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Demeure d'industriel, dite Château rouge à Flixecourt

Dossier IA80009771 inclus dans La ville de Flixecourt réalisé en 2009
Genre d'industriel
Appellations Château rouge
Parties constituantes non étudiées cour
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Picquigny
Adresse Commune : Flixecourt
Adresse : 28 rue Courbet
Cadastre : 1984 AD 100, 310

Avant que Jean-Baptiste Saint ne fasse construire cette première demeure patronale face à l'entrée principale de l'usine de toile en jute, le site est occupé par deux petites maisons appartenant à Charles Marie Godin, ébéniste, et Didier Alexandre Carpentier, débitant de boissons. L’ensemble est vendu le 18 mars 1861 et les maisons présentes sur le terrain sont détruites en 1863, comme l'atteste le registre des matrices cadastrales qui signale la destruction de deux maisons à cette date.

La nouvelle demeure est construite en 1864. Le partage effectué le 4 mai 1864 entre les frères Saint confirme cette date de construction et évoque "une maison de maître récemment construite […] vis-à-vis de l'usine dont elle n'est séparée que par la route [...] construite aux frais de la société", qui est complétée par "une autre petite maison servant de logement d’employés, une autre maison tombant en ruine". Les plans de cette demeure peuvent être attribués à Paul Delefortrie, dont un des projets pour la façade principale figure dans le fonds de l'agence Delefortrie (AD Somme). Cette intervention constituerait la première collaboration de la famille Saint avec l'architecte.

L'immeuble est complété vers 1875 de plusieurs bâtiments de dépendances et de communs, avec étables et pigeonnier.

Jusqu'en 1880, cette demeure est la résidence de Jean-Baptiste Saint et de sont épouse, qui y vivaient avec leurs enfants, les trois domestiques et l'institutrice. Après le décès de son mari, Stéphanie Saint (née Zambaux) quitte les lieux après avoir fait construire le château de la Navette. Dès lors, le château Rouge est repris par l'entreprise. En 1929, il est converti en maison des œuvres sociales et accueille dans ce cadre le centre de formation de l'entreprise, ainsi que la crèche installée à partir de 1937.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle
Dates 1863, daté par travaux historiques
1875, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Delefortrie Paul Jules Joseph, dit(e) Paul Delefortrie,
Paul Jules Joseph Delefortrie , dit(e) Paul Delefortrie (1843 - 1910)

Architecte. Né à Tourcoing, élève de Victor Delefortrie (1810-1889), son père avec lequel il travaille de nombreuses années, et de l'architecte lillois Vandenbergh. Domicilié à Amiens, 8 place de Longueville (recensement de 1881).


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architecte,
Personnalité : Saint Jean-Baptiste, commanditaire, attribution par source

La demeure est implantée en retrait de la route nationale reliant Amiens à Abbeville, face à l'entrée principale des bâtiments qui composent le premier tissage de jute Saint Frères. Le logis est précédé de deux pavillons qui flanquent l'entrée de la cour, autrefois fermée par un muret de brique surmonté d'une grille de fer forgé. Aujourd'hui seul subsiste une partie de ce muret.

Le logis témoigne du style néo-Louis XIII en brique et pierre, marqué par les chaînes d'angle et les encadrements de baies en pierre. Le bâtiment à étage carré et étage de comble est composé d'un corps central à sept travées, flanqué de deux pavillons de deux travées en avant-corps. La toiture en ardoise est à longs pans brisés et croupe brisée avec retours brisés en pavillon. Le comble est éclairé par une série de lucarnes qui reprennent le rythme de l'élévation du corps central, tandis qu'au sommet des pavillons, le comble n'est éclairé que d'une seule lucarne située dans l'axe. Les lucarnes du centre et des ailes sont à fronton cintré, les autres sont à fronton triangulaire.

L'ensemble est complété d'une basse-cour au nord, dont le bâtiment principal en brique présente un avant-corps central de deux travées surmonté d'un pigeonnier octogonal à flèche de même forme.

Murs brique brique et pierre
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans brisés croupe brisée
toit brisé en pavillon
flèche polygonale
Escaliers
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série E ; 3 E 6264. Vente d'une propriété appartenant à Godin Carpentier à la société Saint Frères, 18 mars 1861.

  • AD Somme. Série E ; 3 E 6272. Etude de Me Toupart, notaire à Flixecourt. Vente de terrain à la société Saint-Frères, 14-19 avril 1864.

  • AD Somme. Série E ; 3 E 6329. Inventaire après décès de Jean-Baptiste Saint, 23 février 1881. Etude de Me Toupart, notaire à Flixecourt.

Documents figurés
  • Plan annexé à la vente Godin Carpentier à la société Saint Frères, 18 mars 1861 (AD Somme ; 3 E 6264).

  • Elévation antérieure du château Saint, aquarelle sur papier, Delefortrie architecte, [s.d.] (AD Somme ; 13 Fi 61).

  • Flixecourt (Somme) - Le Château, carte postale, [vers 1910] (coll. part.).

  • Flixecourt (Somme). Le Château vu de derrière, carte postale, [vers 1910] (coll. part).

  • Vue de la façade principale du château Rouge abritant les oeuvres sociales de l'entreprise, photographie par Jean-Pierre Jacquart, 1937. In : SAINT FRERES. Album des œuvres sociales Saint Frères, 1937 (AD Somme ; non coté).

  • Façade postérieure du château Rouge, abritant les oeuvres sociales de l'entreprise, photographie par Jean-Pierre Jacquart, 1937. In : SAINT FRERES. Album des œuvres sociales Saint Frères, 1937 (AD Somme ; non coté).

  • Salle de formation installée dans l'ancien château Rouge, 1937. In : SAINT FRERES. Album des œuvres sociales Saint Frères, 1937 (AD Somme ; non coté).

  • Salle de formation continue pour les ouvriers de l'usine, 1937. In : SAINT FRERES. Album des œuvres sociales Saint Frères, 1937 (AD Somme ; non coté).

  • Cours de géométrie en formation continue pour les salariés de l'usine Saint Frères, 1937. In : SAINT FRERES. Album des œuvres sociales Saint Frères, 1937 (AD Somme ; non coté).

Bibliographie
  • FOURNIER, Bertrand. Van Robais et Saint Frères, l'héritage de deux dynasties industrielles de la Somme. VMF n°234. Septembre 2010 : La Somme.

    p. 42-49
  • PICARDIE. Inventaire général du patrimoine culturel. Le Val de Nièvre, un territoire à l'épreuve de l'industrie. Réd. Frédéric Fournis, Bertrand Fournier, et al. ; photogr. Marie-Laure Monnehay-Vulliet, Thierry Lefébure. Lyon : Lieux Dits, 2013. (Images du patrimoine ; 278).

    p. 84
  • WISCART, Jean-Marie. Les patrons du Second Empire. Picardie. Picard et Cénomane, 2007.

    p. 141-143

Liens web

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