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Enclos funéraire de la famille Beaucousin d'Hautefeuille et de la famille Desjardins-Soyez

Dossier IA80006538 inclus dans Plaine D réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Appellations famille Beaucousin d'Hautefeuille et famille Desjardins-Soyez
Parties constituantes non étudiées clôture
Dénominations enclos funéraire
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Maurice , 27 plaine D Cimetière de la Madeleine
Cadastre : non cadastré

D'après le registre communal, cette concession fut acquise en février 1836, par Charles Joseph Théophile Desjardins-Soyez, négociant, domicilié à Amiens, 10 rue Saint-Leu. La sépulture de la famille Desjardins-Soyez est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence de "deux cénotaphes creux" ainsi que d'une "pyramide en pierre", attribués à l'entrepreneur Mangot fils, qui en a fourni aussi les plans. Le travail de sculpture est l'œuvre de M. Duthoit (cf. annexe).

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Mangot Aimé Louis Pierre, dit(e) dit Mangot fils,
Aimé Louis Pierre Mangot , dit(e) dit Mangot fils (1800 - )

Maître-maçon. Fils de Pierre Louis Mangot (1777-1841).


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entrepreneur, architecte, attribution par source
Auteur : Duthoit Louis Joseph,
Louis Joseph Duthoit (1766 - 1824)

Sculpteur. Né à Lille en 1766 et établi à Amiens en 1796, rue des Orfèvres. Il épouse Félicité Potel en 1803.


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sculpteur, attribution par source

Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé peinte à porte antérieure centrale (déposée à droite de l'entrée), fixée sur un mur-bahut en grès granuleux, avec un soubassement en béton qui suit le dénivelé du terrain. Le mur-bahut est percé de deux trous permettant l'écoulement des eaux de pluies. Le sol est recouvert d'un dallage de tomettes et la dalle fermant l'entrée du caveau est en granite belge. Les quatre angles de la concession sont agrémentés d'un emplacement à usage de jardinière (ou plate-bande) - de forme rectangulaire pour la partie antérieure et de forme cintrée pour la partie postérieure. La sépulture contient quatre monuments. Au fond, s'élève un obélisque en calcaire (fig. 3), dont la base quadrangulaire à corniche moulurée est agrémentée d'une table en marbre sur chacune des faces. De part et d'autre de la concession, se dressent deux monuments creux en calcaire de plan rectangulaire, à entablement et fronton triangulaire (fig. 4 et 5). Les deux édicules, quasiment identiques, présentent une toiture en dos d'âne et sont ornés d'acrotères et de pilastres couronnés sur les quatre angles. La face antérieure et l'entablement sont agrémentés d'une grande table et d'une tablette en marbre blanc. La partie latérale intérieure est fermée par une porte en bois (fig. 2), qui donne accès au caveau pour le tombeau gauche et qui est à usage de rangement pour le tombeau droit. L'on y trouve notamment un porte-couronne mortuaire en fer forgé à crochets, dont la partie supérieure est en forme de tourelle vitrée agrémentée d'une belle ornementation en zinc. Enfin, une petite stèle-épitaphe en marbre est déposée au pied du monument central (fig. 3).

Inscriptions :

Dates des décès (obélisque) : 1826 ; 1845 / 1886 / [muet] / [muet]. Dates des décès (monument gauche) : 1879 ; 1887 ; 1939 ; 1957 / 1889 ; 1944 ; 1945. Dates des décès (monument droit) : 1854 ; 1855 ; 1879 ; 1935 / 1875 ; 1836 ; 1905 ; 1958. Date du décès (stèle-épitaphe) : 2005.

Épitaphe (obélisque) : A.M.D.G / Ici reposent / le corps de Mr. Victorien / SOYEZ / négociant en cette Ville / décédé le 13 juin 1826 / âgé de 56 ans / [...].

Épitaphe (monument gauche) : Lieutenant de cavalerie / Gilles D'HAUTEFEUILLE / chevalier de la Légion d'Honneur / Mort au champ d'honneur / 1921-1945.

Épitaphe (monument droit) : Le colonel / Alfred DESJARDINS / commandeur de la Légion d'Honneur / croix de guerre / 6 juin 1852 - 24 janvier 1958.

Inscription concernant le destinataire (monument gauche, entablement) : Famille Beaucousin d'Hautefeuille.

Inscription concernant le destinataire (monument droit, entablement) : Famille Desjardins-Soyez.

Monogramme (obélisque, face antérieure, partie supérieure) : V-S (Victorien Soyez).

Inscription (monuments gauche et droit) : De profondis / Requiescant in Pace.

Murs calcaire
marbre
grès
granite
béton
fonte
fer
bois
Typologies composition hétérogène, disposition symétrique, cippe édicule formant accès au caveau, obélisque
Techniques fonderie
ferronnerie
sculpture
Précision représentations

La grille est ornée de fleurons et de pots-à-feu. Le pilier en forme d'obélisque était initialement surmonté d'une croix à volutes feuillagées en fonte peinte, aujourd'hui déposée sur la première marche au pied du monument. Sa face antérieure est sculptée d'une couronne de fleurs et de feuilles de chêne entrelacée de rubans et gravée du monogramme central "V-S" (Victorien Soyez). L'entablement des deux tombeaux-monuments, souligné par une frise denticulaire, est sculpté de deux vases funéraires (ou amphores) entrelacés de rubans qui encadrent la tablette en marbre blanc et les acrotères sont gravés de palmettes. Un sablier ailé en fonte orne le fronton triangulaire creux (manquant pour le tombeau droit) et la partie supérieure est surmontée d'un vase funéraire gravé d'une croix (manquant également pour le tombeau droit). Une belle moulure encadre la table en marbre blanc ornant la face antérieure des deux tombeaux et la face postérieure est percée d'un trilobe ajouré.

Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé peinte et un sol dallé de tomettes ainsi que des plates-bandes aménagées aux quatre angles. Elle contient trois monuments décrits par Stéphane Comte (1847), qui en attribue les plans et l'exécution à l'entrepreneur Mangot fils, le travail de sculpture étant l’œuvre de M. Duthoit.

Le plus ancien tombeau est le cippe en forme d'obélisque en calcaire (fig. 3), probablement élevé vers 1826 (date de la première inhumation) pour le négociant Victorien Soyez. Les deux monuments, de plan rectangulaire, à entablement et fronton triangulaire en calcaire et marbre blanc finement sculpté, sont creux et quasiment identiques (fig. 4 et 5). L'un donne accès au caveau (tombeau de gauche) et l'autre est à usage de rangement (tombeau de droite). Disposés en vis-à-vis, ils ont sans doute été réalisés ente 1836 (date d'acquisition de la concession) et 1847 (date de l'inventaire et des descriptions de S. Comte), bien qu'aucune des dates de décès mentionnés ne correspondent à cette période. La disposition symétrique de cette sépulture ainsi que l'implantation des différents monuments dans la concession est conservée.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1986/06/25

Annexes

  • Extrait de : Promemades au cimetière de la Madeleine

    "Le premier tombeau digne de remarque que nous rencontrons à quelques pas de notre dernière station est celui de la famille DESJARDINS-SOYEZ.

    Deux cénotaphes creux sont établis sur une ligne parallèle, au premier plan ; dans le fond, et au milieu de l´emplacement, s´élève une pyramide en pierre au milieu de laquelle est sculptée une couronne de pavots qui entoure les initiales V. S. entrelacées. Une table de marbre blanc porte les inscriptions suivantes :

    Victorien SOYEZ, négociant en cette ville,

    décédé le 13 juin 1826, âgé de 56 ans.

    Marie-Elisabeth-Julie FEUILLOY,

    veuve de Victorien SOYEZ,

    décédée le 3 juin 1845,

    âgée de 74 ans.

    Cette pyramide fut érigée en 1826, lors de la mort de M. Victorien SOYEZ. Deux tables en marbre noir sont appliquées sur chacun des côtés latéraux.

    En janvier 1836, le jeune DESJARDINS étant mort, la famille fit construire le caveau qui est creusé dans ce terrain, et y éleva les deux cénotaphes dont nous avons parlé. Le premier donne accès dans le caveau, le second sert à renfermer les objets qu´on ne veut pas exposer aux intempéries du temps. Chacun des cénotaphes est orné d´une fort belle table de marbre blanc, destinée à recevoir les inscriptions funéraires. Sur celle du cénotaphe de gauche, on remarque une couronne de feuilles de lierre, à laquelle est noué un ruban, sculptée par M. Duthoit avec un rare bonheur d´exécution : c´est un petit chef-d´œuvre de l´art. Au-dessous, on lit cette simple et touchante épitaphe :

    Il est là !

    Théophile DESJARDINS,

    14 ans 7 mois,

    30 janvier 1836.

    Le plan et l´exécution de ce monument sont de M. Mangot fils."

    Stéphane C[omte], 1847, pp. 103-105.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Amiens. Cimetière de la Madeleine. Registre des concessions.

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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