Dossier d’œuvre architecture IA00076617 | Réalisé par
Dufournier Benoît
Dufournier Benoît

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.

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Fournier Bertrand (Rédacteur)
Fournier Bertrand

Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France

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  • patrimoine industriel, Somme
Ancienne filature de jute Saint Frères, dite Usine du Haut
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Ailly-le-Haut-Clocher
  • Commune Pont-Remy
  • Adresse 15 rue du Général-Leclerc
  • Cadastre 2012 AL 334 L'ancienne emprise de l'usine s'étendait sur les parcelles suivantes : 2012 AL 80, 104, 108-110, 119, 281-282, 307-308, 312, 331-333, 442. ;
  • Dénominations
    filature
  • Précision dénomination
    filature de jute
  • Appellations
    Saint Frères , dite Usine du Haut
  • Destinations
    entrepôt industriel
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    conciergerie, cour, atelier de fabrication, magasin de commerce, logement d'ouvriers, jardin ouvrier

L'usine Saint Frères

La filature de jute est créée en 1886, en complément du tissage situé de l'autre côté de la rivière de Somme. Rapidement, entre 1890 et 1892, le site fait l'objet d'importants travaux de construction , puis entre 1906 et 1907. Le 30 juin 1930, après une période économique particulièrement défavorable, Saint Frères prend la décision de fermer la filature de Pont-Remy, qui, de surcroît ne présentait pas une disposition pratique des bâtiments. Les huit bâtiments, dont les plus importants étaient évidemment l'atelier de préparation des fils, le peignage et la filature proprement dite, formaient avec la salle des machines, la chaufferie et les magasins un ensemble couver de 8599 m². Ceux-ci sont alors utilisés comme dépôt de matériel pour la société. En 1941, une partie est affectée par l'occupation allemande : le matériel présent est alors systématiquement détruit ou endommagé. Le site est aujourd'hui exploité par l'entreprise Gervois.

L'équipement industriel

En 1887, la filature est équipée de métiers à filer Boyl de Glasgow qui fonctionnent grâce à une machine à vapeur de 1500 cv et d'une chaudière qui était déjà en usage auparavant, timbrée à 5 kg, et provenant du constructeur Fontaine à Lille. En 1891, la filature de lin est équipée de deux chaudières du constructeur écossais Duncan Stewart à Glasgow et d'une autre chaudière, timbrée à 8 kg, construite par la Compagnie des Forges d'Audincourt. En 1902, l'usine est équipée de six chaudières Galloway et d'un réchauffeur de 384 tubes développant une surface de chauffe de 380 m carré. En 1905, Saint Frères fait installer une nouvelle chaudière du constructeur Meunier et Cie à Fives Lille. En 1912, une partie des ateliers est alimentée par un moteur électrique de 250 cv, de la Société Alsacienne.

Approche sociale et évolution des effectifs

Le 13 janvier 1914, une grève affecte la filature, où 50 ouvrières se plaignent de leur conditions de travail et de la mauvaise qualité de la matière première qui ne leur permet pas d'atteindre leurs objectifs. Elles cessent le travail pour se rendre directement à Flixecourt rencontrer Pierre Saint, qui leur donne gain de cause rapidement. En En 1930, le personnel de la filature est partiellement transféré à l'usine des Moulins-Bleus de l’Étoile.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1892, daté par source
    • 1907, daté par source

La disposition des différents bâtiments qui composaient le site a été en grande partie perdue à la suite de la démolition de la filature, du peignage, des magasins et de la salle des machines avec sa cheminée. Il ne subsiste aujourd'hui que l'atelier de préparation des fils, construit en brique, qui se développe sur un ensemble de dix travées en rez-de-chaussée. La façade sur rue qui s'étend le long de la rue du Général Leclerc présente une succession de pignons, éclairés en partie supérieure d'oculus. Chaque travée est couverte de toit à longs pans en tuile mécanique, rehaussés de sheds, qui courent sur la longueur en réservant les extrêmités.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • shed
    • toit à longs pans
    • pignon couvert
  • Escaliers
  • Énergies
    • énergie thermique
    • énergie électrique
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • AD Somme. Série S ; 99 S 635/4. Pont-Remy, cours d'eau et usines, 1835-1849.

  • AD Somme. Série W ; 71 W 172. Dommages de guerre de la Seconde Guerre mondiale, Pont-Rémy. Rapport d'expertise sur les établissements industriels, 1945-1954.

  • AD Somme. Série W ; 71 W 173. Dommages de guerre de la Seconde Guerre mondiale, Pont-Rémy. Mémoire de travaux de reconstructions d'expertise sur les établissements industriels, 1945-1955.

Bibliographie

  • LEFEBVRE, François. Une famille d'industriels dans le département de la Somme de 1857 à la veille de la Seconde Guerre mondiale : Les Saint. Approche d'une mentalité patronale. Lille : Atelier National de Reproduction des Thèses, 2000. Th. doct : Histoire : Amiens université de Picardie Jules Verne : 1998.

    p. 351 ; p 386.

Annexes

  • Commentaire historique dans le cadre du repérage du patrimoine industriel de 1988
Date d'enquête 1985 ; Date(s) de rédaction 1988, 2013
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dufournier Benoît
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Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.

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Fournier Bertrand
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