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Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine culturel des Hauts-de-France

L'Inventaire général du Patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier de la région. Actuellement, vous avez accès ici aux dossiers d'inventaire et aux ressources numériques disponibles sur les départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme. L'ensemble de la documentation est également consultable au centre de documentation.

 A la une

 Le patrimoine industriel du Grand-Amiénois

 

Le patrimoine industriel de la Somme a fait l'objet d'un recensement de 1985 à 1991.

Sur les 337 dossiers réalisés, seuls 175 sont actuellement disponibles, dont 160 concernant le Grand-Amiénois. Certains d'entre eux ont été mis à jour et enrichis dans le cadre d'inventaires topographiques (Amiens métropole, Val-de-Nièvre), de l'étude thématique sur la Première Reconstruction industrielle en Picardie, ou d'opérations ponctuelles.


Les catalogues numériques

Les deux premiers catalogues numériques rassemblant une sélection des ressources bibliographiques, photographiques, sonores et audiovisuelles du centre de documentation de la Direction de l’Inventaire et du Patrimoine Culturel de la Région Hauts-de-France sont disponibles :

La céramique en Picardie

Le réseau ferré et les gares en Picardie


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Lumière sur

Couvent de Bénédictines, dit de Moreaucourt, filature, puis école et bibliothèque municipale d'Amiens

L'ancien couvent de Bénédictines est construit au 17e siècle pour accueillir les religieuses du couvent de Moreaucourt qui se réfugient à Amiens en 1635 (Goze, Hubscher) ou 1638 (Dict. Arch. Et Hist. De Picardie). Leur monastère tout en briques avec de très beaux souterrains (Goze) est construit en 1646, selon le rapport du conseil des bâtiments civils de 1822. Leur chapelle était dédiée à saint Jean l'Evangéliste. Le plan Arnaudin de 1770 en donne une représentation schématique qui permet cependant de comprendre son implantation.

Affecté à la manutention de vivres de l'armée, durant la Révolution, on y installe une filature de coton où travaillent les enfants de l'hôpital général, en 1812.

En 1822, la ville est autorisée à acquérir l'ancien couvent pour y établir les écoles chrétiennes et une bibliothèque municipale. Après avoir envisagé d'aménager le logis conventuel, seul vestige après la démolition de la chapelle détruite par un incendie, l'architecte communal Auguste Cheussey est chargé d'établir les plans d'un nouvel édifice, dont la première pierre est posée en 1823. Ce projet est publié dans le recueil Gourlier en 1824. A. Goze précise que le corps principal de l'ancien couvent sert à la construction de la bibliothèque, ce que confirment les délibérations du conseil des bâtiments civils mais également la position du corps central qui se superpose très exactement à l'ancien logis conventuel.

En 1842, la bibliothèque est agrandie d'une première galerie (donation Cozette) adossée au sud-ouest et visible sur le cadastre napoléonien de 1851 (doc. 1), puis d'une seconde galerie abritant la donation l'Escalopier, en 1867.

La gravure publiée par H. Calland (doc. 2) donne une représentation de l'édifice avant la construction des deux ailes est, réalisée en 1899 sur les plans de l'architecte Leullier (N. Mette). Un jardin à la française est alors aménagé dans la cour-jardin, orné du groupe sculpté représentant Angélique et Médor gravant leur nom sur un hêtre. Cette œuvre de Sébastien Adam, provenant du château d'Heilly, est transportée dans l'arrière cour du musée pour être remplacée par la statue de Lhomond, exécutée par Gédéon Forceville.

Cet édifice, transformé par les extensions de Leullier, est une des principales réalisations de l'architecte Auguste Cheussey à Amiens. De style néo-classique, il sera vivement critiqué par A. Goze, qui lui reproche sa lourdeur et son style inapproprié au site. Cette austérité résulte du budget consacré au projet mais également à l'esthétique dépouillée du style néoclassique.

Il s'agit d'une des premières bibliothèques municipales de France, dont la publication dans le recueil de Gourlier lui confère un statut de modèle.

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