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Ensemble de 5 galeries souterraines de stockage, dites tunnels de stockage d'Auchy-lès-Hesdin (vestiges)

Dossier IA62002543 réalisé en 2011

Fiche

Précision dénomination tunnel de stockage
Appellations tunnels de stockage d'Auchy-lès-Hesdin
Dénominations tunnel
Aire d'étude et canton Parcq (Le) - Auxi-le-Château
Adresse Commune : Auchy-lès-Hesdin
Lieu-dit : Bois de Falise
Adresse : R. D. 108
Cadastre : 1988 B2 354

Selon la tradition orale, recoupée par les travaux historiques, les Allemands font creuser cinq tunnels dans la colline à partir de 1943, en utilisant une main d’œuvre locale. Ces sites de stockage sont destinés à desservir les sites de lancement environnants. En septembre 1944, à l'arrivée des Alliés, les travaux n'étaient pas finis. Selon les récits collectés dans le cadre de l'étude, les tunnels n'ont jamais été mis en service. Les soldats allemands dynamitèrent le site avant de l'abandonner. Les tunnels devaient abriter des V1 et, potentiellement, tous les types de matériels et consommables en rapport avec les tirs de V1. Selon les sources orales, une voie Decauville (chemin de fer à faible écartement) desservait l'entrée des tunnels durant les travaux, et servait à l'évacuation des matériaux extraits lors du creusement.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1943, daté par tradition orale, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Organisation Todt,
Organisation Todt

Groupe de génie civile et militaire du IIIe Reich, dit Organisation Todt (OT), du nom de son fondateur Fritz Todt. A partir de 1943, le groupe en charge de la construction de plateformes de lancement de V1 et V2, est dirigé par Albert Speer.


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auteur commanditaire, attribution par travaux historiques

Le site se compose de 5 tunnels dont les entrées se situent le long de la départementale 108 entre Auchy-lès-Hesdin et Wamin. Les tunnels sont espacés les uns des autres d'une cinquantaine de mètres. Les entrées sont maçonnées à l'aide de parpaings de béton, et conçues pour être équipées de portes. Cette maçonnerie s'enfonce de plusieurs mètres à l'intérieur de la structure, le reste du tunnel laissant apparaitre la roche taillée simplement étayée. De plus, des murs de protections en parpaings de béton de plusieurs mètres de long s'avancent devant chaque entrée. Les tunnels font 3,25 mètres de haut. Ils sont éboulés et leurs entrées sont envahies par la végétation.

Murs béton parpaing de béton
Toit béton en couverture
Couvrements roche en couvrement
béton en couvrement
États conservations envahi par la végétation, mauvais état, vestiges
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre

Références documentaires

Bibliographie
  • BAILLEUL, Laurent. Les sites V1 en Flandres et en Artois, 2000.

  • BAILLEUL, Laurent. Les sites V1 en Picardie, 2006.

  • CHEVALIER, Hugues. Bombes et V1 sur le Pas-de-Calais 1944, 2009.

  • DELEFOSSE, Yannick. V1 Arme du désespoir, Edition Lela Presse, 2011.

(c) Comité cantonal de développement du canton du Parcq ; (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Darras Thomas
Thomas Darras

Chargé d'étude, recruté par le canton de Le Parcq pour réaliser une opération d'inventaire.


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- Delille Christophe
Christophe Delille

Chargé d'étude, recruté par le canton de Le Parcq pour réaliser une opération d'inventaire.


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