Dossier d’œuvre objet IM02003043 | Réalisé par ;
Riboulleau Christiane
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • recensement des peintures murales
  • enquête thématique régionale, la basilique de Saint-Quentin
Peinture monumentale du croisillon sud du grand transept : Calvaire
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération du Saint-Quentinois - Saint-Quentin
  • Commune Saint-Quentin
  • Adresse Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
  • Emplacement dans l'édifice croisillon sud du grand transept colonne orientale entre les collatéraux du chœur

Stylistiquement, cette peinture ne peut absolument pas être attribuée au 13e siècle et sans certitude au 14e siècle. Sa facture générale semble plus proche du 15e siècle, cependant des archaïsmes iconographiques et de nombreuses erreurs techniques laissent planer un doute sur sa datation. Le fait que le Christ ait les jambes parfaitement droites sur la croix, que sa tête soit à peine penchée et que ses yeux soient ouverts rappelle une iconographie du tout début du 13e siècle. De même, la recherche de tension dramatique, propre au 14e siècle et le pathétisme exacerbé, caractéristique du 15e siècle, sont totalement absents de cette image, en particulier chez la Vierge.

Cependant, la recherche de perspective dans la représentation du paysage vallonné et de la ville à l'arrière-plan, l'observation très juste du décor urbain tendent à prouver que cette peinture a été exécutée à la fin du 14e siècle ou au tout début du 15e siècle, apparemment par un artiste sans grand talent : on remarque ainsi le traitement plutôt naïf du visage de saint Jean, le raccourci fort mal maîtrisé des bras du Christ. Le contraste entre le traitement maladroit des personnages et le rendu assez juste du décor de fond suggère que deux artistes ont peut-être oeuvré ensemble à ce décor peint et se sont réparti les tâches. Il est possible que cette peinture ait servi de retable à l'autel de Saint-Julien, installé vers 1400 devant ce pilier.

La peinture, qui était encore bien visible jusqu'à la Première Guerre mondiale, a été intégrée dans la seconde moitié du 19e siècle aux peintures ornementales dont on couvrait l'intérieur de l'édifice, et a reçu alors un large cadre peint. L'effacement de cette scène provient sans doute d'une exposition aux intempéries, conséquence de l'effondrement de la voûte du choeur et des transepts en 1917. Le cadre peint ornemental a été retiré lors des restaurations de l'entre-deux-guerres et quelques traits de peinture noire ont été rajoutés dans le but de rendre un peu de lisibilité à la scène.

  • Période(s)
    • Principale : limite 14e siècle 15e siècle , (incertitude)
  • Lieu d'exécution
    Édifice ou site : Picardie, 02, Saint-Quentin

La peinture, posée sur un enduit de faible épaisseur, semble avoir été exécutée à la détrempe. Elle est située sur deux tambours d'une des colonnes du pilier cantonné, à quelques centimètres de la base du fût, vers l'intérieur du transept. Une fine bordure peinte en rouge délimite un cadre rectangulaire vertical dans lequel se trouve la scène.

  • Catégories
    peinture murale
  • Structures
    • plan, rectangulaire vertical
  • Matériaux
    • enduit, support peinture à la chaux
  • Précision dimensions

    La scène est située à 32 cm de la base de la colonne : h = 77 ; la = 32.

  • Iconographies
    • scène biblique, ville Calvaire, Christ en croix, de face, Vierge, saint Jean, figuration partielle, en pied, tristesse, fond de paysage
  • Précision représentations

    Le Christ est fixé sur une croix haute, ses jambes sont droites et sa tête légèrement penchée vers sa droite. La Vierge est à sa droite, un peu de trois-quarts, et saint Jean à sa gauche et de face. Ce dernier porte la main à son visage en signe d' affliction. En raison de l' étroitesse du cadre, ces deux personnages ne sont visibles qu'aux trois-quarts. Derrière la croix, une succession de collines mène le regard vers une ville avec une enceinte fortifiée, vue de loin, censée évoquer Jérusalem. Au-dessus de cette ville, un fond bleu représente le ciel.

  • État de conservation
    • oeuvre restaurée
    • mauvais état
    • oeuvre menacée
  • Précision état de conservation

    La peinture, extrêmement effacée, n'est presque plus visible. Elle menace de disparaître. Une photographie antérieure à 1914 montre que la scène avait à cette époque un large cadre rectangulaire, peint au 19e siècle. Ce cadre a été effacé lors des restaurations de l'entre-deux-guerres et quelques traits noirs ont été peints pour rendre un peu de lisibilité à la scène.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    classé au titre immeuble, 1840
  • Référence MH

Documents figurés

  • Peinture murale : Calvaire, photographie, vers 1914 (Société académique de Saint-Quentin : FSA-VI-060).

Date d'enquête 2001 ; Date(s) de rédaction 2008
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Riboulleau Christiane
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.