Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France.
- opération ponctuelle
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Grand Roye
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Commune
Roye
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Adresse
10 rue Saint-Pierre
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Cadastre
2025
AR
231
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Dénominationséglise paroissiale
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VocablesSaint-Pierre
L’église Saint-Pierre est attestée en 1184. Elle est reconstruite vers 1535. L’église est classée au titre des Monuments historiques en 1908.
En décembre 1914, le clocher est dynamité par les Allemands pour éviter qu’il ne soit utilisé comme repère pour l’artillerie française. La nef et le transept sont détruits et le chœur est endommagé.
Selon la loi, les édifices protégés au titre des Monuments historiques et détruits pendant la Première Guerre mondiale doivent être reconstruits à l’identique. Mais un autre choix est fait pour l’église de Roye, choix unique en Picardie : celui de faire une construction mixte. En 1924, un nouveau décret classe le chœur de l’église Monument historique et déclasse la nef et le transept, détruits.
De 1931 à 1933, le chœur est restauré par M. Moreau, architecte des Monuments historiques tandis que la nef, le transept et le clocher sont reconstruits dans un style résolument contemporain par les architectes Emmanuel Gonse et Charles Duval. Ces derniers ont créé l’agence d’architecture "La Cité nouvelle" à Roye pour œuvrer à la reconstruction en Picardie au lendemain de la guerre - le chantier de l’église de Roye est l’un des plus coûteux pour l’agence.
Dans La Revue d’art sacré de 1936, Emmanuel Gonse présente son parti-pris : il préfère une construction moderne tant dans les formes que dans les techniques plutôt qu’une reconstruction dans un style "pseudo-gothique". Une reconstruction moderne a d’abord, selon lui, l’avantage d’être moins coûteuse. Mais surtout il avance des raisons esthétiques : une reconstruction moderne peut être harmonieuse avec la partie conservée et selon lui "chaque époque doit marquer son passage avec franchise en évitant les reconstitutions stériles".
Les architectes choisissent le béton armé pour reconstruire la nef et le clocher. Ce dernier est une véritable réplique du clocher de l’église Notre-Dame du Raincy (Seine-Saint-Denis) construite en 1923 par Auguste Perret, à une exception près : les panneaux de remplissage sont en brique avec motifs de losanges en brique surcuites, référence aux traditions décoratives du Santerre (Reconstructions en Picardie, 2000).
Décor intérieur
Les économies obtenues par l’utilisation de matériaux de gros-œuvre peu coûteux ont permis de faire appel à des artistes de premier plan pour le décor intérieur.
Les sculptures sur béton sont réalisées par Raymond Couvègnes (1893-1985) pionnier de la sculpture sur béton frais : chemin de croix, tympan, frise du narthex.
Les autels latéraux couverts de céramiques vernissées incorporées au ciment frais et les céramiques en ronde-bosse dans les niches des transepts sont l’œuvre de Maurice Dhomme (1882-1975).
Henri Marret (1878-1964) peint les fresques des transepts. Raymond Subes (1891-1970) réalise les grilles intérieures en fer forgé, les portes intérieures et la grande porte d’entrée.
Jean Hebert-Stevens (1888-1943) réalise les vitraux de l’église en collaboration avec son épouse Pauline Peugniez (1890-1987). Une partie de ses vitraux sont détruits en 1940. Ils sont restaurés ou remplacés par Pauline Peugniez puis par sa fille Adeline Hebert-Stevens (1917-1998) et son gendre Paul Bony (1911-1982).
La baie 8 est une création du maître-verrier Tournel en 1938 : il recompose une baie à partir de fragments des verrières du XVIe siècle, détruites pendant la guerre (ill.) (Corpus vitrearum, 1978).
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Période(s)
- Principale : 2e quart 16e siècle , (détruit)
- Principale : 2e quart 20e siècle
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Dates
- 1932, porte la date
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Auteur(s)
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Auteur :
Gonse Emmanuelarchitecte attribution par travaux historiquesGonse EmmanuelCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, associé à Charles Duval de 1906 à 1937, puis à Jean-Faugeron en 1952.
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Auteur :
Duval Charlesarchitecte attribution par travaux historiquesDuval CharlesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, associé à Emmanuel Gonse à partir de 1906.
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Auteur :
Marret Henri-Justinpeintre attribution par travaux historiquesMarret Henri-JustinCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Fils d'un joaillier, Henri-Justin Marret naît à Paris (2e) le 15 février 1878. Il se forme à l'École des beaux-arts de Paris, où il étudie la peinture et la fresque, technique qu'il perfectionne avant la Première Guerre mondiale, puis qu'il met en pratique dans les bâtiments civils et religieux de l'entre-deux-guerres. Le 25 juillet 1964, il décède à Fourqueux (Yvelines), où il s'était installé avec sa famille juste après la Première Guerre mondiale.
Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Marret [consulté le 14/06/2024]
- Auteur : céramiste attribution par travaux historiques
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Auteur :
Subes Raymondferronnier attribution par travaux historiquesSubes RaymondCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Ferronnier d'art né et mort à Étampes (Essonne), il fait ses étude à l'école Boulle et à l'école nationale supérieure des arts décoratifs.
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Auteur :
Couvègnes Raymond Emilesculpteur attribution par travaux historiquesCouvègnes Raymond EmileCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
L’église présente un plan en croix latine et se compose d’un narthex, d’une nef de cinq travées, de deux bas-côtés et d’un chœur de deux travées et abside. La nef et le transept sont construits en béton, le chœur en pierre, l’ensemble est couvert en ardoise. Le clocher s’élève sur la façade occidentale, coiffée d’une flèche ajourée. L’ossature est en béton, les panneaux de remplissage en brique.
La porte d’entrée est en fer forgé format des motifs de dentelles qui encadrent quatre cabochons dorés représentant les quatre évangélistes. Le tympan sculpté en béton représente saint Pierre entouré du premier pape et du pape Pie XI et des artistes ayant œuvré à la construction de l’église Les parties hautes du narthex sont décorés de sculptures en béton représentant des scènes de la vie de saint Pierre (Gonse, 1936).
Les murs des transepts et des partie hautes de la nef sont couvertes de fresques représentant des saints.
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Murs
- béton
- pierre
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Toitsardoise
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Plansplan en croix latine
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Techniques
- sculpture
- peinture
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Protectionsclassé MH partiellement, 1908/07/20
classé MH partiellement, 1924/12/18
classé MH partiellement, 1997/04/29
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Précisions sur la protection
Eglise, à l'exception de la nef et du transept (première travée du chœur) détruits pendant la guerre : classement par arrêté du 20 juillet 1908 et par décret du 18 décembre 1924 -
Nef, clocher et transept (cad. AR 231) : classement par arrêté du 29 avril 1997
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Référence MH
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Bibliographie
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FRANCE. Corpus Vitrearum Medii Aevi. Les vitraux de Paris, de la Région parisienne, de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais. Recensement des vitraux anciens de la France, vol. 1. Paris : éditions du CNRS, 1978.
p.231-232 -
Reconstructions en Picardie après 1918. Red. NIVET, Philippe, LOBRY, Gérard, et al. Paris : Réunion des Musées Nationaux, 2000.
[Exposition. Laon, Archives départementales de l'Aisne, 2000-2001 ; Blérancourt , Musée national de la coopération franco-américaine, 2000-2001 ; Noyon, Musée, 2000-2001 ; Soissons, Musée, 2000-2001 ; Albert, Office culturel, 2000-2001 du 16 septembre 2000 au 16 décembre 2001]
-
[en ligne]
CAPPRONNIER, Jean-Charles. FOURNIS, Frédéric. GERARD, Alexandra, TOUZET, Pascale. L’art sacré entre les deux guerres : aspects de la Première Reconstruction en Picardie. In Situ [En ligne], décembre 2009.
Périodiques
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GONSE, Emmanuel. L'église Saint-Pierre de Roye. L'Art sacré, mars 1936, n°9, pp. 76-81
-
LEZÉ-OLIVIER, Élisabeth. Maurice Dhomme (1882-1975). Sèvres. Revue de la société des amis du musée national de Céramique, 2018, n°27.
Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).
Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).