À Liévin, en 1857, le charbon est découvert simultanément par la Cie des mines de Lens et une société de prospection nommée Lens-midi. La Cie des mines de Lens creuse immédiatement deux puits dont un (le puits n°3 dit Saint-Amé) sur le territoire de Liévin. La société Lens-midi qui deviendra, en 1862, la Cie des mines de Liévin, réplique et fonce en 1858, son premier puits : le puits n°1. Elle exploite un gisement de charbon gras. Un deuxième puits, nommé 1 bis, est foncé en 1874. Il sert de puits de service tandis que le puits 1 ter, foncé peu de temps après, assure le retour d'air. Le 14 janvier 1885 un coup de grisou tue 28 mineurs.
Lors de la Première Guerre mondiale la fosse est détruite. En 1922 elle est de nouveau opérationnelle. Le puits n°1 conserve peut-être son chevalement mais celui du 1 bis est remplacé.
À la nationalisation, en 1946, la fosse intègre le Groupe de Liévin. L'extraction cesse en 1956. La production est alors concentrée sur le puits n°6 d'Angres (62). Une station de pompage du grisou est mise en service en 1959. En 1966 le puits n°1 est remblayé. Le puits n° 1 bis assure l'entrée d'air des autres fosses, le puits 1 ter permettant le retour d'air de la fosse 3 de Lens (fosse Saint-Amé). Ils sont remblayés en 1979. Le chevalement du puits n°1 est détruit en 1977. Celui du 1 bis est sauvé par la municipalité.
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (1979-2025).