Dossier d’œuvre objet IM62003986 | Réalisé par
Girard Karine (Rédacteur)
Girard Karine

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France.

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Riboulleau Christiane (Contributeur)
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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  • patrimoine de la Reconstruction
  • enquête thématique régionale, La première Reconstruction
  • mobilier et objets religieux
Ensemble de cinq verrières historiées de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié : scènes des sept douleurs de la Vierge
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Sud-Artois - Bapaume
  • Commune Bapaume
  • Adresse Église paroissiale Saint-Nicolas , rue de l'Église
  • Emplacement dans l'édifice chapelle Notre-Dame-de-Pitié (baies 112, 114, 116, 118, 120)
  • Dénominations
    verrière
  • Titres
    • Scènes des sept douleurs de la Vierge
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Bien que la chapelle continue à être dédiée à Notre-Dame-de-Pitié et accueille de nouveau la Pietà médiévale, le programme iconographique des vitraux de l'abside, s’il est toujours consacré à la Vierge est différent de celui d'avant-guerre. Ce dernier était consacré aux mystères de la Vierge (les "mystères joyeux" : Annonciation, Visitation, Nativité, Présentation au Temple, Recouvrement de Jésus lors d'un pèlerinage à Jérusalem ; les "mystères douloureux" : Agonie de Jésus, Flagellation, Couronnement d'épines, Portement de la Croix, Crucifixion ; les "mystères glorieux" : Résurrection de Jésus, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de Marie).

Les gammes colorées sont similaires dans toutes les verrières : bleu du manteau de la Vierge, rouge, orange et vert des vêtements des autres protagonistes. Dans aucune des verrières, le ciel n’est traité de manière naturaliste. Les pièces de verre forment comme des lambeaux juxtaposés, dans des couleurs irréalistes, en particulier dans la verrière de la Fuite en Égypte où le ciel est rose et vert ou dans la Crucifixion où alternent des bandes orange, rose, violette, bleue et turquoise.

Les symboles chrétiens sont très présents. Trois des cinq verrières sont traversées par des rais et les têtes des personnages saints sont systématiquement auréolées, l’auréole avec les branches de la croix spécifique au Christ étant chaque fois particulièrement imposante et visible.

Les personnages sont vêtus de longues tuniques recouvertes d’un manteau et coiffés de turbans ou chapeaux orientaux qui rappellent l'Orient des débuts de la Chrétienté. À défaut d'être historiquement fidèles aux tenues portées en Galilée à l'époque du Christ, elles sont représentatives de l'idée que l'on s'en fait encore au début du 20e siècle.

Ces vitraux illustrent bien la production de Joseph Benoit.

On y retrouve l'équilibre des compositions et leur côté très théâtralisé (Présentation au temple et Rencontre avec les docteurs où la scène donne l’impression de se dérouler sur une estrade encadrée de rideaux de scène). Les attitudes sont très étudiées pour donner aux personnages un maximum de vie (Fuite en Égypte). Les personnages portent des costumes détaillés (coiffes des sages dans le Temple ou sur la tête de Joseph dans la Fuite en Égypte, costume du légionnaire romain de la Crucifixion). Les paysages contribuent à la véracité de la scène (colonnes du Temple dans Jésus et les Docteurs, d’ailleurs seule « scène d’intérieur », pyramides dans La fuite en Égypte). Les visages sont très expressifs dès qu'il s'agit d'exprimer les sentiments humains (tristesse des visages de tous les personnages de la Crucifixion, y compris le légionnaire, soulagement de Joseph et Marie lorsqu’ils retrouvent leur fils au Temple). Les mouvements des corps sont fidèles à la réalité anatomique que le corps soit nu (position du corps du Christ sur la croix) ou habillé (Marie-Madeleine au pied de la croix).

Les couleurs sont très soutenues et franches, mais dans cette série de vitraux le blanc est peu présent.

Bien que réalisé en 1933-34, l'ensemble continue à être d'apparence très classique. Le style des verrières de la chapelle Notre-Dame est semblable à celui des verrières du chœur réalisées à la même période par le même atelier.

Lors de la restauration après la Seconde Guerre mondiale les frères Benoit, à la tête de l'atelier depuis 1936 et tous deux élèves des Beaux-Arts de Nancy, ont repris les cartons dessinés par leur père.

Dans L’Écho de Bapaume de décembre 1933, le curé de la paroisse consacre un long développement aux vitraux prévus pour le chœur et la chapelle Notre-Dame-de-Pitié. Inspirés de ceux de Sains-les-Marquions "d'une belle ordonnance, d'une richesse de coloris qui captivent et retiennent longuement le regard en même temps qu'ils portent à la piété. De style classique, ces vitraux sont traités par des procédés modernes. Avec des couleurs parfaitement harmonisées, une grande noblesse de visages et de mouvement, ils sont compréhensibles pour tous. (...) J'ai fait appel au même artiste, le Maître Verrier Joseph Benoit de Nancy, qui m'a promis de faire mieux encore qu'à Sains-les-Marquions." Il ajoute compter sur les dons des paroissiens "qui devront se montrer généreux" pour que "à Pâques 1934, lorsque les vitraux (...) resplendiront sous les feux du soleil, [je sois] en mesure de payer le travail accompli." Dégardin rapporte que les vitraux de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié sont, comme ceux du chœur, posés en avril 1934.

Les AD du Pas-de-Calais conservent également les demandes de dommage de guerre relatives à la Seconde Guerre mondiale (89W239). Ces documents permettent de voir que deux des vitraux de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié ont été endommagés (la Fuite en Égypte et Jésus rencontre sa mère) et trois totalement brisés (la Crucifixion, Jésus au milieu des docteurs et la Présentation au temple) par la chute d'une bombe en mai 1940. Leur restauration est confiée aux ateliers Joseph Benoit de Nancy, qui avaient conservé les cartons originaux, et achevée en 1955.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1934, daté par source
    • 1955, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Commune : Nancy
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Maison Joseph Benoit, Nancy (1912 - 2011)
      Maison Joseph Benoit, Nancy

      L'atelier Joseph Benoit est un atelier nancéien. Il a successivement vu travailler Joseph Benoit (1871-1939), puis ses deux fils Henri (1899-1960) et Pierre (1904-1977).

      Au départ en retraite de Pierre en 1969, la société est rachetée par les ouvriers de l’atelier et devient l’Atelier 54. Installé quelques années plus tard à Saint-Nicolas-de-Port (à proximité de Nancy), l'atelier a fermé en 2011.

      (Pour plus de détails sur l'histoire de l'entreprise et les caractéristiques stylistiques de l'atelier Joseph Benoit, voir l'annexe : L'atelier Joseph Benoit : des nancéiens au service des verrières de l'église Saint-Nicolas de Bapaume).

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      peintre-verrier signature, attribution par source

La chapelle Notre-Dame-de-Pitié compte cinq verrières situées dans l’abside de la chapelle (baies 112, 114, 116, 118 et 120). Toutes les baies sont composées de lancettes géminées surmontées d'un unique jour de réseau en forme de losange. Sous toutes les baies, hormis la 116, deux tables rentrantes d’une largeur identique à celle de la baie, portent un texte gravé puis peint. La lecture se fait en continu d’une table à l’autre.

Les verrières sont réalisées en verre antique de couleur. Les détails sont peints à la grisaille. Les pièces de verre sont tenues par un réseau de plomb.

Chaque baie est consacrée à un thème, la composition se répartissant de manière équilibrée sur les deux lancettes. Le bas de chaque vitrail porte le nom du donateur. Ce dernier est peint en réserve et ressort donc en lettres jaunes dans un bandeau noir bordé de rouge.

  • Catégories
    vitrail
  • Structures
    • lancette, 2, juxtaposé, en arc brisé
    • jour de réseau, losangé vertical
  • Matériaux
    • verre transparent, coloré verre antique, peint, grisaille sur verre
    • plomb, réseau
  • Précision dimensions

    Dimensions non prises.

  • Iconographies
    • Fuite en Egypte
    • Présentation au Temple
    • Jésus et les Docteurs
    • Montée au Calvaire
    • Crucifixion
  • Précision représentations

    Les cinq verrières sont consacrées aux cinq premières des sept douleurs  de la vierge. Les deux dernières douleurs ne sont pas représentées dans les vitraux mais en sculpture. La Pietà au-dessus de l’autel où Marie prend son fils mort dans les bras est la sixième douleur et enfin, la mise au tombeau du Christ qui fait l’objet du bas-relief sous la table d’autel est la dernière douleur de la Vierge.

    - baie 112 : la Présentation au temple

    Un rite religieux juif impose que les garçons premiers-nés soient rachetés 40 jours après leur naissance par un sacrifice animal car ils sont considérés comme consacrés au Seigneur. Les parents de Jésus présentent donc l’enfant au Temple où ils sont reçus par Syméon, un "homme juste et pieux", qui bénit l’enfant. Il le reconnait comme le "Maître" et "la lumière qui portera la révélation aux païens" et prédit à Marie que son fils "provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël (…) et que son cœur [le cœur de Marie] sera transpercé par une épée" (Luc, 2:22-39). La fête chrétienne qui est associée à cet épisode est célébrée le 2 février, date de la Chandeleur, originairement une fête païenne célébrant la lumière.

    Le vitrail reprend tous les éléments iconographiques associés à cette scène : Marie et Joseph portant une cage contenant les colombes offertes en sacrifice, Syméon portant l’enfant qui écarte les bras dans un geste de prêcheur, et à l’arrière-plan, la prophétesse Anne qui contribue à diffuser les paroles de Syméon. Deux anges affrontés séparés par des nuées occupent la partie haute des lancettes.

    Dans le jour de réseau se trouve l’Agneau aux sept sceaux.

    - baie 114 : Jésus et les docteurs de la Loi

    Cet épisode est également tiré de l’évangile de Luc (2, 41-52). Au cours d’un pèlerinage à Jérusalem, alors qu’il est jeune adolescent, Jésus quitte ses parents qui, au bout de trois jours, le retrouvent au Temple, "assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant". À ses parents inquiets il répond qu’il "s’occupe des affaires de son Père", c'est-à-dire Dieu.

    De nouveau, l’iconographie du vitrail est assez classique : Jésus est debout au milieu d’un groupe de personnages plus âgés représentés debout ou assis. Toujours auréolé, il lève le doigt d’un air docte. Marie et Joseph sont représentés à gauche de la scène, tendant les bras pour y accueillir leur fils retrouvé. À l’arrière-plan, entre des colonnes symbolisant le Temple, apparait la ville de Jérusalem.

    Dans le jour de réseau, un livre ouvert porte les symboles alpha et oméga.

    - baie 116 : la Crucifixion

    Chez les Romains le crucifiement est un supplice infamant réservé aux criminels. Le récit de la mort de Jésus est rapporté par Marc : il est crucifié à la troisième heure (9 heures du matin), les ténèbres débutent à la sixième heure (à midi) et la mort survient à la neuvième heure (trois heures de l'après-midi).

    Le Christ occupe la partie gauche du vitrail. Vêtu d’un périzonium rose, il penche la tête vers le pied de la croix où se trouvent Marie-Madeleine agenouillée et au second plan la Vierge, Saint-Jean et un soldat romain casqué appuyé sur sa lance. À l’arrière-plan, on retrouve la ville de Jérusalem devant un paysage de collines. Le ciel rougeoyant et sombre est traversé de nuées qui englobent également le Christ. Au pied de la croix, un pied de vigne rappelle que le Christ se décrit lui-même lors de la Cène comme un pied de vigne dont les disciples sont les sarments, mais il rappelle aussi l’Eucharistie où le vin représente le sang que le Christ verse lors de la Crucifixion pour la rémission des pêchés.

    Dans le jour de réseau, un glaive traverse un texte.

    -  baie 118 : la rencontre avec Jésus pendant la montée au calvaire

    Comme les autres condamnés au crucifiement (qui deviendra pour ce cas précis la Crucifixion), Jésus doit porter sa propre croix jusqu’au mont du Golgotha, le lieu de l’exécution.

    La rencontre entre Jésus et sa mère n'est pas tirée des évangiles mais vient de texte apocryphes. Elle correspond à la quatrième station du chemin de croix. Au premier plan, Jésus couronné d’épines porte sa croix. Il est debout et lève la main comme en signe de bénédiction. À ses pieds, un enfant vêtu d’une tunique courte regarde vers le spectateur. Il porte le titulus avec les lettres INRI (initiales de "Jesus Nazareum rex judicorum" : Jésus de Nazareth roi des juifs) qui sera cloué sur la croix. Sur la gauche du vitrail les Saintes Femmes, debout (la Vierge reconnaissable à son manteau bleu) ou agenouillées (généralement la représentation de Marie-Madeleine), expriment leur douleur. À l’arrière-plan, des fidèles et des soldats romains à pied et à cheval sont positionnés devant un décor urbain symbolisant la ville de Jérusalem.

    Le jour de réseau est occupé par un cœur transpercé de sept glaives qui représente le cœur de la Vierge qui a subi les sept douleurs.

    -  baie 120 : la fuite en Égypte

    L’épisode est relaté par Matthieu (évangile, 2, 13-23). Le roi Hérode Ier, informé par les mages de la naissance du "Roi des Juifs" à Bethléem, envoie tuer tous les enfants de moins de deux ans qui se trouvent dans la ville. Joseph, prévenu par un songe, s'enfuit avec l'enfant Jésus et sa mère en Égypte, où ils restent jusqu'à la mort d'Hérode.

    Sur le vitrail, Joseph est représenté tirant un âne, dont on n’aperçoit que la tête. Marie n’est pas représentée assise sur l’âne mais debout, portant l’enfant dans les plis de son manteau bleu, ce qui est une représentation inhabituelle. Elle occupe la partie gauche du vitrail. Le paysage d’oasis qui entoure les personnages au premier plan fait place à l’arrière à un désert dont émergent deux pyramides, rappelant que la scène se déroule en Égypte. Au-dessus de Joseph, deux anges dans des nuées accompagnent la fuite de la Sainte-Famille. Tous les visages sont tournés vers l’enfant endormi dans les bras de sa mère.

    Dans le jour de réseau, le maitre-verrier a représenté un sphinx.

  • Inscriptions & marques
    • inscription concernant le donateur, peint, sur l'oeuvre
    • inscription concernant l'iconographie, gravé, sur l'oeuvre
  • Précision inscriptions

    - baie 112 : la Présentation au temple

    Le vitrail a été offert par la famille Carbonnelle-Thiriez.

    texte des tables : "Un glaive de douleur transpercera votre âme dit à Marie le vieillard Siméon".

    - baie 114 : Jésus et les docteurs de la foi

    Le vitrail a été offert par la famille Goulieux-Raison.

    texte des tables : "Après 3 jours de recherches Marc et Joseph ango[issés] retrouvèrent Jésus"

    - baie 116 : la Crucifixion

    Le vitrail a été offert par Mr et Mme Lanse et leurs enfants.

    Le texte dans le jour de réseau est "Voici votre mère". Cette phrase est celle dite par Jésus à Saint-Jean lors de la Crucifixion, pour lui confier la Vierge Marie. Symboliquement, la phrase désigne la Vierge comme la mère de tous les chrétiens.

    -  baie 118 : la rencontre avec Jésus pendant la montée au calvaire

    Le vitrail a été offert par la famille Lenain.

    texte des tables : "O Marie qui avez encouragé Jésus aidez-moi à porter mes croix quotidiennes".

    -  baie 120 : la fuite en Égypte

    Le vitrail a été offert par la famille Martin-Demory.

    texte des tables : "Docile à la voix de l’ange Joseph prit l’enfant et sa mère et partit en Égypte".

  • État de conservation
    • oeuvre restaurée
    • partie remplacée
    • grillage de protection
  • Précision état de conservation

    Grillage à l'arrière pour l'ensemble des verrières.

    Une partie des verrières a été refaite à l'identique après les destructions de la Seconde Guerre mondiale.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AD Pas-de-Calais - 89 W 1-1448 : Dommages de guerre : propriétés des personnes publiques et assimilées (1940-1965). 89 W 239 : Dommages de guerre seconde guerre mondiale : Eglise Bapaume - 1941-1960.

    Eglise Bapaume - 1941-1960

Bibliographie

  • Presbytère de Bapaume. L'écho de Bapaume, bulletin mensuel de la paroisse (1924-1947).

    Décembre 1933, p. 3-5.
  • DÉGARDIN, Gaston. Rues et monuments de Bapaume. Arras : Presses de l'imprimerie centrale de l'Artois, 1945.

    p. 93.
  • BROCHARD, Valérie. Le vitrail à Nancy des années 20 à nos jours. Mémoire de maîtrise d'histoire de l'art, sous la direction de François Pupil, Université de Nancy II, 2000. Non publié.

    p. 33 à 35.
  • JAJOUX, Christel. Étude du fonds Höner - Janin - Benoit (1850-1950) déposé à l'Inventaire Général de Lorraine. Mémoire de maîtrise d'histoire de l'art sous la direction de François Pupil et Francis Roussel, Université de Nancy II, 1987. Non publié.

    p. 72 à 82.
Date d'enquête 2019 ; Date(s) de rédaction 2019
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Girard Karine
Girard Karine

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France.

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Riboulleau Christiane
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