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Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine culturel des Hauts-de-France

L'Inventaire général du Patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier de la région. Actuellement, vous avez accès ici aux dossiers d'inventaire et aux ressources numériques disponibles sur les départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme. L'ensemble de la documentation est également consultable au centre de documentation.

 A la une

 La collection Découverte en Hauts-de-France

Désormais intitulée Découverte en Hauts-de-France, notre collection de dépliants affiche une nouvelle présentation. Les neuf numéros remaquettés sont à télécharger ici.


L'ancien canton de Villers-Bocage

 

Le canton de Villers-Bocage a fait l'objet d'une étude d'inventaire, dit topographique, entre 1997 et 2001, par le service régional de l'Inventaire du patrimoine culturel. Elle a donné lieu à deux publications dans la collection des Itinéraires du Patrimoine, l'une consacrée aux édifices religieux, l'autre, aux châteaux et fermes.

Lors de l'opération d'inventaire, le canton de Villers-Bocage comprenait 24 communes, dont celle de Bertangles qui a fait l'objet d'une nouvelle étude en 2002-2003, dans le cadre de l'inventaire topographique d'Amiens métropole.

L'ensemble présenté ici se compose de 148 dossiers architecture, 342 dossiers objets et 1012 illustrations. Il comprend également, 25 dossiers de présentation du moblier religieux,  24 dossiers de présentation de chaque commune de l'aire d'étude et 2 dossiers, dit collectifs, présentant une synthèse sur l'habitat, ainsi que sur les monuments aux morts.

Des compléments d'information non intégrés dans les dossiers électroniques, sont consultables au centre de documentation

Lumière sur

Ancien moulin, puis usine de taillanderie Debary, Monnoyer-Debary, Monnoyer

L’usine de taillanderie Monnoyer, qui a cessé son activité en 1979, était implantée à l'emplacement d'un moulin représenté sur la carte de Cassini et sur le cadastre napoléonien (doc. 1). C'est vraisemblablement l'un des moulins construits à l'initiative du Chapitre de la cathédrale, au début du 13e siècle, reconstruit après l'inondation de 1288, puis du sac des Anglais en 1473. Il dépendait de l'ancien manoir voisin de la Mairie. Comme l'indiquent les matrices cadastrales, le moulin et le manoir voisin sont la propriété de Dame Arnault, puis d'Emile Lizet-Debary, vers 1824. Lui succède Jean Monnoyer-Debary, également propriétaire du moulin Jérôme, puis Maurice Monnoyer, en 1915, enfin la S. A. R. L. Etablissements Monnoyer en 1932.

Cet établissement industriel constitue un exemple des transformations des moulins en usines au cours du 19e siècle mais ici, contrairement aux sites de la vallée de la Selle (Saleux et Salouël), il s'agit de l'industrie métallurgique.

Des aménagements sont réalisés dès le milieu du 19e siècle avec la création d'un canal de décharge (1853) et la construction d'un pont dessiné par l’architecte amiénois Pinsard. L'usine est alors composée de l'ancien moulin et d'un atelier de forges regroupés au nord de la rue du Moulin.

Des transformations plus importantes ont lieu vers 1882, pour M. Monnoyer-Debary qui est alors propriétaire des terrains situés au sud de la rue du Moulin, à l'est de la Selle.

Le moulin, transformé en atelier, est agrandi de plusieurs constructions en 1882 (un magasin et un atelier) et en 1883 (un atelier agrandi peu avant 1898), puis vers 1901 (atelier) et 1902 (pont à bascule).

La modernisation et l'extension du site au sud de la rue du Moulin commencent au début du 20e siècle. Atelier, machine à vapeur et générateur sont agrandis au moment de la construction d'une conciergerie, des bureaux, d'un bâtiment de taillanderie et d'un atelier de taillanderie et ajustage, d'une platinerie, d'une cheminée, en 1905 et en 1906 ; leur succèdent un bâtiment des moteurs (1913), moteur et dynamo (1914), magasin et atelier des cisailles (1917), un garage (1931), un bâtiment et un portique (1933).

L'atelier des martinets est doté d’un éclairage électrique en 1930.

L'usine est ensuite agrandie plusieurs fois entre 1939 et 1957 ; elle employait 60 ouvriers en 1899 et plus de 100 salariés, en 1962.

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