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Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine culturel des Hauts-de-France

L'Inventaire général du Patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier de la région. Actuellement, vous avez accès ici aux dossiers d'inventaire et aux ressources numériques disponibles sur les départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme. L'ensemble de la documentation est également consultable au centre de documentation.

 A la une

 La collection Découverte en Hauts-de-France

Désormais intitulée Découverte en Hauts-de-France, notre collection de dépliants affiche une nouvelle présentation. Les neuf numéros remaquettés sont à télécharger ici.

Le cimetière de la Madeleine (Amiens)

Mise en ligne de deux dossiers de synthèse sur les enclos funéraires et les tombeaux et monuments funéraires du cimetière de la Madeleine, en complément des 1352 dossiers individuels déjà disponibles.

 L'architecture funéraire dans les communes étudiées d'Amiens métropole

Cette étude qui complète le recensement des concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, permet de mesurer son influence sur les autres cimetières de l'aire d'étude.
Elle a permis de mettre en lumière la richesse du patrimoine funéraire, tant dans les autres cimetières d'Amiens que dans les cimetières ruraux, où sont encore conservés des monuments d'un grand intérêt, tant par leur ancienneté que par leur qualité architecturale.

L'ensemble présenté ici se compose de 496 dossiers individuels illustrés d’environ 1900 images et de trois dossiers de synthèse sur les cimetières, les tombeaux de prêtre et de congrégation et l’architecture funéraire.

Lumière sur

Ancienne gendarmerie de Sains, puis demeure, dite la Roseraie

La construction de la gendarmerie de Sains-en-Amiénois, qui deviendra l'emblématique villa La Roseraie, s'inscrit dans un vaste projet d'investissement mené par Bénoni Vagniez-Fiquet (1800-1873), négociant établi à Amiens vers 1827.

Vers 1857, il rachète des terres et bois de Racineuse au comte de Villefranche. Comme l'indique la notice qui lui est consacrée lors du concours régional d'Amiens de 1867 où il obtient une médaille d'or pour le défrichement de ces terrains boisés (annexe), il fait également l'acquisition des terres au Bois de Sains (en partie sur Boves) où il fait aménager des chemins et construire une maison (1858) et un four à chaux (1861, démoli en 1887), puis une seconde maison plus vaste (1867, agrandie en 1872). Vers 1880, le vaste domaine est complété par l'acquisition des terres du Bon Air par ses héritiers.

En 1867, Bénoni Vagniez-Fiquet fait construire, à la sortie du village de Sains-en-Amiénois, une gendarmerie qui sera louée à l'État jusqu'en 1887.

Au décès de Bénoni Vagniez-Fiquet, la propriété passe à ses deux fils, Alphonse Vagniez et Bénoni Clovis Vagniez-Renon, qui sont alors ses seuls héritiers, puis à la fille aînée de Bénoni Vagniez-Renon : Jeanne Marie Vagniez (1869-1927).

C'est Jeanne Marie Vagniez, toujours domiciliée dans l'hôtel amiénois de la rue Lemerchier, qui entreprend les travaux d'aménagement de l'ancienne gendarmerie en maison de campagne, peu après 1900. Elle fait modifier les deux pavillons sur la rue. Celui du nord, qui ouvrait sur la route, est fermé ; celui du sud est surélevé et transformé en tour belvédère. Elle fait également construire une véranda, accolée au pignon sud de la demeure, qui ouvre sur le parc qu'elle fait aménager au sud. Un réservoir et une pompe sont installés pour permettre l'aménagement du bassin et de la fausse rivière. Les dépendances de l'ancienne gendarmerie sont également redécorées (lambrequins et toiture débordante).

En 1907, elle fait encore construire la maison, au nord, qui abrite des employés de son frère Édouard Vagniez, héritier de la ferme du Bois de Sains, qui entretenaient très certainement le parc.

A son décès, en 1927, André et Marie-Louise Bouctot-Vagniez héritent de la propriété dans laquelle ils font réaliser quelques travaux de décoration, sous la direction de l'architecte Pierre Herdebaut. Un chenil est ainsi aménagé au rez-de-chaussée.

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