Dossier d’œuvre architecture IA59005940 | Réalisé par
Tachet Nicolas (Rédacteur)
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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  • inventaire topographique, canton de Cassel
Ferme
Œuvre recensée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
  • Commune Bavinchove
  • Adresse 51 route de Saint-Omer
  • Cadastre 2025 A 154
  • Dénominations
    ferme, maison
  • Destinations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    hangar agricole

En 1897, la gare de Cassel à Bavinchove est déjà en activité depuis près de cinquante ans. La ligne Hazebrouck–Dunkerque, inaugurée en 1848, a profondément transformé l'économie locale et reconfiguré les flux de personnes et de marchandises dans la plaine flamande. Le hameau de Bavinchove, jusqu'alors modeste écart agricole au pied du Mont Cassel, se trouve désormais traversé par l'une des artères ferroviaires les plus fréquentées du département du Nord.

C'est dans ce contexte de relative prospérité que la ferme est construite en 1897, à quelques centaines de mètres de la gare, en bordure de la rue principale qui relie le point d'arrêt ferroviaire à la ville haute de Cassel. Sa localisation n'est pas anodine : implantée le long de cet axe de circulation intensifié par la présence du chemin de fer, l'exploitation agricole bénéficie d'un accès direct aux facilités de transport que la gare offre pour l'acheminement des productions vers les marchés régionaux - betteraves, céréales, lin, produits laitiers - selon les cultures dominantes de la Flandre intérieure à cette époque.

La date de 1897 place la construction de la ferme dans la dernière décennie du XIXe siècle, période de consolidation économique pour l'agriculture du Nord, portée par la mécanisation progressive des exploitations et par l'accès facilité aux engrais chimiques acheminés précisément par voie ferrée. Le propriétaire bâtisseur, vraisemblablement un exploitant agricole aisé ou un fermier prospère, fait le choix d'une construction dont le style rappelle les grandes maisons bourgeoises urbaines du secteur (à Arnèke en particulier).

Le secteur de la gare constitue à cette date un petit pôle de vie animé : outre les activités ferroviaires proprement dites, s'y développent les commerces et services liés au trafic voyageurs et marchandises - auberges, cafés, épiceries, artisans. La ferme de 1897 s'insère dans ce tissu mixte, mi-agricole/mi-commerçant, qui caractérise les abords immédiats des gares rurales du Nord à la Belle Époque. Elle témoigne d'un moment particulier de l'histoire du hameau, celui où la proximité du chemin de fer est encore perçue comme une opportunité et non comme une contrainte, avant que l'étalement urbain du XXe siècle ne vienne progressivement absorber ces parcelles agricoles dans un tissu péri-urbain continu.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , porte la date
  • Dates
    • 1897, porte la date

Ce logis de ferme, implanté à l’alignement d’une route principale, présente une façade ordonnancée et symétrique.

L’édifice, construit en brique rouge apparente, adopte un plan rectangulaire et s’élève sur deux niveaux carrés sous une toiture en pavillon à faible pente, couverte d’ardoises. Le faîtage est ponctué de deux souches de cheminée en brique disposées en pignon latéral, contribuant à l’équilibre volumétrique de l’ensemble. Une corniche moulurée en bois peint, soulignant la ligne d’égout du toit, marque la transition entre le mur gouttereau et la couverture.

La façade principale est organisée en cinq travées régulières. L’axe central est souligné par une volée de marche en pierre bleue qui conduisent à une porte d’entrée en bois dont la partie supérieure est vitrée et protégée par une grille décorative en ferronnerie. Elle est surmontée d’un linteau droit et encadrée d’un chambranle clair. Un cartouche en pierre contient la date "1897". Les baies, distribuées de manière symétrique de part et d’autre de cet axe, sont rectangulaires et encadrées de bandeaux et linteaux saillants de teinte claire, les appuis de fenêtres sont en pierre bleue. Les menuiseries, en bois, présentent un découpage vertical simple.

Un bandeau horizontal marque la séparation entre le rez-de-chaussée et l’étage, accentuant la lecture ordonnée de la façade. Un muret en brique barre l'accès au logis ; un portillon central en ferronnerie blanche, en correspondance avec la porte d’entrée, en permet l'accès. Deux larges portails latéraux, également en ferronnerie peinte, ouvrent sur des accès charretiers situés de part et d’autre du logis.

Par ses proportions équilibrées, la régularité de ses travées et le soin apporté aux encadrements, ce logis illustre un modèle de maison de ferme représentatif du paysage bâti rural de la fin du XIXe siècle, adapté à un contexte aujourd’hui péri-urbain tout en conservant sa lisibilité architecturale d’origine.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    2 étages carrés
  • Couvertures
    • toit en pavillon
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Tachet Nicolas
Tachet Nicolas

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