Ces deux tableaux d'autel, formant deux pendants font partie du décor du maître-autel.
En effet, ils forment avec le tableau d'autel du retable une sorte de triptyque ou Calvaire, la disposition et l'attitude de la Vierge et de saint Jean ne prenant toute leur signification qu'au regard du tableau du retable représentant le Christ en croix avec sainte Madeleine (non étudié).
Ces tableaux ont été exécutés en 1836 par le peintre rémois Jean-Baptiste Louis Germain (1782-1842), qui a aussi réalisé le tableau de la Charité de saint Martin (IM02002398) qui, lui, est daté de 1838. Ces deux tableaux sont un parfait exemple de l'œuvre de cet artiste provincial, formé à Reims puis à Paris dans l'atelier du peintre néo-classique Regnault. Ces œuvres sont traditionnellement connues comme la réplique d'un ensemble similaire exécuté en 1813 pour la cathédrale de Reims.
Ce qui frappe, c'est l'archaïsme des compositions et des attitudes des personnages, qui ne doivent rien au néo-classicisme où aux courants stylistiques alors en vogue en 1836. Elles reprennent en effet des types iconographiques issus de la peinture française du XVIIe siècle et paraissent dériver de modèles de Le Brun. Elles reflètent aussi la formation artistique de cet artiste rémois dont les œuvres sont marquées par un néo-classicisme assez archaïsant.
Ces toiles ont probablement remplacé les œuvres originelles qui étaient contemporaines des cadres. Il s'agit peut-être de copies de ces compositions, en trop mauvais état pour être conservées.