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Clôture de la seconde chapelle sud de la nef, ou chapelle Saint-Michel

Dossier IM02005426 réalisé en 2004

Fiche

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Dénominations clôture de chapelle
Titres
Appellations de la chapelle Saint-Michel
Aire d'étude et canton Soissonnais - Soissons-Sud
Adresse Commune : Soissons
Adresse : Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais , place Cardinal-Binet
Emplacement dans l'édifice entrée de la seconde chapelle ouvrant sur le collatéral sud de la nef

La seconde chapelle sud de la nef est construite peu avant 1313 par la volonté de l'évêque Guy de La Charité (1296-14 juillet 1313), et placée sous l'invocation de saint Martin et de Saint Louis. Si les documents d'archives conservent le souvenir des évolutions du vocable ou des fondations pieuses attachées à son autel, aucune information en revanche ne nous est parvenue sur l'ameublement, le décor et la clôture de cet espace. On peut juste supposer que la chapelle subit de graves dommages en 1567-1568, comme toute la cathédrale, lors de la prise et de l'occupation de la ville par les protestants, et qu'elle est restaurée en même temps que l'édifice au cours des décennies suivantes. Malheureusement, si le chanoine Cabaret signale pour cette époque l'installation de "grilles de pierre tendre sculptées à jour" à l'entrée des chapelles environnant le chœur, comparables donc aux clôtures de chapelles de la cathédrale de Laon, il omet d'étendre sa description à l'unique chapelle de la nef.

Il faut attendre le deuxième quart du 18e siècle, pour que plusieurs chanoines, sans doute stimulés par la construction d'une chapelle limitrophe dédiée au Sacré-Cœur de Jésus, se consacrent à renouveler l'ameublement et le décor de la chapelle, dédiée cette fois à saint Michel. L'Inventaire des archives du chapitre de la cathédrale, dressé peu avant la Révolution, mentionne l'existence d'un état de marché, passé sous seing privé avec le serrurier soissonnais Nicque "pour la grille qui existe aujourd'hui à la chapelle de st Michel ou de la Trinité [...] moyennant 800 lt". La date de 1741 proposée par le chanoine Jacquin dans son travail sur le chapitre cathédral au 18e siècle, résulte donc d'une erreur de transcription ou d'une faute de frappe, puisque l'ouvrage a été en réalité reconnu achevé et payé le 20 juin 1731.

Aucune autre information n'est parvenue à notre connaissance sur cette clôture de chapelle, qui a vraisemblablement profité d'une restauration après la Première Guerre mondiale.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Dates 1730, daté par source
Stade de création
Lieu d'exécution Commune : Soissons
Auteur(s) Auteur : Nicque,
Nicque

Serrurier à Soissons, mentionné vers 1730.


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serrurier, attribution par source

L'entrée de la chapelle est close par une grille à double face. Cette clôture verticale adopte un tracé rectiligne qui s'incurve aux deux extrémités. Les deux battants centraux, verticaux, adoptent à la partie supérieure la forme d'un quart de cercle. Ils sont encadrés de chaque côté par un dormant constitué de deux travées (une rectiligne et une cintrée) et de deux pilastres. La clôture est surmontée d'un amortissement ornemental.

La grille est réalisée avec des fers forgés de section carrée, dont les éléments sont assemblés par des rivets, des billes rivetées et des colliers. Outre le décor formé par le tracé des fers, les grilles sont ornées de motifs en fer étampé ou de pièces rapportées en tôle de fer découpée, repoussée et relevée. L'ensemble est recouvert d'une peinture de couleur brun sombre, presque noire.

Catégories ferronnerie
Structures double face plan, droit, cintré élévation, droit battant, 2, juxtaposé, rectangulaire vertical, cintré travée, 4 pilastre, 4
Matériaux fer, en plusieurs éléments, forgé, découpé, repoussé, relevé, étampé, peint, monochrome, décor dans la masse, décor rapporté
Précision dimensions

Mesures de l'ensemble : h = 525 ; la = 525. Un battant mesure 95 cm de largeur.

Précision représentations

La partie inférieure de chaque travée et des battants de la grille est ornée d'une rosace, composée d'un entrelacs de rouleaux artistiquement disposés autour d'un cercle central. La partie supérieure, plus sobre, comporte également des rouleaux. Ça et là, le tracé géométrique des fers est agrémenté de rares feuillages et de pistils ou graines. Les travées sont séparées par des panneaux fort étroits, dont la ferronnerie intérieure donne l'illusion de pilastres cannelés, sommés de chapiteaux. L'amortissement de la grille est rehaussé de rouleaux, de tiges feuillagées, de feuillages, de pistils, d'une feuille d'acanthe et d'une fleur de lys. L'ensemble est dominé par une croix.

Précision état de conservation

Quelques feuilles en tôle sont abîmées, tordues, rouillées. Une feuille est partiellement cassée.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre À signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Aisne. Série G ; G 254. Inventaire ou somme des chartres, titres, pièces importantes, registres et papiers contenus dans les archives du chapitre de l'église cathédrale de Soissons, t. 1.

    p. 645.
  • AD Aisne. Sous-série 4 J : 4 J 2 (copie des "Mémoires pour servir à l'histoire de Soissons et du Soissonnais" d'Antoine-Pierre Cabaret, seconde partie).

    p. 319, 338.
  • A Évêché Soissons. Série D (personnel) : 5 D 8 - 5 (JACQUIN, chanoine Paul. Le chapitre de la cathédrale de Soissons dans le cours du XVIIIe siècle. Manuscrit dactylographié, s.d. [ca 1908]).

    p. 41.
Bibliographie
  • LEDOUBLE, chanoine Louis-Ferdinand. Soissons. La chapelle de la cathédrale où l'on voit la statue de la Bienheureuse Jeanne d'Arc. Soissons : Imprimerie de l'Argus soissonnais, 1909.

    p. 13.
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