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Ancienne fonderie de bronze et de fer Muller Roger et Cie, usine de fabrication de baignoires émaillées Fonderie et Emaillerie de Noyon, puis Société générale de Fonderie, devenu Jacob Delafon

Dossier IA00049506 inclus dans La ville de Noyon réalisé en 1986

Fiche

  • Vue aérienne de la fonderie, vers 1960 (AP).
    Vue aérienne de la fonderie, vers 1960 (AP).
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • entrepôt industriel
    • cheminée d'usine
    • magasin industriel
    • hangar industriel
    • bureau
    • château d'eau
    • logement patronal

Œuvres contenues

La fonderie Jacob Delafon peut faire figure d´usine relativement ancienne dans le paysage de Noyon. Elle est née de la réussite d´une société parisienne de robinetterie (Muller & Roger), créée à Paris, 108, avenue Philippe-Auguste, en 1888. Sous l'impulsion de l´ingénieur Ernest Noël, sénateur maire de Noyon, la société installe une nouvelle unité de production (pièces en fonte de fer et robinetterie de série) à Noyon en 1899. La nouvelle usine, dirigée par Besson-Grange, ingénieur des Arts et Métiers, dispose d´un embranchement ferroviaire relié à la gare de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord et à la ligne d'intérêt local Noyon-Ham. Parallèlement, 30 maisons ouvrières, gérées par la société d' HBM sont construites en 1900, rue Jules-Simon et rue Emile-Loubet, à proximité de l'usine, qui emploie alors 300 salariés.

En 1900, l'usine est équipée d'une machine à vapeur Babcock et Wilcox de 300 ch. qui permet de fondre 350 t. par mois. En 1910, elle est équipée de 3 cubillots, d´une capacité de 2 à 5 t. par heure, et produit une fonte trempée, dite « fonte Oural », utilisée pour les roues de wagons et les galets de ponts-roulants. Elle fabrique les voussoirs pour le tunnel du métropolitain parisien.

A partir de 1920, restaurée et partiellement reconstruite, l´usine de Noyon, devenue Fonderie et Emaillerie de Noyon, se spécialise dans la fonte émaillée (baignoires, sanitaires). En 1927, la production quotidienne est de 50 baignoires. Elle passe à 130 unités en 1937, lors de l'équipement d'un nouveau four rotatif pour l'émaillage et de machines, dites à secousses.

Modernisée après la Seconde Guerre mondiale, sa production atteint 1000 unités par jour.

Les diverses opérations (sablerie, ébarbage, émaillage) sont regroupées dans un ensemble de bâtiments dont on connaît assez bien l´évolution grâce à d´anciennes cartes postales et un titre commercial portant vue cavalière, montrant une grande simplicité et un parti de symétrie dans la distribution générale des ateliers. Deux pavillons à usage de bureaux, à l´extrémité d´une allée baptisée « des Deux-Madeleine », prénom des filles des fondateurs, marquent encore aujourd´hui l´entrée de l´usine. Face à cette entrée se trouve un grand hall en maçonnerie, portant fronton et horloge, long bâtiment dominé à son autre extrémité par un château d´eau. De part et d´autre de ce hall se trouvaient trois longs hangars juxtaposés, en brique à structure de fer. Seul subsiste l´ensemble oriental. Au-delà de ces groupes d´ateliers, et de chaque côté, un dernier hangar de même longueur fermait l´enceinte de l´usine, qui disposait, au nord, d´un accès direct sur la voie ferrée.

Relativement épargnée par les deux guerres, l´usine s´est développée vers l´est. A proximité de l´entreprise (rues Jules-Simon et Emile-Loubet), subsistent également des logements ouvriers.

Précision dénomination fonderie de bronze
fonderie de fer
Appellations Muller Roger et Cie, Fonderie et Emaillerie de Noyon, société générale de Fonderie, Jacob Delafon
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, entrepôt industriel, cheminée d'usine, magasin industriel, hangar industriel, bureau, château d'eau, logement patronal
Dénominations fonderie
Aire d'étude et canton Sources et Vallées - Noyon
Adresse Commune : Noyon
Adresse : 169 rue Paul-Roger
Cadastre : 1982 AX 128 à 134, 140,145, 187, 188

La fonderie de bronze et robinetterie Muller et Roger est créée en 1888 à Paris (avenue Philippe-Auguste). Sous l'impulsion d'Ernest Noël, sénateur maire de Noyon, elle s'installe une unité de production à Noyon, en 1899. La nouvelle usine, dirigée par Besson-Grange, ingénieur des Arts et Métiers, est construite sur un terrain de 5 ha, relié à la gare de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord et à la ligne d'intérêt local Noyon-Ham. Entre 1914 et 1917, la fonderie est occupée par les Allemands, puis endommagée au cours de la bataille de Noyon en 1918. Les grandes halles de fabrication et les pavillons d'entrée sont conservés et les autres bâtiments industriels sont reconstruits à l'identique. En 1920, l'activité de l'entreprise se tourne vers la fabrication de baignoires en fonte émaillées et porte la nouvelle raison sociale « Fonderie et Emaillerie de Noyon ». En 1940 et 1944, l'usine subit plusieurs bombardements détruisant plusieurs bâtiments industriels. En 1945, l'usine fait l´objet d´un plan de modernisation et d'extension, notamment avec la construction de nouveaux bâtiments de fonderie, d'ébarbage, d'émaillerie, d´un transformateur électrique et d´un laboratoire. Vers 1960, le site est repris par le groupe américain Kohler, mais conserve le nom de Jacob Delafon. En 1900, l'usine est équipée d'une machine à vapeur Babcock et Wilcox de 300 ch. qui permet de fondre 350 t. par mois. En 1910, l'usine est équipée de 3 cubillots, dont la capacité est de 2 à 5 t. par heure, et produit une fonte trempée, dite « fonte Oural », utilisée pour les roues de wagons et les galets de ponts-roulants. Elle fabrique les voussoirs pour le tunnel du métropolitain parisien. En 1927, la production quotidienne est de 50 baignoires. Elle passe à 130 unités en 1937, lors de l'équipement d'un nouveau four rotatif pour l'émaillage et de machines, dites à secousses. En 1950, la production de baignoires atteint 1000 unités par jour. En 1900, l'usine emploie 300 salariés. En 1962, l'usine compte plus de 500 salariés. Existence d'un fonds d'archives privées.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle
Dates 1899, daté par source, daté par travaux historiques
Auteur(s) Personnalité : Roger Paul, commanditaire, attribution par source

Site desservi par un embranchement ferroviaire. La partie industrielle développe ses ateliers de fabrication et les magasins par corps de bâtiments en rez-de-chaussée accolés, couverts de toits en sheds ou à longs pans et pignons couverts portées par des charpentes métalliques apparentes. Les bureaux et la conciergerie à usage de logement flanquent symétriquement l'entrée de l'usine. Il comportent une élévation à travées à un étage carré et étage de comble. Cet ensemble est couvert de toitures à longs pans et croupes.

Murs brique
fer
pan de fer
béton armé
Toit ardoise, verre en couverture, métal en couverture
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements charpente métallique apparente
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
shed
pignon découvert
pignon couvert
croupe
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Briqueteries identifiées dans le canton de Noyon

    Un certain nombre de briqueteries ont pu être dénombrées à proximité de Noyon. Elles se sont toujours caractérisées par une structure semi-artisanale.

    APPILLY

    - briqueterie Anatole Lefranc à La Bretelle (1899)

    BEAURAINS

    - tuilerie Leblond de Joncourt (1823-24)

    CAISNES

    - four à plâtre François Demoutiers (1846)

    CUTS

    - four à plâtre Joseph Guilmont (1840)

    - four à plâtre du Haut Jonquoi à Quillet (1843)

    - four à plâtre Guilmont-Dalon (1861)

    - four à plâtre Désiré Guilmont-Béra (1867)

    - four à chaux Louis François Sulpice Guilmont (1877)

    GRANDRU

    - briqueterie Guy Beaudoin, à Grandrû (1856)

    - four à chaux par M. Poulet (1855)

    MONDESCOURT

    - briqueterie flamande Anatole Lefranc, route de Noyon (1903)

    NOYON

    - four à briques au lieu-dit « les fosses », Lequeux (1828)

    - four à briques à La Fosse, Théophile Gilbert (1841)

    - construction de trois fours à briques, plâtre et chaux par Lefèvre et Toudouze (1842)

    - cuisson de briques près le moulin de La Coulotte (1850)

    - four à briques François Copard, faubourg rue d´Orroire (1858)

    - four à chaux au lieu-dit « le chemin des vaches » (1861)

    - four à chaux, Vivier-Leroux, près moulin d´Huiz (1864)

    - four à plâtre, Duchange, place S. Martin rue d´Amiens (1866)

    - four à chaux (1871)

    - briqueterie SA « La briqueterie mécanique » (1923)

    PASSEL

    - briqueterie-tuilerie de M. Paul Frot de Meaux à Passel (1920)

    PONT-L'EVEQUE

    - briqueterie de MM. Lefèvre, Albert (1892)

    - briqueterie flamande de 2e classe Albert Lefèvre (1893-95)

    SALENCY

    - four à plâtre, Trousselle (1848)

    - four à brique et carreaux Charlemagne Sezille et Lambert, chemin de Baboeuf (1851)

    - four à plâtre Trousselle (1857)

    - four à cuire les carreaux de S. Trousselle (1880)

    - briqueterie Léon Douville (1892)

    PONTOISE-LES-NOYON

    - briqueterie (tuiles pannes et carreau) lieu-dit « l´hôpital », Alex du Bellanger (1841)

    - briqueterie lieu-dit « la Pierre Languedot », sieur Fracot (1841)

    - four à plâtre, lieu-dit « le setier d´Ourscamps », Parville-Lambert (1857)

    - briqueterie, lieu-dit « le bosquet », Augustin Morelle (1857)

    - four à plâtre Parville Lambert (1858)

    VARENNES

    - briqueterie provisoire (1853).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Oise. Série S ; 9 Sp 180/1. Machines à vapeur.

Documents figurés
  • Fonderies Muller-Roger & Cie. Vue Nord-Ouest. Noyon (Oise) , carte postale, éditeur Marquis à Noyon [vers 1914] (coll. part.).

  • 23. Noyon (Oise). Fonderies et Emailleries de Noyon, carte postale, [vers 1930] (coll. part.).

  • Vues anciennes de l'usine, photographies, [s.d.] (coll. part.).

Bibliographie
  • COPIN, Raymond. Notice sur la fonderie Jacob-Delafon, 1981.

  • INVENTAIRE GENERAL. La ville de Noyon. Dir. Martine Plouvier. (Cahiers de l'inventaire ; 10). Catalogue de l'exposition : "Noyon, mille ans d'art et d'architecture", Musée du Noyonnais, 20 juin-5 octobre 1987. Amiens : AGIR-Pic, 1987.

    p. 234.
  • La Reconstruction des régions dévastées. La Somme et l'Oise. Le Monde illustré, 65e année, 25 octobre 1921.

    tome V, 1918-1921.
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