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Ancien tissage Cosserat père, puis Ponche-Bellet, Baril et Larozière, devenu tissage Cocquel, tissage Cocquel-Dauphin-Le Chevalier et Cie, actuellement école technique

Dossier IA00076499 réalisé en 1986

Fiche

Appellations tissage Cosserat père, Ponche-Bellet, Baril et Larozière, tissage Cocquel, tissage Cocquel-Dauphin-Le Chevalier et Cie
Destinations usine textile, école
Parties constituantes non étudiées conciergerie, atelier de fabrication, cour
Dénominations usine textile
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Amiens
Adresse Commune : Amiens
Lieu-dit : Ville Haute
Adresse : 2 ancienne Petite-Rue des Augustins, actuelle rue Cardon
Cadastre : 1985 AH 94

Documents figurés :

Sur le cadastre de 1812 et sur le plan de 1823, plusieurs habitations sont visibles au nord de l'îlot, implantées à l'alignement de la Petite-Rue de la Barette. Le cadastre de 1851 (doc. 1) figure un vaste atelier de tissage, implanté perpendiculairement à la Petite-Rue-des-Augustins (rue Cardon) et précédé d'une cour ouvrant à l'angle de la rue de Corbie. Il est prolongé au nord par un bâtiment de plan allongé fermant la parcelle et jouxté d´une cour à l'est.

Sources :

Les recensements signalent la fabrique Cosserat (1842), rue des Cannettes et la fabrique de tissu Ponche-Bellet (1844), Cailleux fils et Feuilloy, Petite Rue des Augustins. En 1852, la fabrique Ponche-Bellet emploie 40 ouvriers et la fabrique veuve Decaieux en emploie 80.

M. Ponche-Bellet possède également une filature, rue des Hautes-Cornes (ancienne usine Hunebelle).

Selon le manuscrit Pinsart, le tissage de velours de coton de M. Cocquel est, en 1885, un établissement considérable. Le terrain est composé de deux propriétés réunies en 1865, dont celle de M. Cosserat père (vers 1835), au n°2 rue Cardon, qui était alors un tissage d'étoffes de laine et d'étoffes de laine et soie. Edouard Grand était dessinateur dans l'établissement, repris vers 1845, par M. Ponche-Bellet, qui y emploie M. Boyeldieu père comme contremaître. Vers 1860, la fabrique est louée par M. Baril, qui y installe un tissage mécanique de velours d'Utrecht et de velours de coton. Il fait construire un atelier d'une contenance de 128 métiers mécaniques. Les métiers à tisser le velours d'Utrecht sont vendus en 1866 à une société qui les transporte à Montières ; les bâtiments, le moteur et les métiers à tisser le velours de coton sont rachetés par M. Alphonse Larozière et la fabrication est placée sous la direction de M. Rousseau. Le nouveau propriétaire, M. Cocquel, augmente le nombre de métiers à tisser et agrandit la propriété par l'achat de deux maisons (2 et 4, rue de la Barette), en 1885.

Deux incendies survenus en 1869 et 1877 ont entraîné la reconstruction de la façade sur la rue des Augustins, puis celle des ateliers de tissage manuel. Les voûtes en briques reposaient alors sur des poutres et des colonnes de fer.

Travaux historiques :

Selon le recensement établi en 1986 par B. Dufournier, l'important tissage de velours Cocquel occupe l'emplacement du tissage de laine et de soie VV Antoine Cailleux connu en 1850. Cité en 1888 et connu par une figure de 1893, le tissage Cocquel devient au début 20e siècle tissage Cocquel, Dauphin et Lechevalier ; il est reconstruit en tant que tissage de velours à la fin 1er quart 20e siècle. L'établissement porte au pignon d'entrée l'inscription " TISSAGE DE VELOURS 1840 1920 ". Cette usine a été reconvertie avant 1962 en centre de formation professionnelle appartenant à la Société Industrielle d'Amiens et réhabilité en 1987 après démolition partielle.

Équipement industriel et machines :

En 1901, il existait 6 appareils à vapeur.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle
Dates 1840, porte la date
1920, porte la date

Site industriel desservi par embranchement ferroviaire>.

Surface du site en m2 : 3723.

Murs béton armé
pierre avec brique en remplissage
Toit béton en couverture
Étages 1 étage carré
États conservations établissement industriel désaffecté

Dossier établi en 1986 dans la cadre du recensement du patrimoine industriel de la Somme, enrichi et mis à jour en 2004 dans le cadre de l'étude topographique d'Amiens métropole.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série M ; M 95 721. Etat des établissements industriels atteints par l'article 1er de la loi du 22 mars 1841 (année 1842).

  • AD Somme. Série M ; M 95 721. Nomenclature des manufactures, usines et ateliers qui doivent être soumis au régime de la loi, année 1844.

  • AD Somme. Série M ; M 95 721. Etat nominatif des fabricants et industriels de la ville d'Amiens, avec le nombre des ouvriers qu'ils occupent (1852).

  • AD Somme. Série M ; M 96853. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96855. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • AD Somme. Série M ; M 96857. Déclarations et autorisations d'appareils à vapeur.

  • BM Amiens. MS E 1328. Fonds Pinsard. PINSARD, Charles. Rues, places et monuments d'Amiens. Recueil de notes, tome 1.

    Petite-Rue des Augustins
Documents figurés
  • Section H, dite de la ville intra-muros, 4e feuille, dessin par Desroches géomètre, 1851 (DGI).

  • Cocquel et Cie. Tissage de velours. In : Nouveau plan d'Amiens monumental, industriel et commercial, vers 1893 (BM Amiens).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


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- Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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