Dossier d’œuvre architecture IA59005917 | Réalisé par
Tachet Nicolas (Rédacteur)
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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  • inventaire topographique, canton de Cassel
Cimetière
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
  • Commune Bavinchove
  • Adresse Plaetse
  • Cadastre 2025 A 204

On ne sait que peu de chose sur cet espace funéraire avant le XXe siècle.

Le cimetière communal de Bavinchove connaît une phase importante d’aménagement au début des années 1930. En 1933, la municipalité engage des travaux de clôture destinés à structurer et protéger l’enclos funéraire. Un devis est établi et un projet est dressé le 5 avril 1933 sous l’intitulé "Commune de Bavinchove. Projet de clôture du cimetière". Ce relevé, conservé aux Archives départementales du Nord (AD Nord : 2 O 54/22), précise les dispositions prévues pour l’enceinte et formalise l’organisation du pourtour du cimetière. Les travaux sont confiés à l’entrepreneur Élie Campagne, établi à Hazebrouck. Ils se déroulent entre 1933 et 1934 et donnent lieu à un procès-verbal de réception attestant de leur achèvement conforme au projet initial.

Au-delà de cette campagne structurante, l’ensemble funéraire témoigne d’une évolution progressive des formes, des matériaux et des sensibilités commémoratives au fil du temps. Les monuments les plus anciens révèlent une tradition encore marquée par la sobriété du XIXᵉ siècle, comme en atteste une croix en fer forgé, anonyme, dont le dessin simple et élancé s’inscrit probablement dans cette période. À côté de ces éléments modestes apparaissent des tombeaux plus monumentaux, notamment un caveau familial massif qui affirme, par son volume et son traitement, la volonté de pérennité et d’affirmation sociale propres à certaines lignées locales.

Le cimetière conserve également deux exemples remarquables de boîtes-vitrines funéraires, aujourd’hui en très bon état. Ces dispositifs, qui abritent sous verre couronnes, photographies ou objets de piété, traduisent une pratique mémorielle plus intime, développée à la fin du XIX et au début du XX siècle, où la personnalisation de la sépulture accompagne l’essor de la photographie et des arts funéraires industriels.

Plusieurs signatures de marbriers régionaux ont été relevées sur les monuments, attestant de l’inscription du cimetière dans un réseau artisanal actif à l’échelle du territoire. Figurent notamment les noms de J. Théry, à Hazebrouck, et de Lefebvre, à Bergues.

Le cimetière s'implante sur le pourtour de l'église, avec une emprise plus importante au sud. L'espace funéraire dispose d'une clôture végétale composée d'une haie basse. L'accès principal se réalise par le sud et l'ouest.

L'espace est densément occupé par les tombes qui se répartissent de façon organisée sur l'ensemble de la parcelle.

La pierre calcaire, la pierre bleue et le granite sont essentiellement employés pour la réalisation des tombeaux. Quelques éléments remarquables en fonte ou fer forgé, en fer blanc (boites-vitrines funéraires), en marbre blanc.

  • Murs
    • calcaire
    • granite
    • marbre
    • fer
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Annexes

  • Les boîtes-vitrines funéraires : un patrimoine mémoriel en voie de disparition
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Tachet Nicolas
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