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Café et restaurant dits Villa della Breda puis Château de Bréda.

Dossier IA59005550 réalisé en 2022

Fiche

AppellationsVilla della Breda
Parties constituantes non étudiéespuits, salon de réception
Dénominationscafé, restaurant
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes de Flandre Intérieure
AdresseCommune : Terdeghem
Lieu-dit : Arnould-Meulen-Veld
Adresse : 24 Route d'
Eecke
Cadastre : 1840 C2 396, 397 Lieu-dit Arnould-Meulen-Veld ; 2018 ZC 382

L'édifice n'apparaît qu'au cadastre de 1840 et sa construction ne doit guère lui être de beaucoup antérieure. En effet, un article de L'Indicateur des Flandres du 16 avril 1836 propose à la location pour usage de restaurant, café, estaminet, le rez-de-chaussée d’une jolie maison de campagne, expressément bâtie à neuf pour cet usage, sous l’enseigne de la Villa della Breda et précise que les premier et deuxième étages sont réservés pour l’usage de la Société d’agriculture cantonale, qui se forme en ce moment. Le 28 février 1846, le même journal publie l'annonce de l’étude de Maître Haeu, notaire à Steenvoorde, annonçant la vente d’un bel établissement au nom de café « Au Bréda », construction moderne conviendrait pour maison de campagne.

Des cartes postales du début du 20e siècle attestent de l’appellation "château de Bréda" mais également de la présence de bâtiments situés rue Saint-Jean, pouvant peut-être correspondre aux cuisines et aux écuries.

Situé à l’extrême est de la commune de Terdeghem, ce "château" occupe l'intersection de la route d'Eecke avec la rue Saint-Jean, à 200 mètres au sud de la Grand'place de Steenvoorde. De plan régulier en T, Il est édifié sur une parcelle triangulaire orientée nord-sud. Construit en brique, l'édifice présente des ouvertures en arc en plein-cintre, encadrées de moulures de brique enduite imitant la pierre. Le premier corps de bâtiment est couvert d'un toit à deux pans. Large d'une travée, sa façade-pignon située au sud révèle trois niveaux d'élévation. La partie centrale accueille l'entrée principale encadrée de pilastres en enduit d'imitation. Elle est surmontée d'une imposte vitrée sous un en arc en plein-cintre. Le rez-de-chaussée est éclairé d’œils-de-bœuf surmontés de baies en demi-lune situés de part et d'autre de l'entrée. À l'étage, un grand oculus central est encadré de niche tandis qu'une baie unique éclaire les combles. Un second corps de bâtiment, perpendiculaire au premier, compte deux travées percées de deux rangs de baies droites surmontées de baies en demi-lune. Enfin, une tour semi-circulaire, couverte de zinc, lui est accolée au nord. Elle est accessible par une porte encadrée de pierre de taille et surmontée à l'étage d'une porte-fenêtre en arc en plein-cintre avec garde-corps en ferronnerie et imposte vitrée. Une baie, similaire mais plus petite, éclaire le dernier niveau.

Frappé par un arrêté de péril, l'édifice est détruit en mars 2022.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source
Dates

Frappé par un arrêté de péril, l'édifice est détruit en mars 2022.

Mursbrique pierre de taille enduit d'imitation
Toittuile flamande mécanique, zinc en couverture
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Couvrementscharpente en bois apparente
Couverturestoit à deux pans
toit à longs pans
État de conservationdétruit

Le château de Bréda était jadis un lieu convivial et atypique, à la fois estaminet et salon de réception. Constatant son état de dégradation très avancé, le service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la Région Hauts-de-France a engagé une étude flash dans le cadre d'une mission d'urgence. Depuis, l'édifice, frappé par un arrêté de péril, a été détruit avant que le service de l'Inventaire ait entrepris sa mission photographique.

Une mission d'urgence consiste en l'intervention ponctuelle avant transformation ou démolition programmée d'une architecture ou d'un objet mobilier du patrimoine régional. Rapidement conduite par définition, elle ne permet pas de produire une recherche historique exhaustive. Les éléments historiques contenus dans ce dossier sont issus d'une recherche documentaire qui demeure à compléter par un dépouillement plus approfondi des sources.

Statut de la propriétépropriété de la commune (?)

Annexes

  • Annonce de location de la Villa della Breda parue dans L’Indicateur des Flandres, 16 avril 1836

    Ville de Steenvoorde

    À louer pour le 1er mai prochain pour usage de restaurant, café, estaminet, le rez-de-chaussée d’une jolie maison de campagne, expressément bâtie à neuf pour cet usage, sous l’enseigne de la Villa della Breda.

    Ce joli bâtiment, construit dans un genre nouveau, situé sur une éminence, offrant une très belle vue, est situé à moins de cinq minutes de la ville, au bout de la chaussée de la rue de Lille.

    Ce rez-de-chaussée est composé :

    1-     d’un vestibule ;

    2-     d’une salle à manger et chambre à coucher à l’entresol avec escalier ;

    3-     à gauche, la cuisine et salle de bain à l’entresol, avec escalier à part ;

    4-     un grand salon pouvant servir pour la tenue d’un billard et cabinet de lecture.

     

    Un puits a été creusé sous le vestibule et les eaux jaillissant de la marne jaune sont aussi abondantes que salubres. Une superbe pompe aspirante et foulante distribue les eaux tant à l’entresol qu’au premier étage.

    Cave spacieuse pouvant contenir cinquante tonnes et des caveaux pour dix pièces de vin en bouteilles.

    Les premier et deuxième étages sont réservés pour l’usage de la société d’agriculture cantonale, qui se forme en ce moment.

    Le propriétaire désire que les personnes qui se présenteront aient l’intelligence et l’esprit d’ordre nécessaires à leur état et soient d’une conduite irréprochable.

    S’adresser chez Maîtres Haeu et Van Houtte, notaires à Steenvoorde, Maître Venem à Cassel et Maître David à Caestre.

Références documentaires

Périodiques
  • Location pour usage de café, restaurant, estaminet [...] sous l’enseigne "Villa della Breda", 1836. L'Indicateur des Flandres, 16 avril 1836.

    16 avril 1836
  • Vente du café "Au Bréda". L’Indicateur des Flandres, 28 février 1846.

    28 février 1846
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Ramette Jean-Marc