Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Région Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Saint-Riquier
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Adresse
3 rue du Général-de-Gaulle
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Cadastre
2024
AD
23
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Dénominationsmaison
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Appellationsdu Grognard, Maison Napoléon
Si la maison actuelle est construite en 1837 pour un ancien grognard de Napoléon Ier - auquel il aurait rendu ici un hommage appuyé en donnant une forme équivoque au pignon qui rappelle celle du couvre-chef de l'empereur, son occupation foncière est bien plus ancienne et son attribution un peu plus nuancée que celle généralement admise.
Au XVIe siècle, il est en effet question d'un hôtel, dit hôtel du Blanc Coulon, peut-être en raison de la présence d'un colombier en pierre. Avant 1665, la maison est la propriété du procureur royal Jean Butey qui la vend à cette date à Jean Garin, sergent royal. Au XVIIIe siècle, elle devient la propriété de la famille Judey, dont plusieurs membres de générations successives exercent la profession de chirurgien. Au début du XIXe siècle, par son mariage avec Elisabeth Euphrasine Judey, Louis Nicolas Lefebvre (1760-1821), bourgeois et maire de Saint-Riquier de 1812 à 1815, en devient propriétaire. Leur fils, Louis Angilbert Lefebvre, connu pour être un bonapartiste engagé, en hérite ensuite, avant que le bien ne soit transmis à sa fille, Rose Aline Lefebvre. Son mariage avec Louis Joseph Petit (1792-1863) en 1836 fait passer la propriété à ce dernier. Le plan de cadastre napoléonien de 1811 (AD Somme ; 3 P 1237) présente la parcelle de forme triangulaire complètement fermée de bâtiments et ouverte uniquement à l'ouest, vers l'ancienne rue Habingue, qui aujourd'hui prolonge la rue du Général-de-Gaulle.
Sergent dans l'armée napoléonienne et blessé à Ligny, le 16 juin 1815, deux jours avant la bataille de Waterloo, Louis Joseph Petit reprend par la suite une vie civile en s'installant à Saint-Riquier. Il y exerce la profession de receveur des Contributions indirectes. Mais c'est surtout son statut d'ancien grognard de l'armée napoléonienne qui va lui permettre d'intégrer la famille Lefebvre. L'année suivant son mariage, même s'il semble propriétaire, et selon les travaux de l'historien Philippe Bucamp, des demandes de travaux sont faites par Angilbert Lefebvre, son beau-père. Le projet, interprété à partir des anciennes dispositions d'implantation présentes sur le plan parcellaire de 1811, consistent en une transformation complète de la maison en démontant certains bâtiments, afin de modifier son orientation vers le nord. Par ailleurs, il donne au toit la forme imitant le célèbre chapeau de Napoléon, surmonté d'une statuette représentant l'Empereur. Cette modification permet ainsi d'orienter la maison vers la place du Beffroi (IA80011089), qui, à cette époque, constitue encore le cœur de l'activité du bourg et lui procure une grande visibilité.
Abîmée par les ans, la statuette de l'Empereur qui surmontait le sommet du pignon, est remplacée en 1952 par une autre statuette (ill.) réalisée par le sculpteur amiénois Léon Lamotte. L'œuvre est inaugurée en 1962, en présence du prince Murat et de plusieurs membres du Souvenir napoléonien de Picardie. Une plaque commémorative rappelle cet événement (ill.).
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Période(s)
- Principale : 2e quart 19e siècle
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Dates
- 1837, daté par source, daté par travaux historiques
Cette maison, modeste par la taille, et construite majoritairement en pierre de taille, doit son principal intérêt à son pignon qui épouse la forme du bicorne de Napoléon Bonaparte, dont la statue couronne le sommet. Son emplacement lui procure par ailleurs une visibilité accrue, qui a sans nul doute contribué à sa notoriété.
La maison occupe une parcelle de forme triangulaire dans le bourg ancien, coincée entre l'ancienne rue du Montier, qui prolonge la place du Beffroi, la rue du Sac, en contrebas, et la ruelle du Blanc-Coulon qui fait la liaison entre les deux rues précédentes. Orientée selon un axe nord-sud parallèle à la ruelle, la maison d'habitation profite à la fois de la déclivité du terrain pour loger une cave directement accessible depuis l'extérieur, et d'une orientation de son pignon principal vers la place du Beffroi qui met justement en valeur le pignon et la forme singulière de ses rampants. Ce pignon, composé de trois travées, avec une entrée centrale surélevée, encadrée par deux ouvertures devient même la façade principale de la maison. La façade longitudinale, sur jardin, orientée du côté ouest, présente une élévation à cinq travées avec comble à surcroît, délimité par un cordon plat et éclairé du côté ouest par une lucarne capucine. De l'autre côté, d'autres lucarnes rampantes, plus tardives, ont été percées. L'ensemble est couvert d'un toit en ardoise, à longs pans et pignons découverts.
Elle est prolongée au sud d'une partie en brique qui pourrait correspondre à un vestige de l'ancienne maison.
La plaque commémorative qui a été posée sur le côté de la façade occidentale (ill.) porte l'inscription : LOUIS-JOSEPH PETIT 1792-1863 / SOLDAT DE LA GRANDE ARMÉE, BLESSÉ À LIGNY / LE 16 JUIN 1815. MÉDAILLÉ DE SAINTE-HÉLÈNE / DEVINT RECEVEUR DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES / À SAINT-RIQUIER OÙ IL SE MARIA EN 1836 AVEC ROSE / ALINE LEFEBVRE 1809-1890. VERS 1840 / IL CONSTRUISIT CETTE MAISON DONT LE PIGNON / IMITANT LE CHAPEAU IMPÉRIAL LÉGENDAIRE FUT / SURMONTÉ DE LA STATUE DE NAPOLÉON 1ER / EMPEREUR DES FRANÇAIS, ROI D'ITALIE / RUINÉE PAR LE TEMPS, ELLE FUT REMPLACÉE PAR / UNE STATUE SEMBLABLE INAUGURÉE LE 1ER MAI 1962 / EN PRÉSENCE DE S.A. LE PRINCE PAUL MURAT / REPRÉSENTANT SAI LE PRINCE NAPOLÉON/ VILLE DE SAINT-RIQUIER / SOUVENIR NAPOLÉONIEN SECTION DE PICARDIE.
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Toitsardoise
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Étagessous-sol, en rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- personnage profane
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Précision représentations
Figure de Napoléon, empereur, sculpté en ronde-bosse au sommet du pignon de la maison.
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH, 1965/05/06
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Précisions sur la protection
Inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du 6 mai 1965 : Façades et toitures.
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Référence MH
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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Documents figurés
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Plan masse de la propriété (parcelle 293). Extrait du plan parcellaire cadastral, dit plan napoléonien, secion H1 : La ville, le Moulin Canique, 1811 (AD Somme ; 3 P 1237).
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
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