Dossier d’œuvre architecture IA80007466 | Réalisé par
  • inventaire préliminaire, arrière-pays maritime picard
Ferme
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) SMACOPI

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Nouvion
  • Commune Noyelles-sur-Mer
  • Adresse 9 rue du Général-de-Gaulle
  • Cadastre 1833 A2 158-160  ; 1971 A3 254
  • Dénominations
    ferme
  • Destinations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, cour, étable à chevaux, étable, remise, fournil

Une ferme figure sur le cadastre napoléonien selon un plan relativement différent à l´ancienne exploitation actuelle. Seules les dépendances situées au nord ont été reconstruites à l'emplacement même des bâtiments d'origine qui possédaient un plan en U avec extension à l'est. Un portique permettait l'accès depuis la rue du Général de Gaulle dans la cour au nord de la maison. La mare communale, aujourd'hui remblayée, était située en 1833 au sud de la propriété. D´après la couleur de la brique et la modénature, le logis principal semble avoir été édifié au cours du 3e quart du 19e siècle. Le corps sud, ajouté ultérieurement, est daté de 1877, date gravée sur le linteau d'une des fenêtres sur cour (la corniche n'a pas reçu le même traitement que le logis, ce qui permet d'avancer l'hypothèse selon laquelle la partie nord est plus ancienne). D'après la propriétaire, le logis ne possédait, à l'origine, aucune lucarne : le comble à surcroît permettait le stockage du grain, constituant également une isolation de la partie habitable. Chaque pièce possédait une cheminée à l'origine. La partie orientale de la cour était occupée par une grange en torchis et pans de bois à essentage de planches pour le bas de la construction. Mitoyenne des étables en brique, elle possédait des auges et avait donc la double fonction de grange-étables. Il ne reste rien de ce bâtiment. Au fond du jardin-potager, situé à l'est de la propriété, étaient situées les douves du château.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1877, porte la date

La propriété est accessible depuis la rue du Général-de-Gaulle par un portail pourvu de deux piliers en brique. Le mur d'enceinte est composé de chaînes en brique à remplissage de silex pour la partie nord (la partie sud, qui semble avoir été détruite, est entièrement composée de briques). Les bâtiments de cette ancienne ferme sont distribués sur les trois côtés d´une cour, formant ainsi un U. Le logis, totalement en brique, est situé le long de la rue. A l'origine long de cinq travées, il est complété par une partie au sud d'une travée légèrement saillante. Le rez-de-chaussée légèrement surélevé trahit la présence d'une cave (pavée et composée de brique, elle est située sous le deuxième salon et contient une pompe). Le décor est composé d'une rangée de briques saillantes au-dessus des ouvertures ainsi que d'une corniche moulurée. Le toit à longs pans pour la partie nord et à longs pans brisés pour la partie sud est en ardoise. Le comble à surcroît est ajouré de trois lucarnes modernes pour le corps à longs pans et d'une fenêtre droite pour la partie sud. L'angle nord sur cour a reçu un traitement arrondi plus encorbellement. Le linteau des ouvertures est légèrement arrondi. La porte nord de la façade sur cour a été condamnée. La porte d'entrée donne accès à la salle commune munie d'une cheminée picarde. Le revêtement du sol est en brique. Les bâtiments situés au nord de la propriété sont tous attenants mais possèdent une toiture indépendante à pan unique en pannes picardes. Il s'agit d'étables et d'un fournil à l'est (le four est encore en place). La façade sur cour ainsi que les pignons sont en briques, mais le mur postérieur est en torchis sur solin de briques. Le lattis et l'ossature sont visibles depuis l'intérieur de l'édifice. La corniche est composée d'une rangée de boutisses décalées et de panneresses. Les étables en brique sont converties actuellement en gîte. Elles sont composées de deux modules de trois travées chacun, agrémentées d'une porte large au sud. Le toit à longs pans en tuile, observant un léger coyau, est percé d'une lucarne à fenêtre pendante pour engranger. La corniche est, comme pour les autres bâtiments annexes, composée d'une rangée de boutisses saillantes et de panneresses.

  • Murs
    • torchis
    • brique
    • silex
    • pan de bois
    • appareil mixte
  • Toits
    ardoise, tuile flamande
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à longs pans brisés
    • appentis
    • croupe brisée
    • pignon couvert
  • Statut de la propriété
    propriété privée

La propriété communique avec sa voisine située au nord : s'agissait-il à l'origine d'une seule exploitation ? La qualité de la construction permet de croire que cette ancienne ferme était de taille relativement conséquente.

Documents figurés

  • Cadastre napoléonien de la commune de Noyelles-sur-Mer, encre et lavis sur papier, 1833 (AD Somme : E_DEP 1044).

Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) SMACOPI
Articulation des dossiers