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Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine culturel des Hauts-de-France

L'Inventaire général du Patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier de la région.

 

Les ouvrages fortifiés de la Grande Guerre dans les Weppes

Lorgies

Le pays des Weppes, situé à une quinzaine de kilomètres de Lille est traversé par un  léger relief d'allongement orienté Sud-Est / Nord-Ouest connu sous le nom de Crête d’Aubers et sur lequel se cristallise, dès 1915, le face à face entre belligérants. Dès lors et jusqu’à la fin du conflit, les Allemands de la 6e armée n’ont de cesse de le fortifier et les Britanniques de le leur ravir lors d’assauts vains et meurtriers tel celui lancé sur Fromelles en juillet 1916. La guerre de position a fait ainsi des Weppes un véritable laboratoire d’une ingénierie de guerre en constante évolution tout au long du conflit.

Les ouvrages fortifiés, dont les éléments les plus emblématiques ont pourtant fait l’objet de l’attention particulière de l’État dès la fin du conflit, disparaissent rapidement : 300 seulement demeurent aujourd’hui sur les 700 repérés sur des vues aériennes en 1960 ! Fort de ce constat, l’Inventaire leur a consacré une étude qui a produit 226 dossiers documentaires comprenant au total plus de 2 800 illustrations, dont une soixantaine de relevés d’architecture réunis dans un album.

Pour la première fois à l‘échelle nationale, une étude scientifique de terrain a été consacrée par l’Inventaire à ce patrimoine de la mémoire combattante, contribuant ainsi à sa meilleure connaissance et invitant à un nouveau regard sur lui.

 

La ville de Guise

La ville de Guise a fait l’objet d’une étude d’inventaire, dite topographique, de 1999 à 2003, par le service régional de l'Inventaire du patrimoine culturel et d’une publication dans la collection des Itinéraires du Patrimoine, N°321, Guise : Du Château Ducal au Palais Social. L’ensemble présenté se compose de 132 dossiers architecture, 97 dossiers objets et 1540 illustrations.

Des compléments d'information non intégrés dans les dossiers électroniques, sont consultables au centre de documentation.

 

Le canton de Villers-Cotterêts

Le canton de Villers-Cotterêts a fait l'objet d'une étude d'inventaire, dit topographique, de 1985 à 2002, par le service régional de l'Inventaire du patrimoine culturel. La mise en forme électronique des résultats de cette étude en permet désormais la consultation. Un premier lot est présenté ici, il se compose de 46 dossiers architecture, 443 dossiers objets et 1238 illustrations.

L'ensemble des dossiers sera publié à l'automne.

 

L'ensemble de la documentation est également consultable au centre de documentation.

 

La collection Découverte en Hauts-de-France

Patrimoine pour tous, le projet présenté dans la plaquette téléchargeable, vous propose d’enrichir les programmes des séjours avec les Offices du tourisme du secteur et de découvrir le patrimoine.

Lumière sur

L'architecture religieuse du Val de Nièvre

Le Moyen Âge et l'Ancien Régime

Le plus ancien édifice religieux conservé dans le Val de Nièvre est l'église abbatiale de Berteaucourt-les-Dames, construite vers le premier quart du 12e siècle, et dont la façade est caractéristique de l'architecture romane. Fondé durant la seconde moitié du 12e siècle, l'ancien prieuré de Moreaucourt à L'Étoile a été remanié durant les siècles suivants avant d'être converti en ferme dès le 17e siècle. En revanche, les élévations extérieures de l'église de Pernois présentent encore des témoignages de l'époque de sa construction, à la fin du 12e ou au début du 13e siècle.

De nombreux lieux de culte, également élevés dès le 12e siècle, ont été modifiés ou reconstruits ultérieurement. Ainsi, au siècle suivant, l'église de Bouchon est pourvue d'un chœur à chevet plat. D'après un dessin ancien, l'ancienne église de Vauchelles-lès-Domart semblait également dater de cette époque.

Comme dans de nombreuses régions de France, la seconde moitié du 15e et surtout le 16e siècle constituent en Picardie une période de restauration, voire de reconstruction des édifices endommagés par la guerre de Cent Ans. L'architecture religieuse reste fidèle à la tradition gothique, et les interventions portent principalement sur le chœur et le clocher. Des tours-clochers occidentales avec contreforts, larmiers et flèche de pierre, sont construites à Franqueville et à Bouchon (dont la nef est également reconstruite à cette époque, et où la flèche en pierre de la tour est élevée en 1621 sous la conduite de l'architecte Daullé). Plusieurs églises sont pourvues d'un chœur polygonal plus vaste que la nef, comme à Franqueville (daté de 1576), Fransu, Havernas ou Vauchelles-lès-Domart (toutes deux détruites). Les chapelles Saint-Gautier à Berteaucourt-les-Dames et Saint-Jean-Baptiste de Houdencourt (Fransu) sont construites à la même époque avec une abside polygonale à trois pans, qu'adoptent également au 18e siècle les églises de Ribeaucourt et de Surcamps.

Au 18e siècles, des travaux de restauration, d'embellissement, voire de reconstruction sont menés aux églises de Canaples, de Flixecourt et de Pernois, qui sont agrémentées d'une abside semi-circulaire et de larges baies cintrées.

L'époque contemporaine

Mais le changement majeur se produit à partir du milieu du 19e siècle où de nombreuses églises, vétustes ou trop étroites, sont reconstruites en brique d'après les projets d'architectes établis. Le Doullenais Charles Demoulins, qui semble mener une carrière longue et active, dirige en 1810 les travaux de réparation de l'église de Pernois (couverture et clocher), puis donne les plans de reconstruction des églises de Saint-Ouen (1824 et 1844), Bettencourt-Saint-Ouen (1848) et Saint-Léger-lès-Domart (1864), derniers avatars du style néoclassique, ainsi que ceux des presbytères de Canaples (1828) et de Saint-Ouen (1840).

Le style néogothique apparaît en 1851 à la chapelle funéraire de la famille de Brandt au château d'Havernas, et triomphe dans les dernières décennies du siècle avec Jean Herbault, architecte de la ville d'Amiens, sollicité à Ville-le-Marclet pour la chapelle Saint-Lambert (1868) et l'église paroissiale (1870), et surtout avec les Delefortrie père et fils, très actifs dans le département de la Somme, qui signent les plans de la nouvelle église d'Havernas (1872), probablement de la nouvelle église de Vauchelles-lès-Domart (1877), et surtout de la nouvelle église de Beauval (1884-1888), commandée par la famille Saint, ainsi que des presbytères de Flixecourt (1865) et d'Havernas (1881). Louis Henry Antoine, architecte de l'arrondissement de Doullens, donne pour sa part les plans de construction de la flèche de l'église de Ribeaucourt en 1856 et de reconstruction de la flèche de l'église de Franqueville en 1881 ; il est certainement aussi l'auteur en 1856 et 1857 du presbytère et de la chapelle funéraire de la famille de Berny à Ribeaucourt, puis du presbytère de Saint-Léger-lès-Domart en 1866.

L'architecture religieuse est peu touchée par les travaux du 20e siècle, mais on peut citer la reconstruction en 1929, d'après les plans de Louis Raquet, de la façade de l'église de Bettencourt-Saint-Ouen endommagée durant la Première Guerre mondiale, et surtout la clôture de l'enclos funéraire de la famille de Berny à Ribeaucourt, réalisée en 1937 sur les plans des architectes et décorateurs amiénois Pierre et Gérard Ansart. Effondrée, la tour-clocher de l'église de Flixecourt est remplacée en 1956 par un clocher-mur conçu par les architectes Pierre Lemaire et Pierre Herdebaut.

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