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Exposition photographique : La chapelle Saint-Edmund, joyau architectural du lycée Corot de Douai

 

 

 

 

 

La chapelle Saint-Edmund du lycée Corot de Douai est l'une des toutes premières expressions du néo-gothique en Europe : elle est l'oeuvre d'Augustus Pugin, probablement sa seule réalisation en France.

Afin de faire mieux connaître ce joyau patrimonial qui n'est ouvert au public qu'en de rares occasions, le service de l'Inventaire propose une exposition photographique représentant le décor et mobilier de la chapelle. 

Accessible à tous depuis l'extérieur, cette exposition est installée sur les grilles du lycée Corot jusqu'à la fin de l'année scolaire. 

Partez à la découverte de cette magnifique chapelle en suivant ce lien.

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Image du jour
Vue générale prise de trois-quarts droit.
Lumière sur

L’usine de taillanderie Monnoyer, qui a cessé son activité en 1979, était implantée à l'emplacement d'un moulin représenté sur la carte de Cassini et sur le cadastre napoléonien (doc. 1). C'est vraisemblablement l'un des moulins construits à l'initiative du Chapitre de la cathédrale, au début du 13e siècle, reconstruit après l'inondation de 1288, puis du sac des Anglais en 1473. Il dépendait de l'ancien manoir voisin de la Mairie. Comme l'indiquent les matrices cadastrales, le moulin et le manoir voisin sont la propriété de Dame Arnault, puis d'Emile Lizet-Debary, vers 1824. Lui succède Jean Monnoyer-Debary, également propriétaire du moulin Jérôme, puis Maurice Monnoyer, en 1915, enfin la S. A. R. L. Etablissements Monnoyer en 1932.

Cet établissement industriel constitue un exemple des transformations des moulins en usines au cours du 19e siècle mais ici, contrairement aux sites de la vallée de la Selle (Saleux et Salouël), il s'agit de l'industrie métallurgique.

Des aménagements sont réalisés dès le milieu du 19e siècle avec la création d'un canal de décharge (1853) et la construction d'un pont dessiné par l’architecte amiénois Pinsard. L'usine est alors composée de l'ancien moulin et d'un atelier de forges regroupés au nord de la rue du Moulin.

Des transformations plus importantes ont lieu vers 1882, pour M. Monnoyer-Debary qui est alors propriétaire des terrains situés au sud de la rue du Moulin, à l'est de la Selle.

Le moulin, transformé en atelier, est agrandi de plusieurs constructions en 1882 (un magasin et un atelier) et en 1883 (un atelier agrandi peu avant 1898), puis vers 1901 (atelier) et 1902 (pont à bascule).

La modernisation et l'extension du site au sud de la rue du Moulin commencent au début du 20e siècle. Atelier, machine à vapeur et générateur sont agrandis au moment de la construction d'une conciergerie, des bureaux, d'un bâtiment de taillanderie et d'un atelier de taillanderie et ajustage, d'une platinerie, d'une cheminée, en 1905 et en 1906 ; leur succèdent un bâtiment des moteurs (1913), moteur et dynamo (1914), magasin et atelier des cisailles (1917), un garage (1931), un bâtiment et un portique (1933).

L'atelier des martinets est doté d’un éclairage électrique en 1930.

L'usine est ensuite agrandie plusieurs fois entre 1939 et 1957 ; elle employait 60 ouvriers en 1899 et plus de 100 salariés, en 1962.

Vanne, roue, vestiges du bâtiment d'eau.