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Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine culturel des Hauts-de-France

L'Inventaire général du Patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier de la région. Actuellement, vous avez accès ici aux dossiers d'inventaire et aux ressources numériques disponibles sur les départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme. L'ensemble de la documentation est également consultable au centre de documentation.

 A la une

 La collection Découverte en Hauts-de-France

Désormais intitulée Découverte en Hauts-de-France, notre collection de dépliants affiche une nouvelle présentation. Les neuf numéros remaquettés sont à télécharger ici.

Le cimetière de la Madeleine (Amiens)

Mise en ligne de deux dossiers de synthèse sur les enclos funéraires et les tombeaux et monuments funéraires du cimetière de la Madeleine, en complément des 1352 dossiers individuels déjà disponibles.

 L'architecture funéraire dans les communes étudiées d'Amiens métropole

Cette étude qui complète le recensement des concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, permet de mesurer son influence sur les autres cimetières de l'aire d'étude.
Elle a permis de mettre en lumière la richesse du patrimoine funéraire, tant dans les autres cimetières d'Amiens que dans les cimetières ruraux, où sont encore conservés des monuments d'un grand intérêt, tant par leur ancienneté que par leur qualité architecturale.

L'ensemble présenté ici se compose de 496 dossiers individuels illustrés d’environ 1900 images et de trois dossiers de synthèse sur les cimetières, les tombeaux de prêtre et de congrégation et l’architecture funéraire.

Lumière sur

Ancienne ferme, puis mairie et école primaire communale de garçons de Bertangles, actuellement immeuble à logements

L'ancienne mairie-école de Bertangles, aujourd'hui transformée en habitation, constitue à double titre un cas exemplaire des mutations d'usage du bâti. La configuration des lieux, telle qu'elle apparaît encore aujourd'hui suggère qu'il s'agit à l'origine d'une ferme, aménagée en 1868 pour accueillir l'école, le logement de l'instituteur et la maison commune. Le corps de logis, visible sur le cadastre napoléonien, peut dater du début du 19e siècle, il est agrandi de dépendances agricoles construites dans la première moitié du 19e siècle.

La maison acquise en 1866 est transformée pour accueillir l'école, le logement de l'instituteur, la salle de mairie et la remise des pompes à incendie, sur les plans de l'architecte Henry Antoine (1820-1900).

Le plan dessiné par l'instituteur en 1878 diffère du projet de 1866. La partie droite du bâtiment sur rue a été surélevée et la salle de classe, réduite par l'aménagement d'une remise, n'est éclairée de chaque côté que par deux fenêtres. Une annotation du plan de 1866 laisse supposer que le projet a été partiellement réalisé. Au nord du portail, les grandes portes donnant accès à la remise des pompes n'ont manifestement pas été ouvertes.

Aux travaux réalisés en 1881 pour agrandir le logement de l'instituteur et transférer la maison commune dans l'ancienne grange qui fermait la cour au nord-ouest, succèdent ceux de 1883 qui dotent l'école d'un préau.

Bien que la commune se soit dotée d'une école, qu'elle fait construire dès 1838, soit près de 5 ans après la loi Guizot, la scolarisation des filles était vraisemblablement assurée par l'école religieuse toute proche, jusqu'à la promulgation de la loi Jules-Ferry (1882) qui rend l'école obligatoire.

Malgré les transformations successives dont il fait encore l'objet durant le 20e siècle, cet édifice constitue un des rares témoins de l'architecture de l'enseignement du milieu du 19e siècle, en milieu rural.

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