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Communs, dépendances et ferme du château

Dossier IA80010057 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations communs, dépendance, ferme
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Vauchelles-lès-Domart
Lieu-dit : Adresse : rue Guilbert
Cadastre : 1832 B1 125 ; 1984 B 75 à 78, 81

Construite dans le même appareil de brique et pierre, l'aile est abritant les communs est très certainement contemporaine du logis, c'est-à-dire qu'elle a dû être construite dans les années 1630, à l'initiative de François de Blottefière.

Dans la seconde moitié du 18e siècle, Marguerite de Blottefière, marquise du Sauzay, fait entreprendre d'importants travaux au château, qui visent notamment à transférer les services et activités agricoles à l'est de la cour et autour de la basse-cour (AN, fonds du Sauzay). De cette campagne datent la construction des deux pavillons de garde symétriques, à la faveur du remaniement du mur de clôture de la cour (1770), la construction du bâtiment neuf ou bâtiment de la basse-cour, abritant grange, pressoir, écurie et sellerie (par Bordeux, maçon à Flixecourt, 1775),l'agrandissement de l'aile des communs, qui abrite des services domestiques et le logement du receveur-feudiste (1781), enfin la construction de deux petits bâtiment (logements ?) se faisant face sur la cour (1781-1782).

Même s'il faut l'interpréter avec prudence, le plan d'intendance des années 1770 indique la présence de bâtiments existants à cette époque : outre le bâtiment des communs dans son emprise initiale et le nouveau bâtiment d'exploitation, on distingue les deux pavillons de garde de la cour, qui devaient abriter des logements (du concierge et/ou du jardinier ?). Dans la basse-cour se trouvaient peut-être un colombier, ainsi qu'un long bâtiment fermant l'espace au sud, dans le prolongement du logis, et qui correspond peut-être au moins en partie au bâtiment visible sur le plan cadastral de 1832.

À la fin du 19e siècle, les deux petits bâtiments se faisant face dans la cour ont été transformés en remises (en partie seulement pour celui situé au nord).

Période(s) Principale : 2e quart 17e siècle, 4e quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 18e siècle
Dates 1775, daté par source, porte la date
1781, daté par source, porte la date
Auteur(s) Auteur : Bordeux, maçon, attribution par source
Personnalité : Blottefière François de
Personnalité : Sauzay Marguerite du

L'aile des communs borde la cour à l'est. Elle présente un appareil similaire à celui du logis, en brique avec bandeaux et chaînes de pierre harpées en bossage à anglets. Le soubassement de grès, surmonté d'un bandeau en damier de brique et pierre, épouse la légère déclivité de la cour. L'ancienne chaîne d'angle permet de distinguer le bâtiment d'origine à huit travées, de la partie à deux travées ajoutée au nord, qui présente un appareil identique. L'élévation arrière du bâtiment est en pierre de taille, et présente un étage de soubassement lié à la dénivellation du terrain dans la basse-cour. Ce niveau abrite, pour la partie la plus ancienne, étables et écuries voûtées de brique, et celliers voûtés en berceau de pierre. Cette élévation est soulignée de deux bandeaux horizontaux, et présente au niveau principal cinq grandes fausses baies rectangulaires, et trois petites fenêtres basses percées ultérieurement. Pour la partie plus récente, l'élévation présente deux niveaux superposés de trois petites baies ordonnancées. L'ensemble du bâtiment est couvert d'un toit d'ardoise à longs pans et croupes. Six lucarnes à devant de pierre, alternativement lucarnes-pignons et oculi, scandent le toit sur la cour. Sur la basse-cour, on retrouve les trois mêmes lucarnes-pignons, alternant avec trois petites lucarnes à croupe débordante et épi de faîtage.

Prolongeant au nord ce grand bâtiment, un bâtiment est également construit en brique et pierre, avec bandeau et appareil en damier en partie supérieure. L'élévation arrière est en pierre de taille, comme pour le bâtiment contigu, et aveugle. Le toit à longs pans et croupe couvre un comble à surcroît éclairé par une lucarne à croupe ronde débordante et épi de faîtage. Le bâtiment est aujourd'hui occupé par quatre garages fermant par quatre portes identiques à deux vantaux. Un bâtiment identique lui fait face de l'autre côté de la cour. Il a conservé une partie de son élévation d'origine (soubassement de grès, porte flanquée de deux fenêtres rectangulaires, encadrements de baies et chaînes de pierre). Le mur-pignon de ce bâtiment est construit en assises alternées de brique et de pierre. Le toit à longs pans et croupes couvre un comble à surcroît éclairé par une lucarne à croupe ronde débordante et épi de faîtage. La plus grande partie de ce bâtiment est occupée par un logement, tandis que la porte d'une remise a été percée dans la travée gauche.

Dans l'alignement de ces deux bâtiments mais séparés d'eux par un passage, se trouvent deux pavillons symétriques de deux travées construits au droit du mur de la cour, à distance égale du portail. Ils sont construits en brique sur soubassement de grès, et les deux baies du rez-de-chaussée présentent un encadrement cintré. Les élévations sont agrémentées d'un bandeau et de chaînes d'angle à bossage continu en pierre. Le toit à deux pans et croupes couvre un comble à surcroît éclairé sur la cour par une lucarne à croupe débordante.

Le pavillon situé à l'est ouvre sur le passage menant à la basse-cour, accessible par un portail de pierre avec grille. Dans le prolongement de ce pavillon, bordant la basse-cour au nord, est situé l'ancien bâtiment d'exploitation agricole, construit en brique et rythmé de larges chaînes harpées de pierre. Ces chaînes délimitent trois travées à l'ouest et quatre travées à l'est. Le centre du bâtiment est marqué par la porte charretière à encadrement de pierre cintré. L'élévation était identique côté basse-cour et côté extérieur, mais des baies ont été ouvertes sur le premier côté pour répondre au nouvel usage. Des chaînes harpées se retrouvent sur les deux murs pignons, et épousent même la ligne oblique des pignons découverts. Le toit d'ardoise à longs pans est ponctué de trois lucarnes à croupe ronde saillante. Ce vaste bâtiment, aménagé aujourd'hui pour des réceptions, présente une charpente en bois apparente et un lambris de couvrement.

Murs calcaire pierre de taille
brique brique et pierre
brique et pierre en damier
brique et pierre à assises alternées
Toit ardoise
Étages étage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, étage de comble, comble à surcroît
Couvrements charpente en bois apparente
lambris de couvrement
voûte en berceau

Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
pignon couvert
pignon découvert
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH partiellement, 1976/01/20
Précisions sur la protection

Les façades et toitures de l'ensemble des communs, la basse-cour et les trois portails sont protégés.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN. Série T ; T 371/2 et 3. Papiers de Jean-Baptiste du Sauzay et de Marguerite de Blottefière de Vauchelles, 1767-1785.

  • AMH Amiens. Vauchelles-lès-Domart, château. Dossier de protection MH, 1970-2010.

Documents figurés
  • Vauchelles-lès-Domart. Plan cadastral : section B1, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Papin et Poissant géomètres, 1832 (AD Somme ; 3 P 1491/3).

  • Vauchelles-lès-Domart. Château, plan tirage, vers 1970 (AMH Amiens).

Bibliographie
  • DEBRIE, Christine.Vauchelles-lès-Domart. In THIEBAULT, Jacques (dir.). Dictionnaire des châteaux de France. Artois, Flandre, Hainaut, Picardie. Paris : Berger-Levrault, 1978.

    p. 303-304
  • FOURNIS, Frédéric. Vivre à la campagne. Châteaux de plaisance. VMF, n° 234, septembre 2010 : La Somme.

    p. 31-32
  • INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL. Région PICARDIE. Le Val de Nièvre, un territoire à l'épreuve de l'industrie. Réd. Frédéric Fournis, Bertrand Fournier, et al. ; photogr. Marie-Laure Monnehay-Vulliet, Thierry Lefébure. Lyon : Lieux Dits, 2013. (Images du patrimoine ; 278).

    p. 76-77
  • SARTRE, Josiane. Châteaux "brique et pierre" en Picardie. Paris : Nouvelles Editions Latines, 1973.

    p. 80-81
  • SEYDOUX, Philippe. Gentilhommières en Picardie. Ponthieu et Vimeu. Paris : Editions de la Morande, 2003.

    p. 60-63, 233
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