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Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine culturel des Hauts-de-France

L'Inventaire général du Patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier de la région. Actuellement, vous avez accès ici aux dossiers d'inventaire et aux ressources numériques disponibles sur les départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme et prochainement sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais. L'ensemble de la documentation est également consultable au centre de documentation.

 A la une

Patrimoine pour tous : vacances en baie de Somme

 

En partenariat avec la Préfecture de la Somme, la Région Hauts-de-France propose aux organisateurs d’accueils collectifs de mineurs de mieux ancrer les séjours au territoire qui les accueille : découvrir plus et découvrir mieux les patrimoines de la Baie de Somme.

Ce projet, présenté dans la plaquette téléchargeable, vous propose d’enrichir les programmes des séjours avec les Offices du tourisme du secteur et de découvrir le patrimoine

 

 

La collection Découverte en Hauts-de-France

Désormais intitulée Découverte en Hauts-de-France, notre collection de dépliants affiche une nouvelle présentation. Les neuf numéros remaquettés sont à télécharger ici.

 

Lumière sur

Les tombeaux de prêtres et de congrégation (Amiens métropole)

Les enclos de congrégation

Dans les agglomérations qui comptaient des établissements conventuels, les enclos funéraires des communautés religieuses se distinguent par l'anonymat et la simplicité des tombeaux : simples croix funéraires en enfilade (Saint-Fuscien) ou stèles (Vieux Saint-Acheul d'Amiens et Saint-Pierre d'Amiens), dalles anonymes alignées au devant d'une stèle funéraire horizontale surmontée d'une croix (Vieux Saint-Acheul d'Amiens) ou croix funéraire unique formant monument collectif (Vieux Saint-Acheul d'Amiens, Cagny).

La création des cimetières communaux, au début du 19e siècle, oblige les nouvelles congrégations religieuses à acquérir une concession dans ces cimetières. Les plus anciens exemples identifiés dans l'aire d'étude sont aménagés dans le cimetière de la Madeleine, dans le 2e quart du 19e siècle. Stéphane Comte (1847) décrit celui des Ursulines, aujourd'hui détruit, qui se trouvait dans la plaine L, et qui présente alors la "même simplicité qu'aux soeurs du Sacré-Coeur. Deux croix en bois, peintes en noir, sont plantées sur un pareil nombre de tombes. A droite, on remarque une pierre sépulcrale couchée1". Jusqu'à la construction des premiers caveaux, les concessions sont vastes afin de disposer plusieurs tombes juxtaposées mais néanmoins agrandies plusieurs fois. C'est le cas de la concession des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul (acquise en 1845 et agrandie en 1860, en 1866, puis en 1868) ou encore de celles des Carmélites (acquise en 1852 et agrandie en 1854), des Ursulines (acquise en 1840 et agrandie en 1859) et des Clarisses (acquise en 1863 et agrandie en 1890). Ces tombes sont le plus souvent surmontées d'une croix (disparue quand elles étaient en bois), parfois d'une stèle. Quelques enclos de congrégation présentent encore un dispositif à tombeaux juxtaposés au Vieux Saint-Acheul (Sacré Coeur de Jésus et de Marie, dames de Louvencourt, du patronage Saint-Joseph et des Soeurs de Jésus Rédempteur, 1880-1901) et au Nouveau Saint-Pierre (Soeurs de Marie, 2e quart 20e siècle).

Dans plusieurs enclos, on observe la présence d'une unique croix funéraire : à la Madeleine (Sacré-Coeur, 1835, Carmélites, 1852, Clarisses, 1863, Clarisses, 1931, Chapitre de la cathédrale 1863) et au Vieux Saint-Acheul (Visitation, 1876, Pères franciscains, 20e siècle), d'un cippe (Clergé du diocèse d'Amiens, 1854) ou un tombeau principal associé à plusieurs tombeaux individuels : une croix funéraire (Ursulines à la Madeleine, Congrégation des frères de Saint-Joseph à Saint-Fuscien, Sainte Famille à Cagny) ou une stèle au Vieux Saint-Acheul, (Paroisse Sainte-Anne, 1881). Des dalles funéraires y sont parfois ajoutées au cours du temps.

Dans plusieurs cimetières, on observe un dispositif associant tombeau de prêtre et croix de cimetière : Vieux Saint-Acheul d'Amiens, Allonville, Pont-de-Metz, Poulainville et Saleux.

Les tombeaux de prêtre

L'enquête a permis d'identifier plusieurs tombeaux de prêtre dans l'aire d'étude, monuments élevés de 1820 à 1910, dont une trentaine ont fait l'objet d'un dossier. Si certains se signalent encore par la présence d'un calice gravé (Allonville ou Vieux Saint-Acheul), on observe aucune dominante spécifique dans les types de tombeaux.

dalle funéraire

  • tombeau du chanoine Lejeune, 1822 (la Madeleine, plaine C)

oratoire / chapelle

croix funéraire

cippe

stèle à croix

stèle

sarcophage et croix

1La dalle funéraire de Clermont-Tonnerre.
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