• inventaire topographique, canton de Noyon
Ancien évêché Saint-Benoît de Noyon (actuel musée du Noyonnais)
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Pays Noyonnais - Noyon
  • Commune Noyon
  • Adresse rue de l' Evêché
  • Cadastre 1974 AM 251, 255
  • Dénominations
    évêché
  • Vocables
    Saint-Benoît
  • Appellations
    musée du Noyonnais
  • Destinations
    musée
  • Parties constituantes non étudiées
    chapelle, cour, jardin

Selon Mazière, saint Médard aurait obtenu de Clotaire l´abandon d´une partie du château Corbaut, dans laquelle il s´installe en 531. Une première cathédrale et un logis épiscopal aurait été construits à cette occasion. Au 8e siècle, après la dispersion des clercs, les terrains situés au sud de la cathédrale furent affectés à l´évêque, qui y fit construire un palais, décrit par saint Bernard au début du 12e siècle. Le palais, détruit par l´incendie qui ravagea la ville en 1131, fut reconstruit sous l´épiscopat de Renaud (1175-1185), avec la chapelle Saint-Nicolas, achevée en 1183, et agrandi grâce aux acquisitions réalisées par son successeur Etienne de Nemours (1188-1221).

Le logis épiscopal est reconstruit sous l´épiscopat de Charles de Hangest (1501-1525) et agrandi, à partir de 1630, (aile en retour d'équerre) par les maîtres maçons Guillaume Cahennier de Noyon et Charles Lemaire de Compiègne. Une déclaration de 1790, citée par Ponthieux, indique que l´évêché est alors composé d´une maison et bâtiments en dépendant, servant de logement aux évêques (dans la cour de ce logis, un dépôt d´archives a été construit en 1790) et, au sud de la rue de l´Evêché, de la maison de la Recepvrie (grenier, écurie et logements) et de l´ancienne cour des plaids. Les bâtiments, qui tombaient en ruine en 1524, sont décrits dans le procès-verbal de vente, comme deux grand bâtiments de deux étages en pierre et couvert de tuiles, comprenant grenier, remise, écurie, grange, cour et jardin.

Un dessin de Taverniers de Jonquières donne une représentation des jardins, à la fin des années 1780.

L´évêché sera vendu en 1792, puis racheté par la ville en 1863.

Jusqu' à la fin 19e siècle, logis et chapelle communiquaient directement avec la cathédrale. De 1884 à 1886, les trois dernières travées de l'aile du 17e siècle et la partie ouest de la chapelle seront détruit, pour dégager le chevet de la cathédrale. L'ensemble est très endommagé en 1918, la chapelle n'est que consolidée, tandis que le logis est entièrement reconstruit de 1923 à 1939, sur les plans de l'architecte des Monuments historiques André Collin. Il abrite le musée du Noyonnais, fondé en 1930.

L'espace qui s'étend au sud de la cathédrale est affecté à l'évêque dès le 8e siècle. Il ne subsiste de sa reconstruction au 3e quart 12e siècle, que la chapelle achevée en 1183. Le logis épiscopal est reconstruit de 1521 à 1525 (aile sur rue), puis à partir de 1630 (aile en retour d'équerre) par Guillaume Cahennier de Noyon et Charles Lemaire de Compiègne, tous deux maîtres maçons. Jusqu'à la fin 19e siècle, logis et chapelle communiquaient directement avec la cathédrale. Les trois dernières travées de l'aile du 17e siècle et la partie ouest de la chapelle sont détruites de 1884 à 1886, dans le but de dégager la cathédrale. L'ensemble est très endommagé en 1918. Après la Première Guerre mondiale, la chapelle n'est que consolidée, tandis que le logis est entièrement reconstruit de 1923 à 1939, sur les plans de l'architecte des Monuments historiques André Collin. L'édifice abrite alors le musée du Noyonnais, fondé en 1930.

Aile sur rue en pierre avec brique en remplissage ; aile en retour d'équerre en calcaire, moyen appareil ; chapelle en calcaire, moyen appareil, sur solin de grès ; la chapelle est implantée à l'extérieur du mur gallo-romain, sur lequel elle s'adossé, elle se compose d'un sous-sol voûté en berceau, d'un rez-de-chaussée à usage non liturgique et d'un étage qui est la chapelle proprement dite a un vaisseau primitivement voûté d'ogives.

  • Murs
    • calcaire
    • grès
    • moyen appareil
    • pierre avec brique en remplissage
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré, étage de comble, 1 vaisseau
  • Couvrements
    • voûte en berceau
    • voûte d'ogives
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre
  • État de conservation
    restauré, mauvais état
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    classé MH, 1886/07/12
  • Référence MH

Bibliographie

  • CREPIN-LEBLOND, Thierry. Les palais épiscopaux au XIIe siècle. Positions de Thèses : Ecole des Chartes, 1987.

  • INVENTAIRE GENERAL. Canton de Noyon. Oise. Réd. Michel Hérold, Alain Nafilyan. Phot. Fabrice Charrondière, Jean-Michel Perrin. Amiens : AGIR PIC, 1986. (Images du Patrimoine ; 25).

    p. 32, 83-87.
  • PONTHIEUX, Alfred. L'ancien Noyon. Recherches historiques et topographiques sur les rues, maisons, hôtelleries et autres établissements de cette ville avant 1790. Chauny, Comité archéol. et hist. Noyon : comptes rendus et mémoires lus aux séances, 1912.

    p. 247-248.
  • SEYMOUR, Charles. La cathédrale Notre-Dame de Noyon au XIIe siècle. Paris, 1975.

Date(s) d'enquête : 1986; Date(s) de rédaction : 2009