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Ancienne sucrerie de betteraves Carpeza et Cie, puis râperie betteraves de la Société Vermandoise de Sucreries (vestiges)

Dossier IA00076682 réalisé en 1990

Fiche

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Précision dénominationsucrerie de betteraves
râperie de betteraves
AppellationsCarpeza et Cie , Société Vermandoise de Sucreries
Parties constituantes non étudiéeslogement d'ouvriers, pont bascule, bureau
Dénominationssucrerie, râperie
Aire d'étude et cantonSanterre Haute-Somme - Roisel
AdresseCommune : Hervilly
Lieu-dit : Montigny
Adresse : 6-8 rue de, Vermand, 10 rue de, Vermand, 22-22 bis rue de , Vermand, 23 rue de
Vermand
Cadastre : 2018 C 83, 87, 88, 290-292, 314, 348-349 L'ancienne râperie est située au 23 rue de Vermand (C 83) . Les autres adresses correspondent aux logements d'ouvriers qui en dépendaient.

[Sucrerie signalée en 1894] La société Carpeza et Cie, constituée en commandite simple, est créée en décembre 1897 (acte de création de société à l'étude de Me Leconte, notaire au Ronssoy). La sucrerie, dont les bâtiments datent de la fin du XIXe siècle, sont entièrement détruit au cours des bombardements de la Première Guerre mondiale. En avril 1920, l'estimation des dommages est confiée à l'architecte Louis Faille, qui évalue l'ampleur des dégâts à 14,5 millions de francs. mais quelques mois après, la société Carpeza est dissoute et les fonds d'indemnités sont transférés vers la Société Vermandoise de Sucreries, qui reconstruit le site de Saint-Emilie. la société décide d'utiliser le site de l'ancienne sucrerie d'Hervilly pour édifier une râperie, alimentant la sucrerie. Les travaux ne démarre qu'en septembre 1923 par le déblaiement des vestiges de l'ancienne sucrerie. Les travaux de reconstruction sont entamés à la fin de l'année 1923 et se poursuivent durant le premier semestre de l'année suivante. En septembre 1924, la râperie redémarre son activité. Mais peu après, Victor Carpeza, qui fait partie des actionnaires principaux de la nouvelle société, décède le 3 octobre 1924.

L'établissement a cessé son activité au début des années 1960.

En 1985, lors du repérage du patrimoine industriel de la Somme, l'usine se réduit à quelques vestiges en béton armé. En face du bureau et du pont-bascule subsistent les logements d'ouvriers. En 1962 : plus de 50 salariés.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle

La râperie qui s'élevait au hameau de Montigny, comme de Hervilly, a été entièrement détruite. Sur le site en friche subsistent quelques massifs de béton armé et l'ancienne bascule. En face et dans la continuité de la rue subsistent néanmoins plusieurs logements qui étaient destinés aux ouvriers. L'immeuble (22 et 22 bis rue de Vermand) le plus important est situé face à l'ancienne usine. Il réunit quatre anciens logements, dont les accès ont été modifiés. Construit en brique et doté d'un étage carré et combles, cet immeuble est couvert d'un toit en tuile mécanique, à longs pans et pignons couverts. Il porte sur la façade principale une double frise en séparation de niveau et en couronnement, qui développe un ensemble de motifs géométriques en briques silico-calcaire alternant avec la lettre V qui signe son appartenance à la Société Vermandoise de Sucreries. Les autres logements également en brique sont implantés perpendiculairement et en retrait de la rue. Ils sont couverts de toits à longs pans et demie-croupes débordantes. Leur appartenance à la Société Vermandoise de de Sucreries est évoquée par le décor de motifs géométriques en briques silico-calcaires qu'ils portent. Deux anciens logements (12 rue de Vermand) ont été rassemblés et réhaussés. Leurs pignons portent encore les traces des redents de cette ancienne composition. Enfin, une maison à deux unités d'habitation (6-8 rue de Vermand) reproduit un des modèles de logements de la sucrerie de Sainte-Emilie, dont la râperie dépendait.

Mursbrique
béton béton armé
Toittuile mécanique
Étages1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à longs pans demi-croupe
État de conservationvestiges
Techniquescéramique
Précision représentations

Décor géométrique sur les élévations antérieures des logements d' ouvriers.

En dépit de la disparition des bâtiments industriels, le site conserve plusieurs logements qui illustrent la volonté de la Société Vermandoise de Sucreries d'afficher sans ambiguïté les édifices qui lui appartiennent. La présence de logements ouvriers dont les modèles se développent autour de la sucrerie de Saint-Emilie pose la question de la diffusion d'une architecture standardisée.

Ce dossier de recensement du patrimoine industriel de la Somme, établi en 1990 par Benoît Dufournier a été mis à jour et enrichi par Bertrand Fournier en 2018 dans le cadre de l'enquête thématique régionale sur la Première Reconstruction industrielle.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • MINISTÈRE DES FINANCES. CENTRE DES ARCHIVES ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES. B-0009005/1 : Trésor, dommages de guerre et reconstitution. Société Carpeza et Cie (1921-1932).

  • AD Somme. Série R ; 10 R 683. Hervilly. Dossier de dommage de guerre de la Société Vermandoise de Sucreries.

Documents figurés
  • Hervilly (Somme). Dortoir des ouvriers de la sucrerie. Phot. E. Souillard, Péronne. Carte postale. 1924. (Collection particulière).

  • Entête de lettre commercial de la Société Vermandoise de Sucreries, 1930. (AD Somme ; 10 R 683).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Dufournier Benoît
Dufournier Benoît

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


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- Fournier Bertrand