Dossier d’œuvre architecture IA60001641 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, le bassin creillois
Ancienne fonderie de zinc Allary, puis usine de serrurerie (usine de coffres-forts) Fichet, puis garage de réparation automobile, puis dépôt d'autobus, puis entrepôt commercial
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Département de l'Oise
  • (c) Communauté de l'Agglomération Creilloise

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération Creil Sud Oise - Creil
  • Commune Creil
  • Adresse 90 rue Jean-Jaurès
  • Cadastre AE 3
  • Dénominations
    fonderie, usine de serrurerie, garage de réparation automobile
  • Précision dénomination
    fonderie de zinc, usine de coffres-forts
  • Appellations
    Allary, Fichet
  • Destinations
    garage, entrepôt commercial
  • Parties constituantes non étudiées
    cheminée d'usine, atelier de fabrication, voie ferrée

Alexandre Fichet serrurrier à Paris est l'inventeur du premier coffre-fort incombustible en 1840. Suite aux nombreux brevets d'invention déposés dans la seconde moitié du 19e siècle, la société Fichet construit plusieurs usines. Celle de Creil est construite en 1903 à l'emplacement de la fonderie de zinc Allary (1878) sur une parcelle située entre la rue Jean-Jaurès et les voies ferrées ce qui lui permet dès le début de son activité d'être reliée à un embranchement ferroviaire particulier. A sa fondation, l'usine, succursale de Fichet, est dirigée par la Société Pinot et Cie puis à partir de juillet 1914 par la Société Bournisien-Beau et Cie. Elle fabrique des coffres-forts, des serrures de sûreté, des roues et numéros de loterie, des vitrines pour les musées, des armoires à tickets pour les chemins de fer. Dès le mois d'août 1914, l'usine doit fermer faute de main d'oeuvre. Elle est alors occupée par intermittence par l'armée : "installation d´un dépôt d´éclopés" en septembre 1914 puis du commandement de la 2e armée à partir d'octobre 1914. En 1916, elle produit des ailettes pour bombes de 150 et 240 mètres et emploie 96 hommes. Le site de production ferme probablement au cours de la décennie 1930. En 1972, l'usine désaffectée depuis près de 40 ans, est reprise par Joseph Malka, propriétaire du garage Central, rue de Gournay. Il installe au rez-de-chaussée des parkings, un atelier de graissage, de mécanique de peinture et des bureaux. Il fait construire une rampe d'accès au premier étage pour établir un vaste parking automobile de 1700 m². Un dépôt de bus puis des entrepôts sont ensuite installés dans les deux niveaux du bâtiment. Acquis par la ville de Creil en 2000, les bâtiments de l'ancienne usine de coffres-forts Fichet sont aujourd'hui désaffectés. Un projet d'équipement culturel est à l'étude en ses murs. L'usine compte 300 ouvriers avant 1914.

L'ancienne usine de coffres-forts est constituée d'un bâtiment unique (atelier de fabrication) à quatre travées bordant la rue Jean-Jaurès au sud et les voies de chemin de fer au nord. Il est construit en brique à un étage carré couvert de toits à longs pans en tuile mécanique et matériau synthétique translucide (pour la partie laissant filtrer la lumière). Le mur pignon rue Jean-Jaurès est traité comme une façade écran masquant les quatre travées d'ateliers : il est décoré de redents et surmonté d'amortissements en brique et pierre. Il est composé d'une travée centrale plus large encadrée par les deux travées latérales. La travée centrale est percée de deux rangées de quatre baies carrées avec linteau en fonte. Sa partie supérieure portait autrefois la raison sociale : "FICHET". Les façades ouest et est sont percée d'une double rangée de 13 baies dont deux sont aveugles. Elles portent encore les traces peintes blanches des inscriptions de l'usine : "COFFRES-FORTS FICHET 46 Rue de Richelieu" (façade ouest) et "COFFRES-FORTS FICHET. Paris" (façade est). La façade sur les voies ferrées porte les inscriptions "Coffres-forts", "Fichet, 46 rue de Richelieu Paris", "Serrures de sûreté". L'intérieur a été remanié notamment par l'aménagement d'un faux-plafond qui coupe la hauteur du rez-de-chaussée. La cheminée en brique est visible : sa base est carrée jusqu'au plafond du premier étage puis conique. Elle a été tronquée dans sa partie extérieure. Une rampe d'accès est accolée à la façade est : elle a été construite lorsque l'usine servit de garage automobile.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile mécanique, matériau synthétique en couverture
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Énergies
    • énergie thermique
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Techniques
    • peinture
  • Précision représentations

    La raison sociale de l'usine était peinte en lettres blanches sur les quatre façades. L'inscription "FICHET" sur la façade rue Jean-Jaurès est très dégradée. Les autres façades portent les inscriptions suivantes : "Coffres-Forts Fichet, 46 rue de Richelieu" sur la façade ouest ; "Coffres-Forts Fichet Paris" sur la façade est ; "Coffres-forts, Fichet, 46 rue de Richelieu, serrures de sûreté" sur la façade donnant sur les voies ferrées.

  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public
    propriété de la commune