Dossier d’œuvre architecture IA59005019 | Réalisé par
Luchier Sophie (Rédacteur)
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • inventaire topographique, Saint-Amand-les-Eaux
Eglise paroissiale Saint-Martin de Saint-Amand-les-Eaux
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut - Saint-Amand-les-Eaux
  • Commune Saint-Amand-les-Eaux
  • Adresse rue de l'Eglise , place du 11 novembre 1918
  • Cadastre 2013 BP 272
  • Précisions
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Martin

Une première église est construite au VIIe siècle sur le Mont des Cornets. Les historiens qui analysent les chroniques des moines et abbés ne s'accordent pas sur son constructeur ; il s'agirait de Saint-Amand peu de temps après son arrivée en Pévèle ou de l'abbé André, le troisième abbé successeur de saint-Amand. Une hypothèse défendue par l'historien allemand Bethmann propose la construction par Amand et une rénovation par André. Cette église se trouvait à la frontière entre la couronne de France et le Saint-Empire Germanique.

Une deuxième église fut construite au XIe siècle. Elle subsista jusqu'en 1778 malgré des dommages subis lors des guerres de Religion.

En 1783, le prévôt envoi une copie de la requête qu'il a faite au roi pour la reconstruction de l'église à l'intendant.

Il y évoque le mauvais étant de l'église ne permettant plus de tenir l'office et l'autorisation accordée par les abbés de célébrer l'office dans l'église abbatiale depuis 5 ans pour la communauté de communiants, composée d'environ 7 à 8000 personnes.

L'église est reconstruite une troisième fois vers 1785 sur le terrain acquis pour 18000 livres contenant une maison, le terrain de l'ancienne église et de l'ancien cimetière. le chantier est mené par l'architecte Leclercq puis le célèbre architecte lillois Lesaffre. Après la Révolution, elle accueille une partie des oeuvres de l'église abbatiale détruite.

Elle est restaurée à plusieurs reprises au XIXe et au XXe siècle.

Entre 1925 et 1933 la flèche est reconstruite et l'édifice restauré par l'architecte valenciennois Léon Raux, qui a également en charge la restauration de plusieurs édifices communaux après les dommages subis par la guerre. L'église est endommagée lors du bombardement qui a suivi l'évacuation de la ville des troupes.

les archives mentionnent que pour la restauration des vitraux, toutes les entreprises de vitraux actives à cette époque sont contactées, seuls les maitres-verriers Charles Champigneulle et Francis Chigot soumettent des devis. L'offre avantageuse de Francis Chigot est adoptée. Celui-ci propose 14 baies pour la grande nef, 4 vitraux et demi "riches personnages", des personnages pour les vitraux du choeur où deux panneaux entiers ont disparu. Des grisailles riches de médaillons et personnages sont proposés pour les bas-côtés. L'ensemble s'élève à un coût de 102 000 francs.

Lucien Jonas réalise le chemin de croix en 1942.

Les vitraux sont remplacés en 2013 par un cycle de vitraux abstraits réalisé entre 2009 et 2013 par l'atelier Pierre Brouard, maître-verrier à Ronchin (59).

L'église, orientée nord-sud, est de plan basilical à transept non saillant comprend une nef à 5 travées à grandes arcades et fenêtres hautes. Le choeur est à chevet plat. L'ensemble est couvert de voûtes en pendentifs barlongues retombant sur des grandes arcades qui reposent sur des colonnes ioniques en pierre bleue enduite. La tour de croisée est couverte d'une coupole à pendentifs dont la décoration peinte originelle a disparu. Les collatéraux sont éclairées par de larges baies dont les vitraux originels ont été endommagés lors de la Première Guerre mondiale. Ils ont été remplacés en 2013 par une série de vitraux contemporains représentant, depuis le porche vers de choeur dans le collatéral est puis depuis le choeur jusqu'au porche dans le collatéral ouest : l'Alpha, Saint-Martin, l'Annonciation, la Nativité, l'Epiphanie, la Cène, la Crucifixion, l'Ascension, a Pentecôte, la Trinité, la Toussaint, le Christ Roi, Saint Amand et l'Oméga, représenté par la tour abbatiale.

Le mobilier est contemporain de la construction de l'église ; un confessionnal en chêne est installé dans chaque travée des deux collatéraux, la chaire du XVIIIe siècle est installée entre la nef et le collatéral est.

Les autels latéraux conservent des tableaux, une Adoration des Mages sur l'autel du transept est, Sainte Famille sur l'autel latéral est, la fraction du pain sur l'autel latéral sud et une Vierge à l'Enfant sur l'autel du transept ouest.

Le choeur conserve des stalles et un ensemble de grands tableaux consacrés à Saint-Amand ; l'Apparition de Saint-Pierre à Saint-Amand, Amand nommé évêque de Maastricht en 646, tableau signé Deconinck P. J. et daté 1890, les Derniers moments de la vie de Saint-Amand, la Donation de la Charte à Saint Amand par Dagobert et Saint Amand mettant en fuite un serpent de l’Île d’Yeu.

Les nombreux objets mobiliers installés à l'origine dans l'église sont aujourd'hui conservés au musée, notamment le chemin de croix réalisé par le peintre valenciennois Lucien Jonas et la Vierge à l'Enfant.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Couvrements
    • voûte en pendentifs
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
  • Drac Nord-Pas de Calais ; Archives Monuments Historiques.

  • Médiathèque Saint-Amand-les-Eaux : collection de cartes postales.

Documents d'archives

  • Journal de la Voix du Nord : articles datés de novembre 1981 (conservés dans les dossiers Monuments Historiques).

  • AD Nord. Série C, pièce 14348 ; Requête au roi pour la reconstruction de l'église paroissiale en 1783.

Bibliographie

  • LEBACQZ Raymond. L'église Saint-Martin de Saint-Amand-les-Eaux. Son histoire, ses richesses. Saint-Amand, Imprimerie Debienne, 1939 (?).

Date d'enquête 2012 ; Date(s) de rédaction 2014
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Luchier Sophie
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