Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Pays de Mormal
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Commune
Le Quesnoy
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Adresse
26 place du Général-Leclerc
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Cadastre
2024
OE 02
782
;
1897
E
465, 466, 467
parcelle 465 : remise
parcelle 466 : maison
parcelle 467 : jardin d'agrément ;
1817
E
372
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Dénominationsmaison
Comme pour tout le bâti privé du Quesnoy, aucune archive ne permet de documenter l'histoire architecturale de cette maison. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les cartes anciennes montrent que la zone de la ville où elle est implantée est occupée par un espace boisé : les anciens fossés du château. La zone (le début de l'actuelle rue Saint-François) apparait en revanche bâtie sur les plans dressés à partir de 1769 (BNF - Gallica ; btv1b531002939), ce qui induit une première construction au milieu du XVIIIe siècle, mais ceux-ci ne disent rien de l'aspect ni de l'emprise au sol exacte du bâti.
Les cadastres établis au cours du XIXe siècle sont plus précis quand à l'emprise au sol mais ne permettent pas davantage de connaitre les élévations.
En 1817, seule la maison sur la place Leclerc apparait comme bâtie (la remise n'est pas construite). Le reste de la parcelle est libre, mais séparée de la rue par un mur.
En 1897, l'ensemble se compose d'une maison, d'un jardin d'agrément, et d'une remise avec accès sur la rue Saint-François. La maison, qui compte 24 baies, occupe une emprise au sol différente de celle du cadastre de 1817. Aucune porte cochère n'est signalée. L'ensemble appartient à un médecin, qui est également propriétaire de maisons de rapport dans la rue Saint-François. Bâties sur des parcelles contiguës au jardin de la propriété principale, elles correspondent aux maisons 3, 5 et 7 actuelles, cette dernière étant une maison de maître.
La modification de la propriété entre 1817 et 1897, ainsi que la présence sur la façade de décors typiques du XIXe siècle, permettent cependant d'avancer une date de construction de la maison (ou au moins une modification importante) au milieu de ce siècle.
Les photographies prises à la fin de la Première Guerre mondiale montrent, pour le bâtiment des communs et la maison, des façades presque identiques à ce qu'elles sont aujourd'hui. Les cinq travées ordonnancées du logis sont couvertes par une toiture à longs pans percée de deux lucarnes jacobines. Les deux niveaux et l'étage de combles reposent sur un soubassement en pointe de diamant et l'arc segmentaire des baies du premier niveau est orné au centre d'un motif décoratif baroque. En revanche, les baies du second niveau sont alors plus hautes qu'elles ne le sont actuellement et montent jusqu'au linteau décoré d'une agrafe, dont elles sont séparées aujourd'hui.
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Période(s)
- Principale : milieu 19e siècle , (incertitude)
Description
L'ensemble, constitué d'un logis et de communs contigus (et non situés à l'arrière de la maison), est bâti à front de rue ; il forme un plan en U puisque la partie droite des communs (actuellement un garage mais sans doute une remise pour véhicules hippomobiles à l'origine) se poursuit par un petite aile en retour d'équerre.
Le logis compte un étage carré et un étage de combles. Il est couvert par une toiture à longs pans qui s'achève par une croupe du côté des communs et vient prendre appui sur de mur de l'immeuble mitoyen, plus élevé, côté gauche. Elle est percée de deux lucarnes jacobines. Un large chéneau borde toute la toiture. Très travaillé, il repose sur des modillons en bois en talon et est décoré d'une frise de denticules. Les communs, qui ne présentent qu'un rez-de-chaussée, sont couverts par une toiture à longs pans débordante.
La façade du logis, entièrement enduite, compte cinq travées, la porte étant située au centre, ce qui suggère une distribution centrale. Les communs sont percés d'une porte cochère à l'extrémité droite et d'une porte de service située au entre de l'aile.
Les façades portent de nombreux décors réalisés en enduit. Pour les deux bâtiments, le soubassement est décoré de grandes pointes de diamant verticales, tandis que le reste de la façade est recouvert d'un faux appareil régulier à larges refends recouvert d'un enduit moucheté. Pour le logis, un bandeau décoré de motifs géométriques alternant cercles et rectangles aux extrémités convexes et concaves, traverse toute la façade et occupe tout le plein de travée, dont la base est soulignée par un cordon mouluré. Il se poursuit, avec des motifs plus simples (uniquement des disques affleurés) sur la façade des communs, créant ainsi une continuité visuelle entre ces deux ailes de hauteur différentes. Sur le logis, un dernier bandeau décoré de losanges borde la base de la corniche sommitale richement moulurée. Enfin, les trumeaux du second niveau sont occupés par une superposition de tables saillantes rectangulaires avec coins rentrants. Si, comme le reste de la façade, les bandeaux et les tables sont réalisés dans un enduit moucheté identique à celui utilisé sur le faux appareil du premier niveau, la corniche et les cordons (y compris celui larmier du second niveau) sont recouverts d'un enduit lisse.
Au premier niveau, les baies sont couvertes par un arc surbaissé décoré d'un faux appareil. Au-dessus de la baie, au centre de la clef, une agrafe baroquisante, inspirée de celles dessinées par Le Rosso pour Fontainebleau, est plaquée. Elle n'entretient aucun lien structurel avec la baie. Toutes les baies du premier niveau, pour le logis comme pour les communs, sont fermées par des volets dont la partie supérieure est ajourée avec des décors floraux. Au second niveau, les baies sont couvertes par un linteau et entourées d'un chambranle à cru à crossettes mouluré. Ce dernier est à son tour couronné d'une corniche moulurée interrompue par une agrafe baroquisante, identique à celle du premier niveau, brochant sur le chambranle. Aux deux niveaux, les baies se poursuivent par un cordon larmier, en forme de "petit boudin" au premier et mouluré au second.
Analyse
Avec cinq travées, la maison fait partie des petites maisons de maître (seules douze maisons ont moins de six travées). Mais elle se démarque par la présence de communs dans la continuité du front bâti de la maison - et non situés à l'arrière. C'est en effet la seule à présenter cette disposition, qui contrebalance la "petitesse" de la façade. L'ordonnancement de la façade, avec la porte au centre et pas uniquement une organisation des baies en travées, est aussi peu fréquent et ne concerne que six maisons de maître (soit 14%).
La présence d'enduit (et pas seulement de badigeon) sur la totalité de façade, rendant invisible la maçonnerie de brique, est fréquent pour les maisons de maître de la seconde moitié du XIXe siècle. Au Quesnoy, c'est le cas de cinq maisons de maître du XIXe sur les dix repérées. L'enduit piqueté est en revanche unique, puisque toutes les autres maisons présentant un enduit lisse, sans décor (1, rue Baillon et 57-59, rue Thiers), avec un décor de tables (10, rue Chevray) ou de bossage plat continu (43, rue Thiers ou 14, rue de l'Aulette). La maison est également atypique par les nombreux décors plaqués qu'elle présente : tables, frises de motifs géométriques, grandes pointes de diamant en soubassement. Ces dernières n'ont été repérées qu'une seule fois dans tout le bâti intra-muros du Quesnoy.
Enfin, il s'agit également d'un exemple unique de motifs baroques détachés de toute structure architecturale.
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Murs
- brique enduit
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Toitsardoise
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Plansplan régulier en U
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Étages1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Musée néo-zélandais de la Libération - Te Arawhata Le Quesnoy
Documents d'archives
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1116. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, Justice de paix du Quesnoy, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1817 [état de section].
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1121. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, canton de Le Quesnoy est et ouest, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1897 [état de section].
Documents figurés
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BNF-Gallica : btv1b531002939
Plan du Quesnoy - légende des ouvrages de la fortification du Quesnoy, [s. n.], 1787 (BNF-Gallica ; btv1b531002939).
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Ville du Quesnoy - Plan cadastral napoléonien, feuille unique, levé en 1817. Section E, 1ère partie (AD Nord ; P31-761).
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AD Nord : P31-761
Le Quesnoy, plan cadastral napoléonien de 1897. Section dite de la ville, en trois feuilles, 2ème feuille (AD Nord ; P31-761).
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Archives privées
[La place du Général Leclerc à la fin de la Première Guerre mondiale], photographie en noir et blanc, [ca 1918] (Musée néo-zélandais de la Libération - Te Arawhata Le Quesnoy).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.