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Enclos funéraire de la famille Cosserat et de la famille Le Dieu

Dossier IA80005762 inclus dans Plaine G réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Genre d'industriel
Appellations famille Cosserat, famille Le Dieu
Parties constituantes non étudiées clôture
Dénominations enclos funéraire
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Maurice , 25 plaine G Cimetière de la Madeleine
Cadastre : non cadastré

D'après le registre communal, cette concession fut acquise en septembre 1842, par Cosme Eugène Cosserat, domicilié à Amiens, rue Saint-Martin et par Joseph Florent Le Dieu, domicilié à Amiens, 4 rue Henri-IV, qui l'agrandit en décembre 1843. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur O. Devallois a réalisé des travaux en 1902. La sépulture Ledieu est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence d'un "monument en forme de portique de temple", dont il attribue l'exécution à l'entrepreneur Leroy-Digeon, sur les plans de l'architecte Marest, et celle des sculptures aux frères Duthoit. Il mentionne également une "colonne funéraire brisée en marbre veiné d'Italie", provenant des ateliers du marbrier Duriez, demeurant à Paris, près du Père-Lachaise ainsi qu'une "colonne en pierre d'une grande simplicité" (cf. annexe).

La stèle architecturée de la famille Le Dieu porte la signature de l'entrepreneur Leroy-Digeon.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Leroy-Digeon François Victor,
François Victor Leroy-Digeon (1814 - 1876)

Père d'Alexandre Leroy.


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entrepreneur, signature
Auteur : Marest Jean-Baptiste Charles Joseph Gabriel ,
Jean-Baptiste Charles Joseph Gabriel Marest (1782 - )

Architecte actif à Amiens.

Recensement de 1836 : rue Royale.

1843-1847 : 36 rue Royale.

Recensement de 1856 : 38 rue des Rabuissons.


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architecte, signature
Auteur : Duriez, marbrier, signature
Personnalité : Cosserat Cosme Eugène, habitant célèbre, attribution par source
Auteur : Duthoit Louis, dit(e) dit Duthoit fils,
Louis Duthoit , dit(e) dit Duthoit fils (1807 - 1874)

Sculpteur. Fils de Louis Joseph Duthoit.


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sculpteur, attribution par travaux historiques
Auteur : Duthoit Aimé, dit(e) dit Duthoit fils,
Aimé Duthoit , dit(e) dit Duthoit fils (1803 - 1869)

Sculpteur. Fils de Louis Joseph Duthoit et père de l'architecte Edmond Duthoit.


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sculpteur, attribution par travaux historiques

Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à trois portillons antérieurs, fixée sur un mur-bahut en calcaire. Le sol, rehaussé par rapport au niveau du terrain, est recouvert de gravillons. Elle contient sept monuments, disposés de façon quasi symétrique. Sur la gauche, se trouve un tombeau-monument ouvragé en marbre blanc, orné de belles mosaïques. Au fond, s'élèvent deux grandes stèles architecturées identiques en calcaire, appartenant respectivement aux familles Cosserat (à gauche) et Le Dieu (à droite). Elles sont surmontées d'un fronton à volutes ainsi que d'une imposante corniche moulurée, supportés par deux grosses colonnes. La partie médiane de la stèle, agrémentée d'une table centrale en marbre, présente un décor à bossage. Une table en marbre orne également la base de la stèle Le Dieu. Enfin, un porte-couronne mortuaire en fer forgé peint est fixé sur chacune des bases. Entre ces deux stèles architecturées se dressent deux colonnes funéraires. Celle de gauche, en calcaire, est simple et celle de droite, en marbre veiné d'Italie (blanc pour le fût et le socle et noir pour le soubassement), est brisée. Enfin, au pied de la stèle architecturée de la famille Cosserat se trouvent deux petites croix en granite belge ainsi qu'une belle jardinière à plantes en fonte.

Inscriptions :

Date du décès (tombeau-monument) : 1915. Dates des décès (colonne funéraire gauche) : (fût, à la mémoire de) 1810 ; 1828 / (socle) 1831. Dates des décès (stèle de la famille Cosserat : gauche) : 1850 ; 1869 ; 1887 ; 1902 ; 1910 ; 1930 ; 1931 / 1940 ; 1944 ; 1945 [...]. Date du décès (croix gauche) : 1999. Date du décès (croix droite) : 1982. Date du décès (colonne funéraire droite) : 1843. Dates des décès (stèle de la famille Ledieu : droite) : 1842 ; 1861 ; 1866 ; 1878 ; 1882 ; 1913 / 1918 ; 1927 ; 1927 ; 1946 ; 1959 / (base) 1944.

Épitaphe (tombeau-monument) : Au champ de bataille des EPARGES / repose le corps de / Jean COSSERAT / sergent au 72e Rég[imen]t d'Infanterie / Mort pour la France le 26 avril 1915 / à l'âge de 20 ans. / Décoré de la croix de guerre / et de la médaille militaire. / - / Excellent sous-officier, modèle / de bravoure et d'énergie, tombé / glorieusement d'une balle à la / poitrine le 26 avril 1915. / Ordre du Régiment [...] / - / N. D. des Victoires, Priez pour nous. Épitaphe (colonne funéraire gauche) : Ici repose / le corps de Mr F[...] / COSSERAT / ancien Nég[ocian]t en cette Ville / né à Halieuville (Vosges) / le 17 juillet 1767 / décédé à Amiens / le 12 mai 1831 / âgé de 64 ans et 10 mois. Épitaphe (colonne funéraire droite) : + / Ici repose / Eugénie COSSERAT / épouse / de Mr Alfred PIMONT / de Rouen / née le 2 avril / 1825 / décédé le 17 août / 1843 / - / Sa vie / fut celle d'un ange / - / Souvenir d'un époux. Épitaphe (stèle architecturée gauche) : Cosme Eugène COSSERAT / Manufacturier / Chevalier de la Légion d'Honneur / Administrateur / de la succursale de la Banque de France / ancien Député / ancien Président du Tribunal de Commerce / ancien Président de la Société Industrielle / ancien Membre du Conseil Général, / du Conseil Municipal / et de la Chambre de Commerce / décédé à Amiens le 31 mai 1887 / dans sa 87e année. Épitaphe (stèle architecturée gauche) : Alfred Ernest Oscar COSSERAT / Manufacturier / Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand / et de l'Ordre du Saint-Sépulcre / Membre de la Chambre de Commerce d'Amiens / et du Conseil Municipal de Moulineaux / ancien Président du Conseil de fabrique de l’Église Saint-Rémi / ancien Juge au Tribunal de Commerce / décédé à La Vacherie / Commune de Moulineaux (Seine inférieure) / le 24 août 1910 / dans sa 81e année. Épitaphe (stèle architecturée gauche) : Maurice COSSERAT / Manufacturier / Ingénieur des Arts et Manufactures / Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand / et de l'Ordre du Saint-Sépulcre / Membre de la Chambre de Commerce d'Amiens, / du Conseil Municipal de Moulineaux / et du Conseil paroissial de l’Église Saint-Rémi / Pieusement décédé à Long (Somme) le 11 mars 1940 / dans sa 79e année. Épitaphe (stèle architecturée gauche) : Pierre COSSERAT / Manufacturier / Conseiller de la Banque de France / ancien Juge au Tribunal de Commerce / Pieusement décédé à Amiens / le 4 juin 1945 / dans sa 81e année. Épitaphe (stèle architecturée gauche) : Jacques COSSERAT / Industriel / Chevalier de la Légion d'Honneur / ancien Président de la Caisse / d'Allocation Familiales de la Somme / Chevalier du Mérite Social / décédé à Amiens le 4 septembre 1965 / dans sa 65e année. Épitaphe (stèle architecturée gauche) : André COSSERAT / Industriel / Croix de guerre 1914-1918 / décédé à Paris le 14 mai 1972 / dans sa 79e année. Épitaphe (stèle architecturée gauche) : Abbé Robert COSSERAT / Chanoine Titulaire / décédé à Amiens le 20 décembre 1976 / dans sa 79e année. Épitaphe (stèle architecturée droite) : J[ea]n-B[aptis]te Alexandre LE DIEU / ancien Membre du Conseil d'Arrondissement / Vice-président de la Société / des Antiquaires de Picardie / décédé à Amiens / le 12 août 1842 / âgé de 68 ans. Épitaphe (stèle architecturée droite) : Joseph Florent / LE DIEU / Administrateur / de la Banque de France / ancien Membre du Conseil Municipal d'Amiens / décédé à Bachimont (Pas-de-Calais) / le 16 juillet 1878 / dans sa 75e année. Épitaphe (stèle architecturée droite) : Octave Léon / LE DIEU / ancien Administrateur de la / Banque de France / décédé à Amiens / le 16 mars 1927 / dans sa 81e année. Épitaphe (stèle architecturée droite) : Joseph Jean Stanislas / DE TUGNY / Chef de bataillon en retraite / Chevalier de la Légion d'Honneur / Décoré des Palmes Académiques / décédé le 14 juin 1946 / dans sa 75e année. Épitaphe (stèle architecturée droite, base) : A la mémoire de / Monsieur le Chanoine LE DIEU / Docteur en Droit / Ordonné prêtre le 29 juin 1900 / Secrétaire particulier de Monseigneur DIZIEN / Directeur du Grand Séminaire d'Amiens / Retourné à Dieu le 4 août 1944 à l'âge de 72 ans / en la Terre bénie de Lourdes où il repose.

Inscription concernant le destinataire (stèle architecturée gauche, entablement, en relief) : Famille Cosserat. Inscription concernant le destinataire (stèle architecturée droite, entablement, en relief) : Famille Le Dieu.

Signature (stèle architecturée droite, base à droite) : Leroy-Digeon.

Murs calcaire
marbre
pierre
fonte
fer
Typologies concessions juxtaposées, composition hétérogène ordonnée, stèle funéraire architecturée (colonnes), colonne funéraire, colonne funéraire (brisée), stèle funéraire, croix funéraire (pierre), composition symétrique
Techniques fonderie
ferronnerie
sculpture
mosaïque
Précision représentations

La grille est ornée de fleurons et de vases funéraires et les trois portillons sont surmontés de croix à volutes feuillagées. Le tombeau-monument, dont les côtés sont sculptés de branches de lauriers, présente un très beau décor de mosaïques représentant de chaque côtés des feuilles de chêne entrecroisées et dans la partie supérieure une croix ainsi que le monogramme du Christ : l'Alpha et l'Oméga. La colonne funéraire de gauche est surmontée d'une croix et celle de droite est gravée dans sa partie supérieure d'une croix rayonnante. Les deux stèles architecturées présentent un décor identique : deux belles colonnes, coiffées de chapiteaux corinthiens, supportent une imposante corniche moulurée à frise denticulaire et un beau fronton à volutes fleuries et feuillagées, surmonté d'une croix. La table centrale en marbre est encadrée d'une frise géométrique (culots). Aux pieds de ces deux stèles architecturées sont déposés deux Christ en croix.

Cette concession, acquise en 1842 et agrandie en 1843, conserve sa clôture d'origine. Elle contient sept monuments, disposés de façon symétrique.

Le plus ancien semble être la colonne funéraire de négociant F. Cosserat, vers 1831. Un second tombeau individuel du même type a sans doute été posé vers 1843, à la mémoire d'Eugénie Cosserat.

Les deux monuments principaux sont les deux stèles architecturées identiques, juxtaposées. A droite, celle de la famille Ledieu a été exécutée en 1842 par l'entrepreneur Leroy-Digeon (signature). S. Comte (1847), en attribue les plans à l'architecte Jean-Baptiste Marest. A gauche, celle de la famille Cosserat a été réalisée sur le même modèle vers 1850. La disposition de ces deux tombeaux de famille illustre les alliances de la grande bourgeoisie industrielle amiénoise au 19e siècle. L'attribution de ce modèle de tombeau à Jean-Baptiste Marest pourrait permettre de documenter les deux stèles identiques également recensées dans le cimetière, celle de la famille Thuillier-Lequien (vers 1851) et celle de la famille Leullier-Monchaux (vers 1857).

Isolé sur la gauche de la concession, le tombeau de Jean Cosserat, "mort pour la France", est conçu sur le modèle du monument aux morts. Il a vraisemblablement été réalisé dans les années 1920 et pourrait être l'œuvre de Gérard Ansart (?).

Enfin, deux petites croix funéraire en granite belge (hors étude) se trouvent au pied de la stèle architecturée Cosserat.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1986/06/25

Annexes

  • Extrait de : Promemades au cimetière de la Madeleine [Ledieu]

    "Le monument de la famille LEDIEU s'élève majestueusement en forme de portique de temple sur l'emplacement, d'une vaste étendue, affecté à cette famille. Deux colonnes en pierre, d'ordre ionique, supportées par un stylobate et couronnées par des chapiteaux ornés de sculptures, forment l'avant corps de ce monument, sur la façade duquel est encadrée une table en marbre noir d'une grande dimension. Le chapiteau, assis sur l'entablement, est formé par deux consoles en volutes et surmonté d'une croix romaine autour de laquelle est sculpté un chapelet.

    Ce monument, construit par M. Leroy-Digeon, sur les plans de M. Marest, architecte, sculptures de MM. Duthoit, est d'un style grandiose ; on le prendrait plutôt pour l'entrée d'un céleste palais, habité par une divinité, que pour l'asile mortuaire où iront se rejoindre un à un tous les membres d'une famille qui laissera de précieux souvenirs dans la cité.

    Sur la table de marbre dont nous avons parlé on lit l'inscription suivante :

    "Jean-Baptiste-Alexandre / LEDIEU, / Négociant, ancien membre du conseil de / l'arrondissement, / Conseiller municipal, / Vice-Président de la Société des antiquaires / de Picardie, / décédé à Amiens, le 11 août 1842, âgé de 68 ans."

    M. LEDIEU succomba à une longue et douloureuse maladie. Sa mort priva les compagnies dont il était membre, d'un homme instruit et dévoué. Sa perte fut surtout sensible à la science à laquelle il a consacré, pendant toute sa vie, ses moments de loisir. Ses profondes études dans l'antiquité lui procurèrent les précieuses connaissances qu'il communiqua au public dans divers écrits, et il enrichit notre Bibliothèque et nos Musées d'un grand nombre d'objets très intéressants. On sait que c'est à lui que l'on doit le rétablissement, dans notre église cathédrale, des tableaux en marbre relatifs à une confrérie en partie religieuse, en partie littéraire. Il les fit rétablir à ses frais.

    A gauche du monument, nous remarquons un tronçon de colonne en marbre blanc veiné d'Italie, colonne qu'on dirait brisée par le milieu. Est-ce un symbole de la destruction qu'on a voulu figurer ? Nous le pensons. Le soubassement est en marbre noir, et le socle en marbre blanc. Le travail en est fort beau ; cependant nous ne pensons pas qu'il eût été impossible à nos marbriers de faire aussi bien ; toujours est-il qu'elle provient des ateliers de M. Duriez, marbrier, demeurant à Paris, près du Père Lachaise.

    Sur le fût de la colonne on lit l'inscription suivante en caractères dorés :

    "Ici repose / Eugénie COSSERAT, / épouse / de M. Alfred PIMONT, de Rouen, / née le 2 avril / 1825, / décédé le 17 août / 1843. / Sa vie fut celle d'un ange."

    Sur la face principale du socle est gravée cette dédicace :

    "Souvenir d'un époux"

    Nous aurions préféré un monument plus gracieux, plus délicat, pour rappeler le souvenir d'une jeune femme enlevée si inopinément à sa famille, à son époux, à la vie ! [...] Ne s'attend-on pas plutôt à lire autour de cette colonne brisée, au lieu d'un nom de jeune femme, celui d'un vieux militaire, respecté par le plomb et le fer sur vingt champs de bataille, mais brisé, comme ce monument, par l'action destructive du temps, qui ne respecte ni la pierre, ni le marbre, ni les hommes ! [...]

    On nous a assuré que la famille n'en avait pas eu le choix, que cette jeune dame ayant vu une semblable colonne au Père Lachaise, manifesta le désir d'en faire placer une pareille sur son tombeau. Hélas ! En le lui promettant, son époux ne pensait pas devoir si tôt accomplir ce vœu.

    A l'extrême gauche de cette sépulture, on peut lire, sur une colonne en pierre d'une grande simplicité, les noms de M. et Mme COSSERAT, anciens négociants de cette ville, décédés, le premier, le 12 mai 1832, à l'âge de 64 ans ; la seconde, le 17 décembre 1810, âgé de 33 ans.

    Cette sépulture est environnée d'une fort belle grille en fer."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 165-169.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Amiens. Cimetière de la Madeleine. Registre des concessions.

  • BM Amiens. Série M ; 2 M 18/8. Autorisations de constructions de caveaux et de monuments (1900-1904).

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

    p. 165-169
  • GILLMANN, Raymonde. La grande Madeleine d'Amiens. Amiens : éditions Martelle, [1988].

    p. 34.
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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