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Ferme et ancienne brasserie Nortier

Dossier IA80009766 inclus dans Le village de Bouchon réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Destinations brasserie
Parties constituantes non étudiées étable, grange, hangar agricole, jardin, cour, portail
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Picquigny
Adresse Commune : Bouchon
Adresse : 3 rue, dite Grande-Rue
Cadastre : 1834 B2 579 ; 1998 B 381, 383

Les bâtiments de la ferme ont conservé l'implantation portée sur le plan cadastral de 1834 (parcelles B2 578 et 579).

L'ensemble formé des bâtiments, de la cour et d'un verger à l'arrière appartient alors à François-Louis Nortier, cultivateur à Bouchon. Un colombier octogonal occupait le milieu de la cour, signe d'une exploitation d'une certaine importance, et dont l'origine probablement féodale remonte au moins au siècle précédent. La disposition de la cour fermée par les bâtiments, ainsi que l'appareil du pignon extérieur du logis confirment cette datation.

François-Louis Nortier y installe en 1835 une brasserie, qui sera déclassée en bâtiment rural en 1857. Au même moment, il fait construire le nouveau logis de l'ancienne ferme située en face au n° 10, Grande Rue.

Les recensements de population de 1836 et de 1851 signalent la présence, dans la Grande-rue, de François Nortier, brasseur, qui emploie deux domestiques ; en 1851, il travaille avec son fils et un garçon brasseur (Thuribe Nortier). La brasserie est située à proximité de la ferme de Domice Nortier (fig.), qui y installe un débit de boissons, en 1851.

En 1872, seul subiste le cabaret de Thuribe Nortier.

La ferme appartient par la suite à Joseph Tillier, cultivateur et marchand de mouton, puis en 1882 à son fils Zéphir.

La façade du logis à étage, sur la rue, était initialement en pan de bois hourdé en torchis, comme le montre la carte postale du début du 20e siècle (fig.). Elle a été remontée en brique après la Première Guerre mondiale. Les bâtiments d'exploitation ont été remaniés au 20e siècle et en partie remplacés par des hangars agricoles.

Période(s) Principale : 18e siècle , (?)
Secondaire : 1er quart 20e siècle

Les bâtiments entourent une cour fermée accessible depuis la rue par un portail moderne. Le logis présente encore un mur-pignon ancien maçonné en pierre de taille au niveau du premier étage étage. Les rampants du pignon découvert sont appareillés en lame de couteau. La façade sur rue est en brique rouge, avec encadrement des baies cintrées en brique grise. Le torchis de la plupart des bâtiments d'exploitation qui entourent la cour sur quatre côtés a été remplacé par un essentage de tôle.

Murs pierre
brique
bois
torchis
essentage de tôle
pierre de taille
pan de bois
Toit tuile mécanique, matériau synthétique en couverture
Étages sous-sol, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
pignon couvert
pignon découvert
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série P ; 3 P 117/3. Bouchon. Etat de sections des propriétés bâties et non-bâties.

  • AD Somme. Série P ; 3 P 117/4. Bouchon. Matrice des propriétés foncières, 1836-1894.

  • AD Somme. Série P ; 3 P 117/6. Bouchon. Matrice des propriétés bâties, 1883-1891.

Documents figurés
  • Bouchon. Plan cadastral : section B2, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Sannier jeune et Honoré géomètres, 1834 (AD Somme. Série P ; 3 P 1564/4).

  • Bouchon (Somme). La Place, carte postale, Paul Lheureux, photographe éditeur, début du 20e siècle (AD Somme ; non coté).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Fournis Frédéric - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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