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Ancienne fonderie de fer et de cuivre Durand, puis Fonderies de Creil, puis de la Société des Constructions Mécaniques de Creil, actuellement entrepôt industriel

Dossier IA60001662 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénomination fonderie de fer
fonderie de cuivre
Appellations Durand, Fonderies de Creil, Société des Constructions Mécaniques de Creil
Destinations entrepôt industriel
Parties constituantes non étudiées mur de clôture, voie ferrée, atelier de fabrication, transformateur
Dénominations fonderie
Aire d'étude et canton Grand Creillois - Creil
Adresse Commune : Creil
Adresse : 8 rue des Usines
Cadastre : AD 31

Louis Durand crée en 1871 à Creil une fonderie située rue des Moulins (actuelle rue Henri-Barluet). La fonderie est transférée rue des Usines en 1882 afin de profiter d'un embranchement direct au chemin de fer du Nord. Les ateliers sont agrandis en 1898 (comme l'atteste la date portée sur les poteaux en fonte) et l'embranchement ferroviaire est approuvé en 1899. Pendant la Première Guerre mondiale l'usine travaille pour la Défense nationale : elle produit 120 tonnes par mois de pièces mécaniques. Quatre hommes sont chargés spécialement de la surveillance du magasin aux modèles construit le long de l'usine. En 1922, l'usine peut fabriquer des pièces mécaniques, sur modèles et sur dessins, jusqu'à 30 000 kilos. Elle possède un atelier de modelage mécanique pour la fonte de fer, l'acier coulé, le bronze et l'aluminium. La fonderie est constituée en société anonyme en 1939 et prend le nom de Fonderies de Creil. Les bombardements aériens de 1940 détruisent la moitié de l'usine et notamment une grande partie de la superficie réservée au moulage. Des travaux conservatoires de couverture et de toitures sont réalisés. En 1944, l'usine est à nouveau bombardée. Elle est reconstruite à partir de 1947 sur les plans de l'architecte creillois Léon Bailly. Un soin particulier est apporté à la manutention des pièces et des matières premières à l'intérieur de l'usine : deux ponts-roulants sont ajoutés et l'usine se dote de plusieurs sableries automatiques. Avec ses nouveaux aménagements, la production mensuelle passe de 300 à 400 tonnes. Une nouvelle conciergerie (étudiée), des vestiaires, des lavabos et un grand réfectoire sont construits en dépendance le long de la rue des Usines. La fonderie Durand ferme en 1951. En 1955, la société des Constructions Mécaniques de Creil, nouvellement installée, fait construire des ateliers de fabrication pour chaudronnerie et tôlerie pour la transformation de produits plats. Cette activité emploie 8 ouvriers et 40 personnes travaillent sur le site. Une société à responsabilité limitée est constituée en 1967 : la Stamco Comec Engineering a pour objectifs de travailler et d'étudier la mécanique, l´électromécanique et l´électronique. Un nouveau bâtiment abritant un magasin de pièces mécaniques, un bureau d´études et un local social est construit la même année. Au début des années 1970, de nouveaux bâtiments sont construits sur un terrain de 8170 m² situé sur la commune de Nogent-sur-Oise. Un vestiaire, un garage à vélo, un jeu de boules, un terrain de volley-ball et un magasin de stockage y sont aménagés.

Actuellement, les bâtiments de l'ancienne fonderie sont occupés par plusieurs sociétés. Malgré de nombreuses reconstructions, les ateliers de fabrication Durand restent l'un des témoins les plus anciens de l'architecture industrielle dans le quartier Gournay-les-Usines.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1882, daté par source
1898, porte la date
1947, daté par source
1955, daté par source
1967, daté par source
Auteur(s) Auteur : Bailly Léon, architecte, attribution par source
Personnalité : Durand Louis, commanditaire, attribution par source

Le site de l'ancienne fonderie Durand, rue des Usines, est constitué de plusieurs bâtiments.Trois petits ateliers de fabrication sont élevés sur la rue de Usines. Ils sont construits en brique et en pierre. Les bases des fenêtres sont soulignées par un bandeau continu en brique. Ils sont couverts de longs pans en tuile mécanique. La charpente en bois est apparente. La structure du bâtiment principal est marquée par les agrandissements successifs de l'usine. La partie la plus ancienne au nord est constituée de deux halles accolées. Les façades, aujourd'hui aveugles, laissent deviner les ouvertures primitives en plein cintre et demie-lune (portes et fenêtres). Le mur est, contreforté par des piliers en pierre, est percé de six larges baies alternant arcs en anse de panier et en plein cintre en brique. Les jambages sont en pierre ainsi que les clés des arcs. Un bâtiment est accolé à cet ancien mur extérieur. Il est construit en parpaing de béton et couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique avec charpente métallique apparente. L'espace au sol du bâtiment principal est divisé en 17 travées séparées par des colonnes en fonte à base octogonale (portant la date 1898 à environ 2 mètres du sol et les intiales D.F), par des poteaux pleins rivetés (faisant face aux colonnes en fonte) et des poteaux en treillis métallique qui marquent l'agrandissement de l'usine vers le sud. Le bâtiment est couvert de longs pans en matériau synthétique et tuile mécanique. Un faux-plafond masque partiellement la charpente métallique. Dans le prolongement de cette extension se trouve un petit bâtiment en pierre enduite avec charpente métallique apparente et couvert d'un toit en shed en tuile mécanique et verre. Des rails sont encore visibles au sol entre la 8e et la 9e travée (en partant du sud) et la 14e et 15e travée. Trois ponts roulants de 5000 kg, 10 000 kg et 12 000 kg sont encore en place. Le transformateur électrique est situé à l'entrée de l'usine en bordure de la rue tout comme la conciergerie (étudiée).

Murs pierre
brique
fonte
fer
béton
enduit
parpaing de béton
Toit tuile mécanique, verre en couverture, matériau synthétique en couverture
Étages en rez-de-chaussée
Couvrements charpente métallique apparente
charpente en bois apparente
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
shed
Énergies énergie électrique
Techniques fonderie
Représentations monogramme chronogramme
Précision représentations

Les colonnes de fonte portent la date 1898 sur deux de leurs huit faces ainsi que les intiales D.F pour Durand Fonderie.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Extrait de L'Oise. L'Illustration économique et financière. Supplément au numéro du 16 décembre 1922, 1922, p. 88.

    Présentation de l'usine en 1922 :

    "MM. DURAND (Louis et Cie). Fonderies de fer et de cuivre, 37, rue des Usines, à Creil (Oise). Pièces mécaniques sur modèles et sur dessins jusqu'au poids de 30 000 kilos, fontes spéciales résistant au feu et aux acides, fonte malléable, acier coulé, bronzes titrés et phosphoreux, atelier de modelage."

    Extrait de L'Oise. L'Illustration économique et financière. Supplément au numéro du 16 décembre 1922, 1922, p. 88.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Creil. Série F ; 6 F 2. Inspection du travail : horaires de la métallurgie, 1919-1922.

  • AC Creil. Série O ; 1O1 55. Rue Victor-Hugo, travaux, plaintes, alignements : 1847-1937.

    Voirie, rue Victor-Hugo (ancienne rue des Moulins), demande de construction d'un hangar pour la fonderie Durand, 1873.
  • AD Oise. Série R ; sous-série 2R : 2RP1306. Usines travaillant pour la défense nationale.

    Fonderie Durand, janvier 1917.
  • AD Oise. Série W ; sous-série 415W : 415W4895. Rapports mensuels du préfet de l'Oise : installation de la COMEC rue des Usines, 1955.

  • AD Oise. Série W ; sous-série 496W : 496W9498. Etablissements classés : installation d'un réservoir aérien de 350 m3 de fuel oil destiné au chauffage des fours à zinc, 1952.

    Demande d'installation d'ateliers pour effectuer des travaux de chaudonnerie, 1955.
  • AD Oise. Série W ; sous-série 753W : 753W28840. Dommages de guerre 1939-1945. Reconstruction. Fonderies de Creil.

  • AD Oise. Série W ; sous-série 1105W : 1105W41. Établissements classés : constitution de la société à responsabilité limitée, extension de l'usine sur la commune de Nogent-sur-Oise, 1967-1972.

Documents figurés
  • [Papier à lettre à en-tête de la fonderie Durand. 1920]. Impr. photoméc., n.et b. (AC Creil ; 6F2).

  • [Publicité pour la fonderie de fer et de cuivre Louis Durand]. Impr. photoméc., n.et b., 1922.L'Illustration économique et financière, numéro spécial l'Oise, 1922.

    p. 101.
  • [Papier à lettre à en-tête des Fonderies de Creil]. Impr. photoméc, couleur, 1946 (AD Oise ; 753W28840).

  • Fonderies de Creil, schéma d'agrandissement et canalisations. Plan imprimé, couleur, échelle 1/250e. Sans date [vers 1947] (AD Oise ; 753W28840).

  • Fonderies de Creil, projet d'aménagement de l'usine, coupe transversale. Plan imprimé, couleur, échelle 0,01m/m, Bailly (architecte), 1946 (AD Oise ; 753W28840).

Bibliographie
  • Creil et ses industries. La gazette de Creil. Supplément de janvier 1898.

    p. 7-11.
  • L'Oise. L'Illustration économique et financière. Supplément au numéro du 16 décembre 1922.

    p. 88 et 101.
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