• opération ponctuelle, Fermes de la Pévèle
Ferme
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Pévèle-Carembault - Orchies
  • Commune Nomain
  • Lieu-dit Elmez
  • Adresse 24 rue Henri-Fourmanoir
  • Cadastre 2026 OD 1737 1981 D7 1737
  • Précisions anciennement canton de Cysoing
  • Dénominations
    ferme
  • Autres parties constituantes
    grange, étable à vaches, étable à chevaux, remise, porcherie, poulailler, laiterie, fournil, pigeonnier, charretterie

Le porche-pigeonnier, la charretterie ainsi que le bâtiment bordant la rue, abritant l'étable à chevaux et la porcherie, constituent les parties les plus anciennes de la ferme. Ils sont vraisemblablement édifiés au XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle.

Le bâtiment abritant le fournil ainsi que le logis sont postérieurs et semblent dater de la fin du XIXe siècle, de même que le bâtiment des étables à vaches.

Depuis cette période, l'ensemble ne connaît que peu de transformations. Une véranda est ajoutée en annexe du logis. Le passage couvert situé en fond de cour est en grande partie condamné par le murage de la porte charretière. Une partie du bâtiment abritant la porcherie et l'étable à chevaux est aménagée en garage. Un poulailler en parpaing, couvert de tôle ondulée, est construit à l'écart de la cour. Enfin, vers 1985, la couverture de la grange est refaite en tôle ondulée en remplacement de la tuile flamande.

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle , (incertitude)
    • Principale : limite 18e siècle 19e siècle , (incertitude)
    • Principale : 2e moitié 19e siècle , daté par tradition orale
    • Secondaire : 4e quart 20e siècle , daté par tradition orale

Le logis et les dépendances s'organisent autour d'une cour dont l'accès est assuré par un haut porche-pigeonnier. L'ensemble des bâtiments est construit en brique, à l'exception du poulailler et d'une petite remise en appentis adossée au mur sur cour de la grange, réalisés ou repris en parpaing et couverts de tôle ondulée.

Implanté en fond de cour, le logis se compose de deux parties distinctes, construites dans la même maçonnerie. La partie principale, élevée sur un étage carré, est couverte d'un toit à deux versants et deux croupes en tuile flamande. La seconde, en rez-de-chaussée sur sous-sol, abrite notamment la laiterie et est couverte d'une toiture à longs pans en tuile flamande. La partie à étage est prolongée par le bâtiment du fournil, couvert d'une toiture en tuile flamande et terminé par un pignon découvert orné de briques disposées en épis. La partie basse du logis est prolongée par un passage couvert, aujourd'hui partiellement obturé, reliant autrefois la cour aux pâturages.

La grange, de type en double large, est percée de quatre portails couverts d'arcs en anse de panier. Elle est renforcée par des contreforts de section triangulaire, couverte de tôle ondulée et présente un pignon couvert.

À l'écart de la cour mais en continuité avec la grange, une imposante charretterie borde la rue. Les murs antérieur et postérieur sont chacun percés de trois portes pleines couvertes d'arcs en anse de panier. Le bâtiment est couvert d'une toiture en tuile flamande et présente deux pignons découverts ornés de briques disposées en épis, dont l'un est percé d'une porte haute.

Le bâtiment bordant la rue, qui abrite la porcherie, l'étable à chevaux et une remise, présente sur la façade sur rue une série de portes aveugles, celle du milieu étant couverte d'un arc en plein cintre. La façade sur cour est percée de deux portes également couvertes d'arcs en plein cintre. Une frise de brique souligne les élévations. La remise conserve des voûtains en berceau sur fers. L'ensemble est couvert d'une toiture en tuile flamande. À son extrémité s'élève le haut porche-pigeonnier, percé de portails couverts d'arcs en anse de panier, orné d'une frise de brique et coiffé d'un toit en pavillon couvert de tuiles flamandes mécaniques.

Le bâtiment des étables à vaches, contre lequel vient s'appuyer le porche-pigeonnier, présente un coyau sur cour, un comble à surcroît et une couverture en tuile flamande. Il se termine par un pignon découvert décoré de briques disposées en épis, dans lequel est aménagée une niche sur la façade donnant sur la rue.

  • Murs
    • brique
    • parpaing de béton
  • Toits
    tuile flamande, tuile flamande mécanique, tôle ondulée
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée, comble à surcroît, 1 étage carré
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé
    • toit en pavillon
    • appentis
    • pignon couvert
    • pignon découvert
    • croupe
  • Typologies
    charretterie dite carin
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    porche, pigeonnier, étable

Position très rare dans l'aire d'étude du porche-pigeonnier, désaxé dans l'un des angles de la cour. Grande originalité du mur sur rue de l'étable, percé de sept portes aveugles dans un but à priori purement décoratif (elles ne semblent pas avoir été murées) ; quant au mur sur cour il présente deux belle portes couvertes en plein cintre, type d'ouverture de facture ancienne et relativement rare pour être signalé (cas unique sur Nomain).

Le corpus des fermes sélectionnées dans la Pévèle cible les quatre communes suivantes : Bouvines, Landas, Nomain, Templeuve-en-Pévèle.

Ce dossier étudié en 1997-2001 est republié en 2026 dans le cadre de la dématérialisation, sans mise à jour de ses contenus.

Date(s) d'enquête : 2001; Date(s) de rédaction : 2001