Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine culturel des Hauts-de-France

L'Inventaire général du Patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier de la région. Actuellement, vous avez accès ici aux dossiers d'inventaire et aux ressources numériques disponibles sur les départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme. L'ensemble de la documentation est également consultable au centre de documentation.

 A la une

 Le patrimoine industriel de la Somme

 

Le patrimoine industriel de la Somme a fait l'objet d'un recensement de 1985 à 1991.

Sur les 337 dossiers réalisés, 220 sont actuellement disponibles, dont certains mis à jour et enrichis dans le cadre d'inventaires topographiques (Amiens métropole, Val-de-Nièvre). D'autres seront mis en ligne ultérieurement dans le cadre de l'étude thématique sur la Première Reconstruction industrielle en Picardie, ou d'inventaires topographiques (Vimeu industriel, la Ville d'Abbeville).


Les catalogues numériques

Les deux premiers catalogues numériques rassemblant une sélection des ressources bibliographiques, photographiques, sonores et audiovisuelles du centre de documentation de la Direction de l’Inventaire et du Patrimoine Culturel de la Région Hauts-de-France sont disponibles :

La céramique en Picardie

Le réseau ferré et les gares en Picardie


Pour en savoir plus...

Lumière sur

Les usines liées au travail du bois (scieries, usines de menuiserie, brosseries, papeteries et cartonneries) dans l'arrondissement de Compiègne

Les recherches documentaires préalables au repérage ont mis en évidence l'importance de ce secteur d'activité dans l'arrondissement de Compiègne. L'industrie liée au travail du bois regroupe 47 usines, dont 11 ont été sélectionnées pour étude. La présence de la forêt domaniale de Compiègne (Compiègne, Ourscamp et La Laigue) et de plusieurs bois existants sur la rive gauche de l'Oise expliquent la raison essentielle de la représentation de ce secteur sur le territoire. C'est d'ailleurs généralement dans les communes qui bordent la forêt que sont implantées la plupart des établissements industriels liés au travail du bois : Saint-Sauveur (12 usines), Lacroix-Saint-Ouen (8 usines), Tracy-le-Mont (6 usines), Villers-sur-Coudun (5 usines) concentrent l'essentiel de l'activité.

Celle-ci est dominée par les scieries (19 établissements), parfois combinées à des ateliers de menuiserie intégrés. Neuf ateliers de ce type ont été répertoriés, indépendamment de leur caractère intégré ou non.

L'industrie du bois a aussi permis le développement de la brosserie, et spécifiquement, celles des manches de brosses en bois destinés au ménage (brosses à frotter, à cirer, ou brosses de cavalerie) . Sur les 10 brosseries identifiées, quatre ont fait l'objet d'un dossier d'étude, dont une dans la commune de Saint-Sauveur (brosserie Gourdelier), où cette activité prend naissance ver 1765. Parmi les sept ateliers identifiés qui employaient une centaine d'ouvriers au milieu du 19e siècle, trois étaient particulièrement importants (brosserie Harmand, Bombart et Lefebvre). Chaque année, 480 stères de bois y étaient employés. A Tracy-le-Mont, la brosserie Loonen devint rapidement l'une des plus imporantes du département.

D'autres communes étaient également spécialisées dans une activité spécifique, comme Lacroix-Saint-Ouen, qui, à partir de 1784 acquît une certaine réputation dans le domaine de la fabrication des boîtes et coffres en hêtre, appelée layetterie. Graves souligne qu'au début du 19e siècle, une grande partie de la population du village travaille dans ce domaine. 130.000 coffres ou boîtes de toutes dimensions sortaient chaque année de ces ateliers, pour alimenter un marché essentiellement parisien.

Si beaucoup d'ateliers existent sur le territoire de l'arrondissement, la plupart ont la structure quasi individuelle des ateliers à domicile. Avant 1880, seuls cinq peuvent prétendre recevoir l'appelation d'usines. Parmi elles, trois ont fait l´objet d´un dossier d'étude : la scierie et caisserie Harmand-Fercot à Lacroix-Saint-Ouen, fondée en 1848, la brosserie Gourdelier à Saint-Sauveur, fondée vers 1865, et la scierie et fabrique de caisses en bois Clouet à Lacroix-Saint-Ouen, mentionnée en 1869. L'essor de ce secteur intervient plus tardivement vers la fin du 19e siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, la plasturgie tend à remplacer une partie de la production traditionnelle, mais les deux tiers des ateliers existent toujours à cette époque.

Le travail du papier et le cartonnage sont également en lien direct avec la présence de bois, même si, en l'occurrence, une partie importante du bois utilisé est importée. L'usine de pâte à papier Mayen, installé en 1923 de l´autre côté de l´Oise, en face de Compiègne, dans la commune de Venette en 1923, devait permettre de réduire les importations depuis l´étranger. La paille et l´alfa, plante utilisée pour ses fibres, y sont broyés, blanchis, et la pâte obtenue est étalée et séchée en feuilles minces. L´usine fait l´objet d´un dossier d'étude. Le secteur de la papeterie est également représenté par cinq usines d´emballage et conditionnement, dont deux à Margny-lès-Compiègne et une à Compiègne.

Enfin, la présence de ressources forestières a également favorisé l'implantation de quelques usines d'allumettes, comme l'usine Mélin à Saint-Sauveur, classées dans la catégorie des usines de produits chimiques.

En savoir plus…