Les moulins du ruisseau de Ningles, aujourd'hui à l'état de vestige, sont connus par différentes sources. En 1813, le cadastre indique quatre constructions en place sur le cours d'eau. En 1845, le carnet de patente mentionne deux moulins en activité, exploités par Mme Françoise Desenclos. Enfin, quatre dessins de V.J. Vaillant, deux non datés, un daté de 1886 et un daté de 1877, montrent des moulins, déjà en mauvais état.
Le principal moulin mentionné en 1845 était en pierre. Il comprenait : roue extérieure, arbre tournant, trémie, bluteau, roue d'engrenage. Disposant d'une paire de meules, il chômait quatre mois par an. Une maison, en pierre également et comprenant trois pièces d'habitation, faisait corps avec lui. Ce moulin, occupant la parcelle 43 du cadastre, peut être identifié comme le "moulin du haut" (dessin non daté) de V.J. Vaillant. La roue à aube était abritée sous un appentis à toit de chaume, installé contre le pignon gauche. On distingue contre le pignon droit la maison d'habitation décrite en 1845.
Le second moulin mentionné en 1845 était "un très chétif moulin sur 16 centiares" avec roue extérieure, arbre tournant, roue d'engrenage, blutoir et autres objets, pourvu d'une paire de meule et chômant 4 mois également. On l'identifie (ancienne parcelle 49), surplombant le rivage, sur le dessin non daté de V.J. Vaillant qui l'intitule "moulin du bas". Petite construction du type de la précédente, il possède une roue sous appentis sous le pignon gauche. Le dessin de 1877 présente une autre vue de ce "moulin du bas" : on aperçoit en arrière-plan une petite construction à toit en appentis flanquée d'un hangar (ancienne parcelle 50).
Le dernier dessin de V.J. Vaillant, daté de 1886, présente deux bâtiments en ruines, mal identifiables.
Conservatrice régionale adjointe de l'Inventaire général du patrimoine culturel.