Dossier d’œuvre architecture IA80000161 | Réalisé par ;
Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022. Responsable de service région Picardie puis Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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  • enquête thématique régionale, édifices civils et édilitaires d'Amiens des 19e et 20e siècles
  • inventaire topographique, Amiens métropole
Hôtel de ville d'Amiens
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération Amiens Métropole
  • Commune Amiens
  • Adresse place de l' Hôtel-de-Ville
  • Dénominations
    hôtel de ville
  • Parties constituantes non étudiées
    chapelle

Selon A. Goze, l'hôtel de ville est attesté à son emplacement actuel, en 1209. L'hôtel des Cloquiers, place Saint-Martin, servit de maison commune de 1316 à 1595. Son état de vétusté engage la communauté de ville à édifier un nouvel hôtel de ville, près des halles, dont les fondations sont réalisées, en 1550. Le chantier est ensuite stoppé par les guerres civiles et religieuses. Deux autres projets auraient été envisagés, l'un à l'emplacement de la maison du Blanc-Pignon, au haut du Grand-Marché, en 1571, l'autre la place de Belle-Croix, tous deux abandonnés, pour reprendre le premier chantier, dont les travaux sont ralentis par le siège de 1597. En 1596, un marché est passé pour la couverture de la porte principale ; les séances de l'échevinage s'y déroulent en 1600. En 1602, on aménage une chambre voûtée au dessus de la porte, pour abriter les archives municipales. La façade, reproduite par H. Dusével et par les frères Duthoit, est ainsi décrite par A. Goze : construite en pierres et briques, elle présente une élévation à deux rangs superposés de pilastres cannelés, d'ordre ionique et corinthien, supportés par des consoles. Les grandes fenêtres carrées à doubles croisées de pierres sont couronnées de frontons triangulaires et semi-circulaires. Les niches entre les trumeaux, également surmontées de corniches et de frontons. Au milieu des frises d'arabesques, se distinguent les armes d´Henri IV. L'auteur mentionne également deux dates portées (1551 et 1595) sur deux pierres du soubassement, à gauche de la façade antérieure, dont la riche décoration était l'œuvre du menuisier amiénois Jacques Sallé, mentionné dans les délibérations du conseil municipal de 1588. Dans le pavillon droit, un escalier en bois, construit en 1612, donne accès à l'étage où se situaient la grande salle du conseil, séparée de la chapelle bénite en 1681 par une clôture de bois, et la salle d'audience. L'édifice est reconstruit en façade, entre 1757 et 1760, comme le montre le dessin de Louis Duthoit. Selon Aimé et Louis Duthoit, l'hôtel de ville construit entre 1755 et 1760 remplace un édifice dessiné en 1704 par l'ingénieur Le Soing, qualifié d'ingénieur Gâte-ville par la critique contemporaine. Le dessin reproduit par Duthoit figure une élévation à 14 travées. Deux pavillons à deux travées encadrent une façade à deux portes cochères, dont la travée est appuyée par une lucarne. Chaque travée de fenêtres à meneaux est rythmée par une travée pleine ornée de niche. On peut observer deux travées jumelées à droite. Louis Duthoit réalise également un dessin de l'hôtel de ville en 1853, figurant la façade nord de l'édifice flanqué de deux ailes semi-circulaires qui assure sa connexion avec la place qui la précède. L'édifice présente une élévation à 12 travées avec un corps central flanqué de deux pavillons latéraux et deux accès cochers. Selon le Dictionnaire historique et archéologique de Picardie, l'hôtel de ville, d'un style assez banal, est construit en 1757.

Selon les recherches menées par Nathalie Mette lors de l'enquête de 1997, l'hôtel de ville est construit entre 1756 et 1760 sur les plans des architectes Beffara et Jumel-Riquier, sur une partie des fondations de l'ancien hôtel de ville (1550-1600). En 1852, le conseil municipal en décide l'extension et l'achèvement, suivant le projet de l'architecte Henry Antoine, qui prévoit de construire deux ailes en retour d'équerre, au sud, et d'aménager une cour d'honneur fermée par une grille. Après sa démission en 1855, les travaux sont réalisés sous la direction de l'architecte Louis Vigreux, qui apporte des modifications à la décoration des façades. L'aile ouest est construite entre 1856 et 1859. Entre 1878 et 1880, les travaux de construction de l'aile est sont réalisés sous la direction de l'architecte Leullier.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 16e siècle, 1er quart 18e siècle , (détruit)
    • Principale : 3e quart 18e siècle, 2e moitié 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 17e siècle
  • Dates
    • 1550, daté par travaux historiques
    • 1551, daté par travaux historiques
    • 1595, daté par travaux historiques
    • 1602, daté par travaux historiques
    • 1612, daté par travaux historiques
    • 1704, daté par travaux historiques
    • 1852, daté par travaux historiques
    • 1856, daté par travaux historiques
    • 1878, daté par travaux historiques
  • Auteur(s)
    • Auteur : menuisier attribution par travaux historiques
    • Auteur :
      Beffara Pierre Louis
      Beffara Pierre Louis

      Pierre-Louis Beffara, architecte et ingénieur des Ponts et Chaussées, né en 1712 à Saint-Céré et mort le 8 avril 1776 à Arras. Il travaille pour la ville d'Amiens au milieu du XVIIIe siècle. Il est chargé de l'urbanisation de la ville basse, dresse les plans pour la restauration du beffroi, et participe à la construction de l'hôtel de ville. En 1756, il dresse les plans du mur de soutènement en dessous de l'église de Saint-Valéry-sur-Somme. En 1757, il devient architecte de la ville d'Arras. Pour la commune, il fait entre autres les plans de la place Victor-Hugo. Il participe également à la construction de quelques demeures et hôtels particuliers, notamment le palais épiscopal, actuellement la préfecture. Il semble travailler sur un champ plus large que celui de la ville d'Arras, car il dessine les plans du château d'Épagnette à côté d'Abbeville. En 1773, il travaille également à Doullens sur le plan de l'hôtel de ville et de la prison.

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      architecte attribution par travaux historiques
    • Auteur : architecte attribution par travaux historiques
    • Auteur :
      Vigreux Louis Victor Amédée
      Vigreux Louis Victor Amédée

      Architecte communal établi à Amiens, au Château d'Eau, en 1862 (annuaire).

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      architecte attribution par travaux historiques
    • Auteur :
      Leullier Louis Bernard Honoré
      Leullier Louis Bernard Honoré

      Architecte.

      1905 : architecte communal, domicilié rue Gaultier-de-Rumilly.

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      conducteur de travaux attribution par travaux historiques
    • Auteur :
      Antoine Louis Henry
      Antoine Louis Henry

      Architecte, président de la société régionale des architectes du nord de la France, président d'honneur de la société des Antiquaires de Picardie, membre du conseil départemental des constructions et bâtiments publics.

      Arrive à Amiens en 1846 pour construire la gare.

      Architecte de la ville jusqu'en 1856 (démission).

      Architecte de l'arrondissement de Doullens (Somme).

      Père de Georges Antoine et de Joseph Antoine. Grand-père d'Henry Antoine.

      1862 : domicilié 21 rue des Saintes-Maries (annuaire).

      1881 : domicilié 10 rue des Saintes-Maries à Amiens avec son fils Joseph (19 ans) élève architecte.

      chevalier de la légion d'honneur, capitaine commandant honoraire de la compagnie des sapeurs-pompiers, membre du conseil municipal,

      Voir le site http://www.purl.org/inha/agorha/002/75226.

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      architecte communal attribution par travaux historiques
  • Statut de la propriété
    propriété publique

Ce dossier établi par Nathalie Mette en 1997 lors d'une enquête thématique sur les édifices civils et édilitaires d'Amiens a été mis à jour et enrichi par Isabelle Barbedor en 2002 dans le cadre de l'inventaire topographique d'Amiens métropole.

Bibliographie

  • GOZE, Antoine. Histoire des rues d'Amiens. Amiens : Alfred Caron imprimeur éditeur, 1854-1861.

    tome 3, p. 231-236
  • DUTHOIT, Aimé et Louis. Le vieil Amiens. Amiens : typographie et lithographie T. Jeunet, 1874 ; rééd. Amiens : CRDP, 1978.

    p. IX, XIV
  • SOCIETE DES ANTIQUAIRES DE PICARDIE. Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie. Tome I : Arrondissement d'Amiens, cantons d'Amiens, Boves et Conty. Amiens : Société des antiquaires de Picardie, 1919. Réed. Bruxelles : Editions culture et civilisation, 1979.

    p. 78-79

Documents figurés

  • Façade de l'hôtel de ville d'Amiens en 1704, d'après le dessin original de Le Soing, architecte du Roi, dessin par Le Soing, 1704, conservé aux archives communales. In : DUTHOIT, Aimé et Louis. Le Vieil Amiens, 1874.

    5e série, pl. 10
  • Amiens. Plan cadastral. Section LL, dite de la ville, dessin, Grevin géomètre, 1813 (AD Somme ; 3 P 1162).

    AD Somme
  • Section J, dite de la ville intra-muros, 3e feuille, dessin par Desroches géomètre, 1851 (DGI).

  • L'hôtel de ville en 1853, dessin par Louis Duthoit, 1853. In : DUTHOIT, Aimé et Louis. Le Vieil Amiens, 1874.

    3e série, pl. 27

Annexes

  • Description du nouvel hôtel de ville, en 1854
Date(s) d'enquête : 1997; Date(s) de rédaction : 1998, 2002
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022. Responsable de service région Picardie puis Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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