Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France.
- inventaire topographique, canton de Villers-Cotterêts
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Communauté de communes Retz-en-Valois - Villers-Cotterêts
-
Commune
Faverolles
-
Adresse
rue de l' Église
-
Cadastre
1835
C1
163, 164
;
1987
C2
263
-
Dénominationséglise paroissiale
-
VocablesSaint-Pierre
La plus ancienne mention connue de la paroisse date de la fin du XIe siècle, époque à laquelle Enguerrand - dit de Coucy -, futur évêque de Laon, donne au chapitre cathédral de Soissons un tiers du revenu de plusieurs paroisses, parmi lesquelles figure celle de Faverolles. Deux chapellenies sont fondées dans l'église avant 1302, date de rédaction d'un règlement relatif aux bénéfices dépendant de l'église cathédrale de Soissons et qui mentionne la chapellenie Saint-Michel et la chapellenie Notre-Dame de Faverolles. Il est possible que l'église n'ait pas toujours eu le même patron spirituel, car un pouillé de 1572 lui donne pour vocable "Sancta Maria de Faverolles". Mais il doit probablement s'agir d'une confusion avec l'une des chapellenies. Quoi qu'il en soit, l'église portait le vocable de Saint-Pierre au XVIIIe siècle, vocable qui est toujours le sien actuellement.
La destruction de l'ancienne église au cours de la Première Guerre mondiale et l'insuffisance des photographies la reproduisant ne permettent pas d'en effectuer l'analyse archéologique. D’après le plan relevé par Étienne Moreau-Nélaton au début du XXe siècle, cette église était alors formée d’une nef de trois travées longée par deux collatéraux, d’un faux transept - correspondant au chœur surmonté du clocher et encadré par deux chapelles -, et enfin d’un sanctuaire à chevet plat. Au nord du sanctuaire, avait pris place la chapelle seigneuriale, à laquelle répondait la sacristie, du côté sud. Une autre chapelle, réservée aux fonts baptismaux, avait été greffée sur la chapelle du collatéral nord, contre laquelle s’élevait également l’escalier d’accès au comble.
Il semble, d’après les cartes postales éditées avant 1914 et les relevés réalisés en 1919 par l'architecte Frédéric Bertrand, que la partie la plus ancienne de l’édifice correspondait au chœur, sans doute construit vers la fin du XIIe siècle (forme des baies du clocher) ou au début du XIIIe siècle (puissants contreforts à glacis successifs du chevet). En revanche, la nef et ses collatéraux, dont l'entretien relevait des habitants, avaient été rebâtis en partie ou en totalité au début du XVIe siècle, ce que prouvaient la forme de la toiture du collatéral nord, ainsi que la date de 1527 inscrite près de la porte donnant accès au même collatéral. La chapelle seigneuriale avait été rajoutée au nord du sanctuaire en 1545, aux frais de Jean de Beauvais, seigneur de Faverolles, comme le spécifiait l'épitaphe de ce personnage rapportée par Étienne Moreau-Nélaton. La chapelle a d'ailleurs conservé cet usage jusqu'à la Première Guerre mondiale. Les seuls documents d'archives connus par la suite concernent des travaux d'entretien effectués à la charpente et à la couverture de la nef vers 1757. Ni la date de construction de la sacristie - antérieure à 1805 -, ni celle de la chapelle des fonts baptismaux ne sont connues. Cet édifice avait été restauré dans le courant du XIXe siècle. Dans un article publié en 1862, Jules Leclercq de Laprairie souligne que la plupart des chapiteaux du chœur et du transept viennent d'être refaits dans le style du XIIIe siècle. Un porche avait également été construit en avant de la porte occidentale de la nef en 1889 (date portée). L'église était alors environnée d'un cimetière, qui s'étendait surtout sur son flanc nord, jusqu'à l’actuelle rue Pavée.
Faverolles est gravement touché par les bombardements de la Première Guerre mondiale, principalement au cours de la bataille de l'Ourcq en juillet 1918. À l'issue de la guerre, les murs de l'église se dressent encore ; mais ils menacent ruine. La Commission préfectorale de déblaiement déclare le monument irréparable le 11 mars 1920 et le classe dans les immeubles à démolir. En juin 1927, la commune, adhérente à la Société coopérative de reconstruction de Faverolles, Ancienville, Corcy et Oigny-en-Valois, confie à cette société la reconstruction de son lieu de culte. L'église est rebâtie en 1928-1929, à l'emplacement de la précédente - et sans doute sur ses fondations -, sur les plans et sous la direction des architectes parisiens Frédéric Bertrand et Pierre Durand. Le décor porté est exécuté par le sculpteur Bridier. Une plaque commémorative apposée dans l'entrée de l'église mentionne ces dates et le nom des principaux intervenants.
Un projet d'aménagement des abords de l'église a été demandé vers 1930 à l'architecte-paysagiste René-Édouard André, dessein imposé par les modifications introduites par la guerre dans cet espace géographique et par la désaffectation du cimetière. Si une délibération du Conseil municipal du 2 juin 1930 mentionne clairement la sollicitation de ce grand créateur de jardins et l'envoi de son devis, aucun document consulté n'a permis en revanche de savoir si cette entreprise avait dépassé le stade de l'intention.
-
Période(s)
- Principale : limite 12e siècle 13e siècle , (détruit)
- Principale : 1ère moitié 16e siècle , (détruit)
- Secondaire : 4e quart 19e siècle , (détruit)
- Principale : 2e quart 20e siècle
-
Dates
- 1527, daté par travaux historiques
- 1545, daté par travaux historiques
- 1889, daté par travaux historiques
- 1928, daté par source
-
Auteur(s)
-
Auteur :
Bertrand Frédéric Eugènearchitecte attribution par sourceBertrand Frédéric EugèneCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Frédéric Bertrand est né à Paris (19e) le 1er mai 1869. Il est l'élève de Pierre Gélis-Didot architecte à Paris 6è (1886), élève de Pierre Chabat à l'École spéciale d'architecture (1887), diplômé en 1888, puis élève de Julien Guadet et Edmond Paulin.
Il est architecte à Paris, entre 1887 et 1949 dans différents arrondissements. Il réalise divers bâtiments: Caisse d'assurances mutuelles des chambres syndicales et de la "Mutualité industrielle", constructions particulières à Paris, église à Gournay, maisons et villas dans les départements de la Seine, de l'Yonne et de la Seine-et-Oise; architecte communal de Gournay-sur-Marne.
Il existe une biographie de cet architecte dans le Dictionnaire des élèves architectes de l’École des beaux-arts. Architecte DPLG, 156 boulevard Péreire à Paris, délégué régional à Faverolles dans l'Aisne. Il s'est investi dans la reconstruction des communes d'Ancienville, Corcy, Faverolles et Oigny après la Première Guerre mondiale.
Il meurt le 12 décembre 1956.
- Auteur : architecte attribution par source
- Auteur : sculpteur attribution par source
-
Auteur :
Le plan de l'église Saint-Pierre de Faverolles s'inspire de celui de la précédente église, détruite en 1918. L'église adopte un plan en croix latine, formé d'une nef de trois travées bordée par deux collatéraux, d'un transept ou faux-transept, puis d'un sanctuaire à chevet plat, encadré au sud par la sacristie, et au nord par une pièce symétrique dont l'usage d'origine n'est pas connu. La chapelle des fonts baptismaux, en saillie, communique avec la première travée du collatéral nord. Le clocher domine la croisée du transept. Le comble et le clocher sont accessibles au moyen d'un escalier suspendu en équerre, construit en bois.
L'édifice est bâti en calcaire, essentiellement en moellons équarris, la pierre de taille n'étant utilisée que pour les chaînages, l'entourage des baies, les contreforts et le niveau supérieur du clocher.
À l'intérieur, la nef, les bras du transept et le sanctuaire sont couverts d'une voûte en berceau plein-cintre, tandis que les bas-côtés possèdent une voûte d'arêtes. Une coupole en pendentifs surplombe la croisée du transept. Un plafond règne sur la chapelle des fonts.
La couverture est réalisée entièrement en ardoise. Un toit à longs pans et pignons découverts recouvre la nef, ses collatéraux et une partie du transept. Les chapelles qui occupent les deux extrémités du transept ou faux-transept sont couvertes chacune d'un toit à deux pans et pignon découvert. Un toit en pavillon surmonte la chapelle des fonts baptismaux, tandis qu'une flèche carrée coiffe le clocher. Un toit en appentis protège le porche qui précède la porte occidentale. À l'est, un toit à deux pans et croupe couvre le sanctuaire, entre deux appentis à pignon découvert réservés à la sacristie et à son pendant.
Un jardin public, qui a succédé à l'ancien cimetière, jouxte l'élévation nord de l'église.
-
Murs
- calcaire pierre de taille
- calcaire moellon
-
Toitsardoise
-
Plansplan en croix latine
-
Étages3 vaisseaux
-
Couvrements
- voûte en berceau plein-cintre
- voûte d'arêtes
- coupole en pendentifs
-
Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
- toit à deux pans de plan massé croupe
- appentis
- toit en pavillon
- flèche carrée
- noue
-
Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier en équerre escalier en charpente, escalier suspendu
-
Techniques
- sculpture
- vitrail
-
Précision représentations
À l'exception des verrières, qui font l'objet de dossiers distincts, le décor principal de l'édifice appartient au domaine de la sculpture, traitée en relief. La face extérieure du linteau de la porte occidentale comporte une croix encadrée par deux anges qui la vénèrent. Une croix entre des motifs géométriques orne la face intérieure de la porte nord. La Sainte Face et deux colombes ont été sculptées sur le linteau de la porte des fonts baptismaux. Les voussures de la porte nord sont décorées de bâtons rompus, tandis que d'autres ornements géométriques et des billettes rehaussent les modillons de la corniche nord. Des feuillages recouvrent les chapiteaux des portes nord et ouest et des fenêtres. À l'intérieur de l'église, les chapiteaux de la nef et des bas-côtés unissent des feuillages à des entrelacs, des poissons, des croix et divers ornements géométriques comme des cercles et des volutes.
-
Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département de l'Aisne - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département de l'Aisne - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département de l'Aisne - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Collection particulière. Droits réservés
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Collection particulière. Droits réservés
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
Documents d'archives
-
AD Aisne
AD Aisne. Série C (Administrations provinciales) : C 125. Devis de travaux à effectuer à l'église de Faverolles, daté du 21 septembre 1757.
-
AD Aisne
AD Aisne. Série R (Affaires militaires) ; sous-série 15 R (Dommages de guerre) : 15 R 1335. Dossier 6347 : devis estimatif des dommages de guerre de l'église de Faverolles, dressé par l'architecte Frédéric Bertrand.
-
AD Aisne
AD Aisne. Série T (Enseignement, affaires culturelles, sports) ; Sous-série 13 T : 13 T 185. MITTELETTE, Alfred. Département de l'Aisne. Arrondissement de Soissons. Canton de Villers-Cotterêts. Monographie communale. Faverolles. 20 avril 1888, [non paginé].
-
AD Aisne
AD Aisne. Série T (Enseignement, affaires culturelles, sports) ; Sous-série 13 T : 13 T 186. DUROZOY, Jules Donat. Aisne. Arrondissement de Soissons. Canton de Villers-Cotterêts. Commune de Faverolles. Société de géographie de Laon. Géographie physique, géographie historique, géographie économique. vers 1884, [non paginé].
-
AC Faverolles : non coté. Registre des délibérations du conseil municipal (février 1925-9 avril 1956).
Séances des 13 avril 1927, 20 juin 1927, 31 octobre 1927, 13 décembre 1929, 2 juin 1930. -
Archives diocésaines
A Évêché Soissons. Série F (discipline diocésaine) ; sous-série 3 F : Questionnaire préparatoire à la visite des paroisses (1805). Archidiaconé de Soissons. Doyenné de Villers-Cotterêts.
Commune de Faverolles. -
Archives diocésaines
A Évêché Soissons. Série F (discipline diocésaine) ; sous-série 3 F : Questionnaire préparatoire à la visite des paroisses (1929-1930). Doyenné de Villers-Cotterêts.
Faverolles.
Bibliographie
-
ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES. Pouillés de la province de Reims, publiés par M. Auguste Longnon. 2 volumes. Paris : Imprimerie nationale ; C. Klincksieck, libraire, 1908.
T. 1, p. 78, 79, 88, 117, 118, 135, 137. -
MOREAU-NÉLATON, Étienne. Les Églises de chez nous. Arrondissement de Soissons. 3 volumes. Paris : H. Laurens, 1914.
T. 2, p. 25. -
PUECH, Christian. Faverolles, au fil du temps. Villers-Cotterêts : Christian Puech, 1996.
p. 81-85, 89-91, 415-416.
Périodiques
-
LECLERCQ DE LAPRAIRIE, Jules-Henri. Répertoire archéologique de l'arrondissement de Soissons. Canton de Villers-Cotterêts. Bulletin de la société archéologique, historique et scientifique de Soissons, 1862, t. 16, 9e séance, lundi 6 Octobre 1862, p. 178-203.
p. 182-183.
Documents figurés
-
AD Aisne
Faverolles, plan cadastral parcellaire [cadastre napoléonien], section C, premier développement de la 1ère feuille (n° 1 à 235), encre sur papier calque, 1835, reconstitué d'après copie par Gaston Hénin, géomètre à Villers-Cotterêts, en avril 1924, 1/1250 (AD Aisne : 3P0350_06).
-
AD Aisne
Église de Faverolles, dessin au crayon et à l'encre, par Amédée Piette, dessinateur, 5 juin 1874 (AD Aisne : (ancienne cote) 8 Fi Faverolles 1 ; (nouvelle cote) 8 Fi 665).
-
Collection particulière
Environs de la Ferté-Milon - Faverolles (Aisne) - Eglise XVe siècle, carte postale, Crépaux, éditeur à La Ferté-Milon, [vers 1900] (coll. part.).
-
FAVEROLLES. Plan, impr. photoméc., par Étienne Moreau-Nélaton, dessinateur, vers 1914. In : MOREAU-NÉLATON, Étienne. Les Églises de chez nous. Arrondissement de Soissons. Paris : H. Laurens, 1914, t. 2.
-
FAVEROLLES. Clocher et façade Nord, impr. photoméc., par Étienne Moreau-Nélaton, photographe, octobre 1909. In : MOREAU-NÉLATON, Étienne. Les Églises de chez nous. Arrondissement de Soissons. Paris : H. Laurens, 1914, t. 2, fig. 328.
fig. 328 -
Collection particulière
Environs de Villers-Cotterêts (Aisne) - FAVEROLLES - Ruines de l'Eglise [1918], carte postale, G. Coin, éditeur à Paris, 1918 (coll. part.).
-
Collection particulière
Bataille de l'Ourcq - Juillet 1918 / FAVEROLLES (Aisne) - Intérieur de L’Église - Le Chœur, carte postale, Béfort-Dupuis, imprimeur à La Ferté-Milon, 1918 (coll. part.).
-
AD Aisne
EGLISE DE FAVEROLLES (AISNE), plan, élévations ouest et nord, coupes longitudinale et transversale de la précédente église, tracés à l'encre par Frédéric Bertrand, architecte, juillet 1919 (AD Aisne : 15 R 1335, dossier 6347).
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.