Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France
| L'Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Hauts-de-France

 

 

Fondé en 1964 par André Malraux, ministre de la Culture, l’Inventaire général du patrimoine culturel a pour mission de « recenser, étudier et faire connaître » le patrimoine urbain, architectural, artistique et mobilier de la France, selon les mots même du ministre. Cette compétence a été transférée aux Régions en 2007. 

 

Dans les Hauts-de-France, la documentation scientifique rassemblée depuis plus de 40 ans est publiée sous la forme de dossiers généraux ou individuels qui présentent les édifices ou objets mobiliers étudiés avec textes de synthèse, notices historiques et descriptives, photographies, cartes ou plans, et sources bibliographiques.

Une photothèque et un blog en ligne complètent les données et l’information sur l’actualité du service. 

Partez à la découverte des 14000 dossiers publiés et de leurs 200000 photographies ! Bonne visite !

 

Les études à la une
Image du jour
Façade principale.
Lumière sur

Le boulevard de la Manche

Création et construction d´un boulevard de la Manche, 1924.

Le projet du boulevard est proposé par E. Labrasse, Président de la Société Anonyme Immobilière de Stella-Plage également président de l´Association Syndicale Libre des Propriétaires. Il s´agit d´une plateforme de 16 m de large (une bande de 10 m empierré et deux bandes de 3 m), le long de la mer, formant une crête composée de craie sur branchages, de la pierre de stinkal (marbre du Boulonnais), du gravier argileux, et d´un goudronnage.

La plateforme est entourée de 4 rangées de pins maritimes, espacés de 10m. Des travaux de protection contre le sable seraient nécessaires. Ce boulevard est envisagé sur 13 km de long.

Un autre projet, daté du 27 octobre 1925 propose de remplacer la R.D. 119 par une voie intérieure, mais qui ne remplace pas le boulevard en corniche. Cette voie ferait 30 m de large, avec une chaussée de 15 m, en ciment, 2 bordures, un parapet de 1,10m de haut.

Ce boulevard ne peut pas être en continuité de l'esplanade Parmentier, il devrait quitter le littoral à Belle-Vue (Mulard architecte plan aménagement de Berck), [rond-point bifurcation chemin vo n°5 Anglais), et desservir les bourgs de Cucq et Merlimont.

Cette création nécessite la création d´un syndicat et la participation financière des riverains à la construction car ce projet apporterait une plus-value aux riverains. Le coût total s´élèverait à 10 millions de francs.

Le rapport de l'ingénieur d'arrondissement Raby présente les 2 projets : le problème du coût important et la sollicitation à la participation des propriétaires fait qu´aucune décision n´est prise, à l´exception du plan d'alignement, voté par application loi de 1919 et 1924 pour éviter la construction sur bande de terrain destiné au boulevard.

Le Département envisage de prendre en charge le boulevard avec les propriétaires et les collectivités, et l´utilisation de l´ancienne voie de chemin de fer reliant Berck au Touquet-Paris-Plage.

La ville du Touquet est contre le projet, déclarant que cela concerne le développement vers le sud du département et non la vallée de la Canche (au nord du Touquet). Les maires de Cucq et Stella quant à eux souhaitent voir renaître des relations entre les stations balnéaires par la création de ce boulevard.

Plan topographique de la commune de Berck, dressé vers 1928, constituant un avant-projet d'aménagement visant à améliorer la voirie par rectification du tracé de certaines rues et routes existantes et par l'ouverture de nouvelles voies.