Logo ={0} - Retour à l'accueil

Ferme

Dossier IA80007770 inclus dans Le hameau de Wathiéhurt à Lanchères réalisé en 2004

Fiche

Parties constituantes non étudiéescour, grange, étable, étable à chevaux, remise, hangar agricole, charretterie, abreuvoir, cellier
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonCommunauté d'agglomération de la Baie de Somme - Friville-Escarbotin
AdresseCommune : Lanchères
Lieu-dit : Wathiéhurt
Adresse : 1303 rue des
Eaux
Cadastre : 1831 C 65-70 ; 1987 B2 393, 398, 411-418

Une ferme figure sur le plan napoléonien de 1831 selon un plan similaire. Isolée, elle était alors en bord de route : la voie de communication était plus large à cet endroit. Cette propriété était traversée, sur le plan, par un bras du canal. Il ne reste strictement rien de cette première construction. L'utilisation de la brique de cette couleur indique que l'ensemble des bâtiments pourrait avoir été construit à la fin du 19e siècle. D'après les actuels locataires, cette ferme appartiendrait actuellement au duc d'Aumale. Un pigeonnier octogonal en brique occupait l'angle nord-ouest de la cour. Celui-ci semble avoir été, d'après le locataire, détruit au début des années 1990. Une échelle tournante permettait l'accès aux nids. La toiture était en ardoise. Des clapiers ont été reconstruits à son emplacement. Les bâtiments agricoles ne sont plus utilisés depuis les années 1970 car plus adaptés aux besoins de l'exploitation. La toiture des bâtiments orientaux fut refaite en 2005 suite à la tempête survenue à cette période. Toujours d'après les actuels occupants, la bergerie et les étables à vaches situées dans le prolongement du logis étaient à l'origine divisées en trois compartiments. Aujourd'hui, les parois ont été détruites pour permettre l'entrée d'un tracteur.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle

La propriété occupe une vaste étendue. De plan rectangulaire, l'exploitation est protégée de la voie de communication menant à Lanchères par un mur en brique avec piles à l'entrée, par un muret augmenté de grille pour la partie centrale et d'un mur alliant blocage de galets dans un coffrage de briques pour le reste. La cour intérieure est ouverte au sud-ouest et au nord-ouest, permettant un accès direct aux prairies. Une mare en occupe le centre. Après le portail d'entrée, au nord, se situe un bâtiment en brique permettant le remisage des machines. Le passage occupe le prolongement du portail, à l'est de la cour. Les pignons des deux bâtiments le flanquant sont percés de gerbières, pour un engrangement direct. Au sud du passage, la remise à betteraves fourragères est un bâtiment en brique à large porte coulissante. Le pignon nord est découvert. Le décor se concentre à la corniche composée d'une frise de briques en opus spicatum. Long de six travées, le logis se situe en retour d'équerre de la remise. La première travée à l'est était occupée par l'écurie, qu'une porte séparait de la chambre du maître. Également en brique, il possède deux portes en façade. La salle commune est située au centre, les autres pièces étant destinées aux chambres à coucher. Le toit à longs pans est en ardoise. Un mur de refend en brique sépare l'habitation de la bergerie (première travée), ainsi que des étables (deux dernières travées), dans le prolongement. La structure est assurée par une ossature en pans de bois hourdée au torchis sur un solin en brique ; un bardage de planches remplace le torchis abîmé. Ce bâtiment est relativement long. La façade sur cour est percée de trois portes à doubles vantaux horizontaux. Le toit à longs pans et pignons découverts est en tuile. Seul l'intérieur du bâtiment est recouvert d'un essentage de planches permettant la protection du torchis. Les râteliers sont encore en place. Le plafond est uniquement constitué de troncs tenant lieu de solives avec remplissage de foin. Le mur gouttereau sud est aujourd'hui totalement dépourvu de torchis, celui-ci ayant été remplacé par un essentage de tôles. Dans le prolongement plus à l'ouest, se situe un bâtiment indépendant tenant lieu de charreterie mais où sont aujourd'hui abritées les vaches. A l'origine en brique, il a été en partie reconstruit en parpaing. L'ouest de la cour est occupé par la grange à foin, à paille et à blé. Ce bâtiment possède un solin en briques avec ossature en pans de bois et torchis. La partie sud, ajourée, sert de charreterie, l´espace restant étant destiné au stockage du foin. De petites ouvertures pratiquées dans le surcroît permettent l'aération du bâtiment. Le stockage est possible par deux portes en façade. Le toit à longs pans est en tuile. Au nord de la cour, se trouve la deuxième grange à blé et à avoine, en brique. Il s'agit d'un bâtiment aux dimensions imposantes avec porte centrale largement ouverte sur les deux murs gouttereaux permettant le battage des grains. Le couloir qu'elle détermine, dans lequel était placée la batteuse en hiver, divise l'espace intérieur en deux parties réservées au stockage de l'avoine d'un côté et du blé de l´autre. Le décor se limite à la corniche sous forme de briques disposées en épi. Les pilastres saillants marquant chaque travée participent également du décor. Aujourd'hui, cet espace est destiné aux veaux. Au nord-est de la cour, se trouvent la porcherie et l'écurie à chevaux qui dispose d'un box unique. Dans son prolongement au sud et sous le même toit, sont situées les étables à vaches. Le plafond possède ici un plancher supportant le grenier. Les murs intérieurs sont badigeonnés à la chaux, parfois recouverts de torchis. Le pignon sud est pourvu de couteaux picards. Le décor de la corniche est composé d'une frise de briques disposées en degrés. Tout à fait au sud de ce bâtiment, flanquant le passage, se trouvait le cellier. Les prairies entourent la ferme. Un petit bâtiment en brique situé au sud de la propriété, dans une de ces prairies, tenait probablement lieu d'abri pour les bêtes.

Mursbrique
torchis
essentage de planches
pan de bois
galet
appareil mixte
parpaing de béton
Toittuile flamande mécanique, ardoise, tôle galvanisée
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couvrementscharpente en bois apparente
Couverturestoit à longs pans
toit polygonal
pignon découvert
pignon couvert
noue
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Lanchères. Plan cadastral, 1831 (AD Somme : 3 P 1395).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) SMACOPI (c) SMACOPI - Fourmond Catherine - Guérin Inès