Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
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Lefébure ThierryLefébure ThierryCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe au Service régional de l'Inventaire des Hauts-de-France (2023).
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération de la Baie de Somme - Abbeville
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Commune
Mareuil-Caubert
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Lieu-dit
Caubert
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Adresse
route de Rouen
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Cadastre
2024
AN
82 à 85, 14-15
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Dénominationsmanoir
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Parties constituantes non étudiéesgrange, étable, hangar agricole, pigeonnier
La maison seigneuriale de Caubert aurait été bâtie au XVe siècle (Seydoux, 2003) par la famille d’Abbeville, dite d’Yvregny, qui acquiert la seigneurie au début du XVe siècle (de Belleval, 1870). La fenêtre à meneau située à l'étage ainsi que l’archivolte à profil en bec-de-cordin qui reprend la forme segmentaire de l'arc de la porte d’entrée tendent à confirmer cette période de construction et font de ce manoir l'un des édifices civils les plus anciens de la Picardie maritime. Ces différentes caractéristiques se retrouvent également au logis du prieuré d'Airaines, construit dans le premier tiers du XVIe siècle (La Picardie historique et monumentale, 1883-1899). Les deux édifices font partie des rares logis en pierre blanche existants dans le territoire.
En 1520, la seigneurie devient la propriété de la famille de Monchy, par le mariage de Marguerite d'Abbeville avec Jean de Monchy. En 1590, une nouvelle alliance permet la transmission du domaine à Alexandre de Morogues.
Au XVIIIe siècle, en 1750, le manoir et son domaine sont vendus à la famille Lefebvre de Wadicourt, qui en est propriétaire jusqu'en 1871. Au début du XIXe siècle, elle possède le manoir mais également le bois de Caubert, des terres labourables, des vergers, des futaies et un jardin potager qui s'étend à l’arrière du manoir (AD Somme ; 3 P 512/5).
La plupart des bâtiments de la ferme qui dépendent du manoir sont déjà représentés sur le plan du cadastre napoléonien, réalisé vraisemblablement vers 1825. Ils s’organisent autour d’une cour centrale. Les écuries sont accolées à gauche du manoir. À gauche de la cour, les bâtiments servaient d’étable. En face du manoir, une petite construction en pans de bois et torchis accueillait autrefois une bergerie. À droite de la cour, la première partie du bâtiment servait de stockage pour le foin et l'autre partie abritait une porcherie.
Un pigeonnier a été construit à l’ouest de la bergerie, le long de la ruelle de Caubert ; il porte la date de 1877 en fers d’ancrage.
Le petit bâtiment à l'extérieur de la cour de la ferme, représenté sur le cadastre, a été remplacé dans la seconde moitié du XIXe siècle par deux nouvelles constructions, dont l'une porte la date de 1897. Un troisième bâtiment, en pans de bois et torchis, a également été construit hors de la cour à la même époque. Les deux portes charretières percées de chaque côté de l'édifice laissent penser qu'il pourrait s'agir d'une charreterie.
L’étable semble avoir été modifiée au cours du XIXe siècle, et contrairement aux autres édifices construits en pans de bois et torchis ou en bardage en bois, elle est bâtie en brique.
Un incendie a détruit la toiture du manoir à une date indéterminée (témoignage oral). La partie supérieure de la demeure a alors été reconstruite en brique.
Un grand hangar agricole a été ajouté à la ferme dans les années 1960, puis agrandi dans les années 2000. La ferme est toujours en activité aujourd’hui.
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Période(s)
- Principale : 15e siècle , daté par travaux historiques
- Secondaire : 18e siècle, 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
- Secondaire : 2e moitié 19e siècle , porte la date
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Dates
- 1877, porte la date
- 1897, porte la date
Le manoir et sa ferme sont situés dans l'ancien village de Caubert, au sud-ouest du cimetière. Ils sont construits sur le coteau des monts de Caubert. Les bâtiments s'organisent autour d'une vaste cour, au fond de laquelle se trouvent le manoir et les anciennes écuries, transformées depuis en gîtes touristiques. À droite, une grange et une ancienne porcherie, à gauche les anciennes étables, et le long de la rue un pigeonnier, un puits et une ancienne bergerie. Quatre édifices complètent cet ensemble à l'extérieur de la cour, à l'arrière du manoir.
Le manoir
Le manoir, de plan rectangulaire, est bâti en pierre calcaire de moyen appareil, sur un soubassement de brique et de silex de petit appareil. La partie supérieure de l'élévation est en brique et témoigne d'une restauration postérieure avec possiblement une surélévation opérée à cette occasion. L'édifice s'élève sur un étage carré et un étage de comble à surcroît. Il possède une petite cave en sous-sol, voûtée en pierre calcaire, et accessible depuis un escalier dont la voûte est en plein cintre.
L'édifice est couvert par un toit en ardoise à longs pans et pignons couverts. La façade sur cour du manoir, la mieux conservée, est percée d'une porte surmontée d'un arc segmentaire souligné par une archivolte. Les différentes fenêtres (deux par niveau), ont des tailles et des formes variées, attestant de différentes reprises et transformations. La fenêtre de droite à l'étage a été réduite en taille, sa partie haute ayant été en partie comblée avec de la brique.
Plusieurs moulures permettent de dater la construction de l'édifice au XVe siècle. Tout d'abord, trois des fenêtres conservent les fines colonnettes sur leurs piédroits. Celle de gauche à l'étage conserve même son meneau. Le soubassement est surmonté d'un larmier en pierre blanche tandis qu'un bandeau de pierre calcaire en saillie délimite le rez-de-chaussée et le premier étage.
À l'intérieur, un escalier en vis permet d'accéder au premier étage, il est constitué autour d'une grande poutre centrale taillée dans un seul arbre. Enfin, la grande cheminée de la pièce principale possède une hotte en pierre calcaire et deux corbeaux ornés de feuilles de chou d'ornement.
La ferme du manoir
La porcherie et la grange
À droite de la cour, le bâtiment servait de porcherie dans sa partie sud et d'espace de stockage dans sa partie nord. C'est un long édifice de plan rectangulaire d'environ 50 m. Il est construit en pans de bois, recouvert de bardage de bois, sur un soubassement en brique. De nombreuses ouvertures sont percées sur l'élévation côté cour, fermées par des portes ou des volets en bois. L'ensemble est couvert par un toit en tuile mécanique à longs pans et pignon couvert. Une cave voûtée en brique est aménagée sous une partie de l'édifice. La voûte repose sur un pilier central polygonal.
L’étable à vache
Une ancienne étable fait face à l'ancienne porcherie et grange, à gauche de la cour. C'est également un grand bâtiment de plan rectangulaire, qui s'étend sur une cinquantaine de mètres. Il est construit en brique. De nombreuses ouvertures sont aménagées sur sa façade sur cour, et trois lucarnes sont percées sur son toit. L'ensemble est couvert par un toit en tuile à longs pans et pignons couverts.
La bergerie
L'ancienne bergerie, construite le long de la ruelle de Caubert, est de plan rectangulaire. Elle est bâtie en pans de bois, recouverts de bardage en bois sur un soubassement de brique. Une grande ouverture charretière est percée sur le bâtiment, côté cour. Cette ouverture est encadrée de deux petites fenêtres et surmontée d'une lucarne gerbière. La bergerie est accolée à un petit bâtiment en brique à l'est. Les deux constructions sont couvertes par des toits en tuile à longs pans et pignons couverts.
Le pigeonnier
Le pigeonnier se compose d'une partie centrale qui s'élève sur un étage, encadrée de deux appentis. Il est bâti en brique. L'élévation coté cour présente trois portes surmontées d'un arc en plein cintre, percées sur chacune des parties, une gerbière pour le pigeonnier, surmonté d'un oculus. Les toits sont en tuile. Les appentis sont couverts par une couverture à un pan et pignons couverts. La partie centrale possède un toit à deux pans, orné de lambrequin et d'un épi de faîtage.
Les écuries
Les anciennes écuries sont accolées au mur-pignon gauche de la demeure. Elles sont bâties en pans de bois et torchis, sur un soubassement en brique. Elles sont couvertes par un toit à longs pans et pignons couverts, percées de quatre lucarnes gerbières et d'une lucarne jacobine. Ces anciennes écuries servent aujourd'hui de gîte.
Les bâtiments agricoles hors cour
Derrière le manoir est construit une grange. Bâtie en brique, elle est couverte par un toit en tuile à longs pans et pignons couverts. Deux grandes ouvertures sont percées sur son mur-pignon nord, en face du manoir, ce qui témoigne de l'utilisation du bâtiment comme espace de stockage. Sur ce même mur-pignon sont posés plusieurs carreaux de faïence, décorés des motifs ornementaux et d'un lion. La date de 1897 est inscrite sur la partie haute du mur.
À côté de cette grange, un petit bâtiment construit en parpaing sur un soubassement de brique abrite une large cheminée. Une petite construction, accolée contre la cheminée, abritait autrefois un four à pain.
Une charreterie est construite à proximité de cet ensemble. Elle est bâtie en pans de bois et torchis, couverte d'un toit en tuile à longs pans et pignons couverts.
Enfin un grand hangar agricole a été ajouté à l'ouest de l'ensemble.
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Murs
- calcaire moyen appareil
- torchis pan de bois
- brique
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Toitstuile
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Étages2 étages carrés, comble à surcroît
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Couvertures
- toit à un pan pignon couvert
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Éléments remarquablesmanoir
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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Documents d'archives
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AD Somme. Série P ; Sous-série 3 P : 3 P 512/5. État de section, Mareuil-Caubert, [s.d.].
Bibliographie
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BELLEVAL, René de. Les Fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu : essai sur leur transmission depuis l'an 1000 jusqu'en 1789. Saint-Pierre-de-Salerne (27800 Brionne) : Gérard Monfort, 1975. 352 p.
[Reprod. en fac-sim. de l'éd. originale]. Paris : Dumoulin, 1870.
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SEYDOUX, Philippe. Gentilhommières en Picardie. Ponthieu et Vimeu. Paris : Éditions de La Morande, 2003.
Avec [la collaboration de] Alain de BOIVILLE, Jean-Charles CAPRONNIER, Marcel ÉVRARD, Ludovic FROISSART, Christian du PASSAGE, François VASSELLE, Henri de WAILLY.
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SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE PICARDIE. FONDATION EDMOND SOYEZ. La Picardie historique et monumentale. Tome I, Arrondissement d'Amiens. Amiens : impr. de Yvert et Tellier / Paris : A. Picard et fils, 1893-1899. 490 p. et pl.
Réunit :
Amiens. La Cathédrale / notice par Edmond Soyez Amiens. Edifices civils, maisons particulières, maisons hospitalières et religieuses, fortifications / notices par Auguste Janvier Amiens. Eglise Saint-Germain l'Ecossais / notice par G. Durand Amiens. Eglises Saint-Leu et Saint-Remi / notices par Edmond Soyez Canton de Poix / notices par M. Roux Canton de Villers-Bocage / notices par M. de Guyencourt Canton de Boves / notice par M. A. Janvier ; notes diverses par M. C. Enlart Le Manoir de Rumigny [au canton de Boves] / par M. J. Roux Canton de Conty / notices par R. de Guyencourt Canton de Picquigny / notices par M. J. Roux Canton de Molliens-Vidame / notices par R. de Guyancourt Canton d'Hormoy / notices par A. Janvier Canton d'Oisemont / notices par Edmond Soyez et A. Janvier Canton de Corbie / notices par Hector Josse.
Chercheuse associée à l'inventaire pour l'étude du pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme. (2023-2026)
Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
Chercheuse associée à l'inventaire pour l'étude du pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme. (2023-2026)