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Armoire à reliquaires, dite Trésor ou Trésorerie

Dossier IM02004709 réalisé en 2010

Fiche

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Dénominations armoire à reliquaires
Appellations dite Trésor ou Trésorerie
Aire d'étude et canton Saint-Quentinois - Saint-Quentin
Adresse Commune : Saint-Quentin
Adresse : Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
Emplacement dans l'édifice clôture nord du sanctuaire

Le monument de pierre qui se dresse au nord du sanctuaire est l´une des deux « trésoreries », armoires dans lesquelles le chapitre gardait précieusement les nombreuses reliques des saints dont il était dépositaire, ainsi que certains objets en matériaux précieux. De la première, installée plus avant dans le sanctuaire et sans doute contemporaine de la reconstruction du choeur, il ne reste actuellement aucune trace. Le chapitre, la jugeant incommode et indigne d´un si riche dépôt, décide en 1408 d´en abandonner l´usage en faveur d´une nouvelle. Le chanoine Pierre Alavoine, mentionné dans divers documents, soit comme receveur de la fabrique, soit comme garde du trésor de l´église, offre alors cent florins d´or pour la fondation d´un obit le jour de son décès. Cette somme est employée à la construction de la nouvelle trésorerie en 1409. Endommagée et pillée après la prise de Saint-Quentin par les Espagnols en 1557, cette armoire prend place parmi les réparations à effectuer en priorité, une fois les chanoines revenus après la signature de la paix en 1559 (d'après le chanoine De La Fons). En 1811, le Conseil de Fabrique décide de faire peindre la Trésorerie, couleur bronze à l'extérieur, et bleu ciel à l'intérieur, et de réparer le mécanisme. L'édicule étant destiné à servir de tabernacle, il y est aménagé une niche convenablement garnie pour recevoir le Saint-Sacrement. Lors de la restauration intérieure de la basilique, dans la seconde moitié du 19e siècle, l'armoire reçoit un nouveau décor peint extérieur (en forme d'appareil à faux joints), qui a été retiré à l'occasion des restaurations consécutives à la Première Guerre mondiale.

Période(s) Principale : 1er quart 15e siècle
Dates 1409
Lieu d'exécution Édifice ou site : Picardie, 02, Saint-Quentin
Auteur(s) Personnalité : Alavoine Pierre, donateur

L'armoire est construite sur un plan rectangulaire horizontal, aux angles abattus sur la face antérieure. Elle est formée de trois travées juxtaposées, la travée centrale étant plus large et plus haute que les deux qui l'encadrent. Les ouvertures donnant accès aux espaces de rangement sont closes par des panneaux de fer coulissants, mus par un inhabituel mécanisme à engrenages qui permet de les lever et de les abaisser. Le décor est surtout emprunté à l´architecture (faux remplages, frise de trilobes, etc.) et au feuillage. Trois statues néanmoins, dont une de saint Quentin, ornaient la façade. Les statues en albâtre de Charlemagne et saint Louis, qui occupent actuellement les niches des pans coupés, proviennent de la balustrade de l´ancien maître-autel et n'entretiennent aucun rapport avec l'ornementation d'origine de cette armoire.

Catégories maçonnerie
Structures plan, rectangulaire horizontal élévation, droit travée, 3, juxtaposé niveau, 2
Matériaux calcaire, en plusieurs éléments, taillé, décor dans la masse, décor rapporté, décor en relief, décor en ronde-bosse
fer, en plusieurs éléments, forgé, peint
Précision dimensions

Dimensions approximatives : h = 700 ; la = 465 ; pr = 120.

Iconographies ornementation, protome, escargot, arc architectural, arc trilobé, arcature, fleuron, remplage, trilobe, quadrilobe, feuillage, chien
Précision représentations

Les trois portes sont surmontées d'un arc trilobé, puis d'un arc en accolade qui s'achève par un fleuron et dont les rampants sont bordés de feuillage. Au-dessus des portes latérales, la maçonnerie est couverte d'une arcature aveugle et, au-dessus de la porte centrale, d'un remplage aveugle. Au-dessus des portes latérales, le garde-corps est ajouré de trilobes. Certains feuillages dissimulent des escargots. En-dessous de l'un des garde-corps, un chien, dont on ne distingue que l'avant-corps, semble veiller sur la porte gauche.

États conservations oeuvre restaurée
traces de peinture
manque
Précision état de conservation

Des traces de peinture rouge sont encore visibles, restes de la peinture décorative qui avait été appliquée sur le meuble au 19e siècle. Ce décor a été retiré au moment de la restauration du meuble, consécutive aux dommages de la Première Guerre mondiale. Quelques pierres ont été également remplacées et la serrure supprimée. Il manque des statues et des éléments du décor (feuillage, clochetons, etc.). Les portes en métal rouillent.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections inscrit au titre objet, 1973/12/20

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Saint-Quentin : 6 S 1. Registre des délibérations du Conseil de Fabrique (21 mars 1811-10 janvier 1836).

    p. 10 (séance du 7 mai 1811)
  • BnF (Cabinet des Manuscrits) ; naf 6108. Collection Guilhermy.

    folio 318 verso
Documents figurés
  • Vue de l'armoire à reliquaires fermée (avant 1914) , photographie, limite des 19e et 20e siècles (Société académique de Saint-Quentin : FSA-VI-213).

  • Vue partielle de l'armoire à reliquaires ouverte (avant 1914) , photographie, limite des 19e et 20e siècles (Société académique de Saint-Quentin : FSA-VI-212).

Bibliographie
  • GOMART, Charles. Extraits originaux d'un manuscrit de Quentin de La Fons intitulé Histoire particulière de l'église de Saint-Quentin, publiés, pour la première fois, par Ch. Gomart. Saint-Quentin : librairie Doloy, 1854, t. 1er.

    p. 135-136, 297-298, 465
  • GOMART, Charles. Notice sur l'église de Saint-Quentin. Bulletin monumental, 1870, vol. 36 (4e série, t. 6).

    p. 232
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