconstruire en 1892. Cette seconde filature est détruite en 1917 par l'armée allemande, et ne sera pas relevée de ses ruines.

    De son mariage avec Anne Pluvinage, Jacques Arpin a trois fils et une fille :

    - Zélie Arpin (1796-1825) épouse Emile François Louis Dufour (né en1893), fils du célèbre Dufour-Denelle, député, fondateur en 1799 de l'apprêt situé à l'angle des rues Sainte-Catherine et Etienne-Dolet.

    - Emile Arpin (né en1792), qui succède à son père après sa mort, en 1832. Il épouse Zoé Lermercier (fille de Benoît Lemercier et Sophie Paillette). Leur fils, Fernand Arpin (1866-1886) épousera Alice Paillette, fille de Gustave Paillette (1815-1882) et Isménie Robert.

    - Charles Julien Frédéric Arpin, négociant-fabricant en textile à Saint-Quentin (coton), récompensé à l'exposition industrielle de 1819.

  • Sites industriels complémentaires identifiés lors du recensement de 1986

    HOMBLIERES

    -tissage, parage, découpage PERONELLE FILS SAPHO GILLET (n°490)

    En 1870, l'usine est équipée d'une machine à vapeur de 8 CV ; elle emploie 3 ouvriers de 12 à 16 ans.

    AN. Série F ; F12 4725.

    SAINT-QUENTIN

    Broderies mécaniques

    -usine de broderie mécanique BASQUIN HECTOR (n°585)

    Rue Georges-Pompidou à St Quentin ?

    1884 - 1899 Hector Basquin, fabrication de broderie

    En 1872, l'usine équipée d'une machine sans moteur, emploie 88 ouvriers dont 12 de 12 à 16 ans et 10 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725/16.

    Annuaire officiel de l´Aisne, 1884, 1899.

    -fabrique de broderie mécanique BRENNER RENE BRODERIE

    64, boulevard Henri-Martin

    1962 (INSEE) : 20 à 49 salariés

    [Ann Géog v. 1952 sd]

    LA BRODERIE MODERNE (n°659). Fabrique de broderie mécanique (sur métiers à fil continu)

    9 rue Abbaye Isle

    1962 (INSEE) : 50 à 99 salariés

    -usine de broderie mécanique COLOMBIER FRERES (n°604)

    En 1869, l'usine équipée d'une machine sans moteur, emploie 50 ouvriers, dont 9 ouvriers de 12 à 16 ans et 1 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725/18.

    -tissage et filature JOLY (568/567)

    Avant 1825, l'usine est équipée de deux bouilleurs HALL (Dartford).

    En 1847, l'usine de filature et tissage compte une machine à vapeur, 3 fourneaux, 135 métriers (20382 broches), une forge et 2 fours. Elle emploie 117 hommes, 70 femmes et 87 enfants.

    En 1871, le tissage compte une machine à vapeur de 30 CV, elle emploie 268 ouvriers, dont 15 ouvriers de 12 à 16 ans et 3 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725/9.

    Statistique de la France publiée par le Ministre de l'Agriculture et du Commerce, 1847.

    PAYEN, p. 73.

    -usine de broderie mécanique LEOPOLD LEBEE ET COMPAGNIE

    Rue Anatole-France (St Quentin ?)

    En 1872, l'usine équipée d'une machine sans moteur, emploie 72 ouvriers, dont 25 ouvriers de 12 à 16 ans et 7 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725/17.

    -broderie mécanique JEAN PREVOT ET CIE

    1 rue des Faucons

    1983 : 25 employés

    Panorama des Industries, 1983.

    L´Aisne en marche, n°1. La Revue économique du conseil général, 1990, p. 58

    -fabrique de broderie mécanique TREU ET CIE (n°661 ?)

    29, rue du Lignon-Vert

    1983 : 25 salariés

    Panorama des Industries, 1983.

    Repérage chambre de commerce 1983

    -fabrique de broderie mécanique VIOLETTE ET CIE (JM)

    69, rue des Arts

    1983 : 20 salariés

    Panorama des Industries, 1983, p. 121

    Filatures, tissages et usines textiles

    -filature de coton BAUCHARD (n°558)

    Valeur fabriquée annuellement : 96 000 F

    En 1847, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur, de 20 métiers (5500 broches). Elle emploie 30 hommes, 20 femmes et 20 enfants.

    Statistique de la France publiée par le Ministre de l'Agriculture et du Commerce, 1847, n° 59

    -usine de bobinage et filature tous textiles R. BOURGOIS

    22 rue des Archers

    1983 : 25 salariés

    Repérage chambre de commerce 1983

    -filature et tissage CARPENTIER FRERES (n°553)

    L´usine est équipée, vers 1819-21, d´une machine vapeur de 3 à 5 CV, fabriquée par Cazalis-Cordier.

    Payen, p. 97

    -tissage, parage et tissage mécanique COLPIN CHRISTI (n°581)

    Rue Roosevelt (St Quentin ?)

    En 1871, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur (16 CV). Elle emploie 33 ouvriers, dont 2 ouvriers de 12 à 16 ans et 1 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725, n°12

    -filature de laines peignées DAVIN (n°576)

    En 1871, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur (60 CV). Elle emploie 128 ouvriers, dont 21 ouvriers de 12 à 16 ans et 7 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725

    -filature de coton et commerce des tissus et des cotons en laine DELHUMEAU ET ANDRIEUX (n°566)

    Rue de la Grange (St Quentin ?)

    Capital social de 110 000 F, réparti par moitié entre Marie-Eugène Delhumeau et Auguste Andrieux

    Incendiée le 24 mars 1829, l´usine emploie 100 ouvriers.

    CHEVALIER, J.J. Annales de Bretagne, T 93 - 1986 n° 3, p. 308

    -usine textile de coton et ouate Victor DUQUESNE (n°556)

    Impasse Saint-Jean

    Valeur fabriquée annuellement : 129 600 F

    En 1847, l´usine est équipée d´une machine à vapeur, de 8 métiers (1728 broches) et de 6 machines diverses. Elle emploie 6 hommes, 12 femmes et 4 enfants.

    Statistique de la France publiée par le Ministre de l'Agriculture et du Commerce, 1847, n° 57

    -usine de découpage de tulles et d´apprêt des étoffes FOURNIER ET DELATTRE (n°612)

    St Quentin

    Vers 1870, machine sans moteur

    26 ouvriers dont 7 de moins de 12 ans, 17 de 12 à 16 ans

    AN. Série F ; F12 4725, n°26

    -filature et tissage GABREAU ET HURSTEL, PUIS GABREAU JEUNE (n°575)

    Rue d´Ostende

    En 1871, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur (100 CV). Elle emploie 286 ouvriers, dont 23 ouvriers de 12 à 16 ans et 3 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725

    -tissage coton, tulles GIRAUD AINE STORER (n°565)

    Rue St Jean à St Quentin

    En 1847, l´usine est équipée, d´un moulin à eau, d´une machine à vapeur et de 35 métiers. Elle emploie 65 ouvriers, dont 56 hommes, 7 femmes et 2 enfants.

    Statistique de la France publiée par le Ministre de l'Agriculture et du Commerce, 1847, n° 68.

    -filature et tissage HAMEL DAVID ET COMPAGNIE, HAMELLE DAVID, PILLIVUYT ET CIE (n°574). Filature de laines peignées et tissage mécanique de mérinos

    Rue du Vieux Port (St Quentin ?)

    En 1871, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur (50 CV). Elle emploie 167 ouvriers, dont 15 de 12 à 16 ans et 2 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725, 3

    Bulletin Apave, 1893, p. 62. Liste des adhérents au 31 décembre 1893. (AD Somme 2927)

    Annuaire officiel de l´Aisne : HAMEL DAVID ET COMPAGNIE

    -usine textile HENNET ET PAYEN (n°583). Découpage mécanique articles de St Quentin

    Rue des Jacobins

    1870, machine 5 CV à vapeur

    8 ouvriers dont 4 de 12 à 16 ans

    AN. Série F ; F12 4725, 14

    ISOLANTS ET CALORIFUGES. Cardage, peignage de soie, fabrique de schappe, de bourre, de soie, etc.

    40, rue Mulot

    1962 (INSEE) : 20 à 49 salariés

    -filature et tissage LEBRUN ET CIE (n°569)

    Les filateurs tisseurs adoptent une machine à vapeur 3 à 5 CV construite par Cazalis-Cordier.

    PAYEN p. 97

    -usine textile LEFEBVRE FILS et Cie (n°584). Découpage mécanique articles de St Quentin

    En 1870, l'usine est équipée d'une machine à vapeur (12 CV) ; elle emploie 22 ouvriers dont 6 de 12 à 16 ans et 1 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725, 15

    Bulletin Apave, 1893, p. 62

    -filature et tissage de coton LEFRANC JEUNE (n°563)

    Rue Saint-Thomas

    Valeur fabriquée 360 000 F.

    En 1847, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur, de 424 métiers (5500 broches), et d´une forge. Elle emploie 226 hommes, 120 femmes et 118 enfants.

    Statistique de la France publiée par le Ministre de l'Agriculture et du Commerce, 1847, n° 66.

    -filature de coton et tissage mécanique LEHOULT ET COMPAGNIE (n°580)

    En 1847, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur (16 CV), de 27 métiers (5436 broches), et d´une forge. Elle emploie 28 hommes, 37 femmes et 8 enfants.

    En 1870, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur (16 CV). Elle emploie 65 ouvriers, dont 4 ouvriers de 12 à 16 ans et 1 de moins de 12 ans.

    AN. Série F ; F12 4725/11

    Statistique de la France publiée par le Ministre de l'Agriculture et du Commerce, 1847.

    MAILLARD MOULINAGE RAYONNE

    Moulinage de soie et de fils de fibres artificielles ou synthétiques

    1, rue Vieux Ménages à St Quentin

    1962 (INSEE) : 20 à 49 salariés

    -tissage de Mérinos AD SICHEL ET COMPAGNIE (n°577)

    Rue des Patriotes à St Quentin ?

    En 1871, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur (12 CV). Elle emploie 43 ouvriers, dont 3 de 12 à 16 ans.

    AN. Série F ; F12 4725/6

    Bulletin Apave, 1893, p. 62

    -tissage et apprêts coton TAUZIN HERON (n°561)

    Valeur fabriquée 1 080 000 F

    En 1847, l´usine est équipée, de 4 machines à vapeur et de 21 machines diverses. Elle emploie 100 hommes, 420 femmes, 15 enfants.

    Statistique de la France publiée par le Ministre de l'Agriculture et du Commerce, 1847, n°73

    Bulletin Apave, 1893, p. 62

    -tissage mécanique de Mérinos WALWERICK ET BOCA (n°573)

    En 1871, l´usine est équipée, d´une machine à vapeur (5 CV). Elle emploie 109 ouvriers, dont 9 ouvriers de 12 à 16 ans.

    AN. Série F ; F12 4725, N°2

    -fabrique de tulles : fabrique et découpage de tulles WEST THIR (n°610)

    Rue Delavenne

    En 1870, l'usine est équipée d'une machine à vapeur (6 CV) ; elle emploie 51 ouvriers dont 17 de moins de 12 ans et 19 de 12 à 16 ans.

    AN. Série F ; F12 4725/24.

    Annuaire officiel de l´Aisne, 1884, 1890, 1895, 1899

    Confections

    -fabrique de confection de chemiserie et de lingerie ATELIERS TEXTILES VERMANDOIS (n°675)

    11 rue Varlet

    1962 (INSEE) : 20 à 49 salariés

    -usine de confection : fabrique de lingerie DERCHE GIRARDE et Cie (n°606)

    Rue Anatole-France

    En 1869, l'usine équipée d'une machine sans moteur emploie 38 ouvriers.

    AN. Série F ; F12 4725/20.

    -fabrique de confection de chemiserie et de lingerie COMPTOIR TEXTILE ST QUENTINOIS (n°670)

    12 bis, place Lafayette

    1962 (INSEE) : 20 à 49 salariés

    Annuaire géographique, v. 1951.

    -fabrique de confection, de chemiserie et de lingerie DELCER LINGERIE (n°669)

    34 rue de la Grange à St Quentin

    1962 (INSEE) : 20 à 49 salariés

    -usine de confection de lingerie DENOYON ET COMPAGNIE (n°605)

    En 1869, l'usine équipée d'une machine sans moteur emploie 10 ouvriers de 12 à 16 ans.

    AN. Série F ; F12 4725/19.

    -fabrique de confection de chemiserie et de lingerie DURIEUX ET CIE CHEMISERIE (n°671)

    1 rue de Nancy

    Société anonyme des anciens établissements Alfred Magnier, 1 500 000 F

    1962 (INSEE) : 200 à 499 salariés

    -usine de confection (lingerie) et de broderie mécanique HARTMANN JAMAIS ET COMPAGNIE (n°607)

    En 1870, l'usine équipée d'une machine à vapeur (4 CV), emploie 61 ouvriers.

    AN. Série F ; F12 4725/21.

    -fabrique de confection de chemiserie et de lingerie JERSOY LINGERIE (n°676)

    25 rue Will-Cliff

    1962 (INSEE) : 20 à 49 salariés

    -fabrique de confection de chemiserie et de lingerie MANUFACTURE TEXTILE DE PICARDIE (n°673)

    53 ter, boulevard de Richelieu

    1962 (INSEE) : 20 à 49 salariés

    - draperies pour dames Pierre DUMARTIN

    32 rue Mulot

    Annuaire géographique, v. 1951.

    SAINT-FRERES CORDERIE (département de Boussac Saint-Frères). Ficellerie, corderie

    950 salariés

    Panorama des Industries, 1983, p. 119 (4439).

    Arthur DELVALLEZ, modeleur mécanicien (n°641). Fabrication française de poulies, tambours et cônes de bois

    12, boulevard Victor-Hugo à St Quentin

    Usine à vapeur et bureaux

    [Annuaire Paul Douai du Commerce et Industrie département de l´Aisne, 1908, BN 8° le 30 56]

    TEINTURERIE DE LA CHAUSSEE ROMAINE (n°665)

    Société nouvelle de la Teinturerie de la Chaussée Romaine, créée en 1950, 220 employés

    53-55 rue de la Chaussée-romaine

    1962 (INSEE) : 100 à 199 salariés

    1983 : 200 salariés

    Annuaire géographique, v. 1952

    Panorama des Industries de Picardie, 1983

    Chambre régionale de commerce et d´industrie de Picardie - Alain Zimmerlin, p. 111

    Archives d´entreprise.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Communauté d'agglomération et ville de Saint-Quentin (c) Communauté d'agglomération et ville de Saint-Quentin - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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- Pillet Frédéric