• inventaire topographique, canton de Noyon
Ancienne citadelle de Noyon devenue abbaye de bénédictins Saint-Eloi (deuxième abbaye détruite)
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Commune de Compiègne

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Pays Noyonnais - Noyon
  • Commune Noyon
  • Adresse rue Victor-Hugo , ancienne rue Saint-Eloi
  • Cadastre 1831 H 887, 888 ; 1974 AL 206 A 225
  • Dénominations
    citadelle, abbaye
  • Genre
    de bénédictins
  • Vocables
    Saint-Eloi
  • Parties constituantes non étudiées
    église, cloître, jardin

Les moines de l'abbaye Saint-Eloi, dont l'abbaye du faubourg d´Orroire (étudiée) avait été détruite lors du siège de 1591, s'installèrent provisoirement dans la citadelle, bâtie sur une partie de leur terrain. Deux procès-verbaux de visite établis entre 1634 et 1637 montrent la précarité matérielle dans laquelle se trouvaient les moines, entourés des ruines de l'ancien monastère et de bâtiments militaires convertis en lieux réguliers, exigus et provisoires.

A partir de 1640, les religieux purent s'installer au "Pré Saint-Eloi", sur un terrain voisin qui leur fut consenti par la ville. La première pierre de l'église fut posée le 11 mai 1661 et la dédicace effectuée le 11 mai 1682. La gravure du "Monasticon Gallicanum", datée de 1677, montre l'ensemble des bâtiments abbatiaux vus du sud en perspective cavalière : la porte d'entrée du monastère donnait accès à une première cour. A gauche se trouvait l'église, orientée environ sud-est. Sa façade était flanquée d'un petit pavillon dénommé "siège de la justice". En traversant cette première cour, un portail flanqué de deux pavillons (dont le cellier à gauche) donnait accès à une seconde cour menant à l'hôtellerie de l´abbaye, réservée aux hôtes de passage.

Au sud de l'église, le cloître était entouré par le dortoir (à l'est), par la bibliothèque (à l'ouest) et par le réfectoire (au sud), accosté par deux pavillons (l'hôtellerie et l'infirmerie). La gravure figure également un vaste jardin à la française, avec au centre un bassin circulaire.

L'église comprenait trois vaisseaux voûtés d´arêtes aux proportions imposantes. Les colonnes monolithes des grandes arcades reposaient sur des piédestaux polygonaux. Le choeur, en hémicycle, était orné de boiseries. Le maître-autel était consacré à la Vierge et les secondaires à saint Eloi et à saint Benoît.

Sécularisé à la Révolution, le monastère Saint-Eloi fut acheté en 1792 et démoli.

Les moines de l'abbaye Saint-Eloi, dont l'abbaye du faubourg d'Orroire (étudiée) avait été détruite lors du siège de 1591, s'installèrent provisoirement dans la citadelle, bâtie sur une partie de leur terrain. Deux procès-verbaux de visite établis entre 1634 et 1637 montrent la précarité matérielle dans laquelle ils se trouvaient : les "bâtiments ne sont nullement réguliers et ne peuvent servir aux religieux qu'avec une très grande incommodité [...] il y manque cloître, jardin, chapitre, greniers, hôtellerie et infirmerie. [...] le lieu duquel les dictz religieux se servent à présent d'église, quy estoit cy-devant une salle d'armes [...] l'église de l´abbaye a 51 pieds 4 pouces de long, 21 pieds de large dans œuvre et 12 pieds de hauteur sous poutre ; elle n'est pas voûtée, n´ayant été bâtie que pour servir de salle ; elle a un plancher ; les murs ont plusieurs fentes et ont été détériorés par le feu". Le lieutenant civil du bailliage de Vermandois à Noyon préconisait la reconstruction du monastère en un autre endroit (AD Oise ; H 1920). A partir de 1640, les religieux purent s'installer au "Pré Saint-Eloi", sur un terrain voisin qui leur fut consenti par la ville. La première pierre de l'église fut posée le 11 mai 1661 et la dédicace effectuée le 11 mai 1682. Le nouveau monastère est connu, notamment par la gravure du "Monasticon Gallicanum", datée de 1677, qui en donne une perspective cavalière, et par un dessin de Tavernier représentant l´intérieur de l´église, en 1787. Selon le manuscrit Lucas, le maître-autel était consacré à la Vierge et les autels secondaires à saint Eloi et à saint Benoît. Sécularisé à la Révolution, le monastère Saint-Eloi fut acheté en 1792 par le sieur Mouton qui se chargea de la démolition totale de l'ensemble des bâtiments. Les terrains ont été lotis au 19e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 17e siècle, 2e moitié 17e siècle
  • Murs
    • calcaire
    • moyen appareil
    • pierre avec brique en remplissage
  • Plans
    plan en croix latine
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à l'impériale
    • noue
    • croupe
  • État de conservation
    détruit

Bibliographie

  • INVENTAIRE GENERAL Région Picardie. La ville de Noyon. Dir. Martine Plouvier. (Cahiers de l'inventaire ; 10). Catalogue de l'exposition : "Noyon, mille ans d'art et d'architecture", Musée du Noyonnais, 20 juin-5 octobre 1987. Amiens : AGIR-Pic, 1987.

    p. 176-179.
  • Notices historiques et listes des abbés de Saint-Eloi et de Saint Barthélémy. Gallia Christiana. Ed. des Bénédictins.

  • MELICOCQ, Alphonse de la Fons de. L´abbaye de Saint-Eloi de Noyon au XVIIe siècle. Noyon, 1863.

    t. IX, p. 523.
  • TASSUS, Abbé. L'abbaye Saint-Eloi de Noyon. Comité archéol. et hist. Noyon : comptes rendus et mémoires lus aux séances, 1894.

    tome X, p. 137-214.

Documents figurés

  • Abbaye St Eloi de Noyon. In Monasticon Gallicanum, 1677. réimp. En 1869, pl. 90.

  • Vue de l´église et de l´abbaye royale de St Eloy de Noyon, par Tavernier et Née, 1787.

  • Vue intérieure de l´église, par Tavernier et Née, 1787.

  • Plan des bâtiments et alentours de l´abbaye Saint-Eloi (AN, série N. III, Oise n° 683).

Date(s) d'enquête : 1986; Date(s) de rédaction : 2009