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La station balnéaire de Mers-les-Bains

Dossier IA80001240 réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

Dénominations village, station balnéaire
Aire d'étude et canton Bresle Yères - Ault
Adresse Commune : Mers-les-Bains

Au milieu du 19e siècle, le village de Mers est accroché aux coteaux nord de la commune, près de l'ancienne église paroissiale [fig. 1 et 6]. Au pied de la falaise, une digue de galets sépare la mer d'un espace marécageux et désert, caractérisant la zone sud de la commune, nommée les Mailleuls [fig. 1]. Sur la plage, un fortin protège la côte depuis 1802, afin de protéger le pays des incursions anglaises [fig. 7 et 8]. Deux fortins identiques se trouvent sur le territoire du Tréport, sur la rive gauche de la Bresle et à proximité de la jetée ouest. Le fortin de Mers est déclassé par la loi du 31 décembre 1875 et remis le 6 septembre 1878 à l'administration des Domaines, démoli en 1882. En 1874-1876, le corps de garde dépendant de l'ancienne batterie de Mers est vendu aux enchères par le Domaine, racheté par la commune de Mers pour 437 francs, afin de le détruire et laisser place à une rue prévue sur les plans du premier lotissement. Le bâtiment, dans un état de vétusté et de délabrement complet était construit 'en moellon de placage, couvert en tuile' [fig. 14]. Aux installations défensives succèdent progressivement les installations liées à la pratique des bains de mer, à l'image de ce qui existe déjà au Tréport, située de l'autre côté de la rivière de la Bresle. Dès 1844, un certain Nicolas Cormont, médecin spécial de l'administration des douanes travaillant au Tréport, demande à la commune de Mers l'autorisation d'implanter une habitation sur la digue de galets, consistant en une auberge, construite près de la gare actuelle (source : AD Somme, 99 O 2589). Dès 1858, la commune de Mers revendique la propriété de cette digue pour pouvoir établir un établissement de bains. L'emplacement du quartier balnéaire actuel est alors nommé, très précocement, 'nouvelle ville' ou de 'nouveau quartier'. Aux projets municipaux s'ajoutent les projets privés : en 1862, un certain Jean Lefranc, propriétaire à Paris, demande la concession d'un terrain communal, place de l'Herbette (ancienne rue Brûlée, actuelle rue Jean-Baptiste Cava) afin d'y construire un établissement de bains (AD80, 99 O 2589). Le nombre de baigneurs allant en s'accroissant justifie la construction en 1866 de l'Hôtel de la Plage (actuelle rue Roger-Salengro) pour un certain François Féron, suivi par la construction de l'Hôtel des Bains dans les années 1870 par Bachelier (actuelle rue Marcel-Holleville). Quelques maisons de villégiature sont construites à flanc de coteau, sur les hauteurs du bourg [fig. 15], détruites au cours de la Seconde Guerre mondiale ou suite aux effondrements de la falaise. La 'maison Dufour' est une de ces premières maisons élevées sur ces mêmes coteaux. Vers 1868, un premier casino est élevé sur la plage. La commune se développe surtout à partir de 1873, lorsque le chemin de fer arrive dans la commune voisine du Tréport. Cette dernière reçoit déjà des baigneurs depuis quelques décennies, et son extension urbaine se trouve limitée par la présence de la mer à l'ouest et celle des falaises, à l'est. La municipalité de Mers perçoit très rapidement l'intérêt de lotir des terrains improductifs nommés Les Mailleuls. Ces espaces marécageux, en contrebas de la digue naturelle de galets, reçoivent des animaux en pâture, non loin de parcs à huîtres et de chantiers de construction de bateaux. A partir de 1874, date de création du premier lotissement, au nord de la digue, jusqu'en 1896, date de création du dernier lotissement, au sud, se développe le quartier balnéaire, situé entre la plage et la route nationale. Une des premières constructions est la maison de la marquise de Fontenille qui se fait construire une maison en front de mer entre 1876 et 1877, actuellement englobée dans l'hôtel Bellevue (AD Somme, 45J92). Parallèlement à ce quartier de villégiature, celui du bourg se densifie, les maisons anciennes sont remplacées par des constructions neuves, à des fins locatives ou résidentielles et dont la morphologie est inspirée de celles du quartier balnéaire. Le quartier du Dépôt voit le jour, investi par les nombreux cheminots en exercice à la gare du Tréport-Mers, qui assure le transport des voyageurs et des marchandises. Au plus près de la Prairie et de la route nationale, quelques maisons de villégiature ou de rapport sont édifiées. Le nombre de constructions prend un essor considérable entre la fin du 19e siècle et la première décennie du 20e siècle : alors qu'en 1882, on ne dénombrait que 102 maisons, on en compte 1058 en 1912 [fig. 24]. Afin de répondre aux besoins des estivants, des commerces sont construits le long des voies principales (avenue du Maréchal-Foch, place du Marché), de même que des hôtels de voyageurs sont édifiés dans le quartier balnéaire. Afin de pousser les élus locaux à accompagner la mutation du village en station balnéaire, le Syndicat des propriétaires de Mers est fondé en 1886 (source : P.V. des assemblées générales). La municipalité entreprend des aménagements propices au développement de la station : le tramway reliant Eu au Tréport (Seine-Maritime) est déclaré d'intérêt public le 24 juillet 1899. Les travaux débutent le 15 avril 1900, la ligne est inaugurée le 31 mai 1902. Le 10 juillet 1904, le tramway rejoint Mers-les-Bains, par le pont tournant, le terminus se trouvant à la limite des deux villes, avenue du Maréchal-Foch. En 1909, la ligne est prolongée jusqu'à la Prairie. Le service est assuré jusqu'en 1939, supplanté par l'automobile et les autobus. En 1893, l'eau courante est mise en place (source venant d'Eu). Dès la fin du 19e siècle, l'éclairage des rues est assuré grâce à l'usine à gaz implantée au Tréport, et en 1923, les rues sont éclairées à l'électricité (le projet courait depuis 1913). En 1930, un réseau souterrain de lignes téléphoniques est établi (source : AD Somme, 99 O 2594). Les améliorations vont jusqu'à la construction d'un chalet de nécessité en 1897-1898, ouvert au public du 1er juin au 30 septembre, accessible pour 0,10 centimes [fig. 5]. La Prairie est un espace resté libre entre la quartier du Dépôt et le quartier balnéaire, où les animaux sont laissés en pâture : en 1904, un arrêté municipal interdit cette pratique entre juin et septembre, le temps de la saison (source : Falkman). En 1893, un lotissement municipal est projeté, mais ne voit jamais le jour, à la suite des protestations des éleveurs [fig. 2 et 3]. Au cours de la Première Guerre mondiale, la station n'est pas directement touchée par le conflit, mais elle héberge des réfugiés du Nord de la France et de Belgique, puis des convalescents et des troupes au repos au sein des hôtels de voyageurs, du casino. La ville devient ensuite un centre logistique : des vêtements sont confectionnés dans le casino, près de Blingues est installé un camp d'instruction anglais pour la manoeuvre des tanks (l'un d'eux sera offert à la ville de Mers après guerre), avec installation de baraquements. Ancêtre de l'aérodrome, un champ de manoeuvre est installé. Pendant l'entre-deux-guerres, certaines dents creuses résiduelles sont comblées dans les lotissements, avec notamment la construction de l'hôtel Astoria (rue Sadi-Carnot). La commune se développe vers l'est, en marge de la station balnéaire, avec la création du lotissement Desjonquières en 1924 puis 1927, afin de loger les ouvriers de l'usine (AD Somme : 99 O 2597). En 1931, un terrain de sports est construit dans la Prairie, face à la rue Paul-Viguier, d'après les dessins de Gélis, architecte à Paris (source : AD Somme, 99 O 2592). Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la station est occupée par l'armée allemande : la plage est interdite, les maisons réquisitionnées. Le front de mer est muré, de même que les maisons. A la Libération, un certain nombre de constructions sont détériorées en façade et beaucoup sont vidées de leurs planchers.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

La station de Mers-les-Bains a englobé le quartier plus ancien du bourg et s'est diffusée vers le quartier du Dépôt, où des maisons ont été construites par des 'étrangers', même si le quartier balnéaire, le plus proche de la mer en reste le coeur. Il est pourtant indéniable que de nos jours, les activités commerciales restent en marge de ce quartier de villégiature : autant les quartiers du Bourg et du Dépôt se sont développés grâce à la croissance balnéaire, autant le quartier balnéaire reste tributaire de ces quartiers, ce qui montre leur complémentarité.

Annexes

  • Activités et clientèle de la station

    A la fin du 19e siècle, Mers est considérée comme moins coûteuse que le Tréport, alors plage mondaine, mais dont les prix ne cessent de croître suite à son développement fulgurant au milieu des années 1870. En 1912, un guide touristique qualifie Mers de coquette station balnéaire bien fréquentée (guide Joanne).

    Dans un guide touristique de 1895 on peut lire que le séjour peut varier par jour de 2 fr. jusqu´à 12 fr. et on peut assez facilement trouver à se loger dans le pays, de 100 fr. (chez l´habitant) jusqu´à 3.000 fr. et plus (dans les villas) pour la saison ; c'est-à-dire qu´il y a commodité pour toutes les bourses.

    Parmi les activités citées dans les guides : la chasse, libre dans la commune, est conseillée aux touristes de la fin du 19e siècle, ainsi que la pêche, en mer ou dans la rivière de la Bresle. La promenade au port du Tréport est assez prisée au début du 20e siècle. Le casino est un lieu où l'on peut jouer mais aussi écouter de la musique, voir des spectacles et se rencontrer autour d'un verre. Des tennis sont implantés à l'arrière du casino.

    Le dépouillement des matrices cadastrales des propriétés bâties de 1882 jusqu'aux années 1950 (source : AD Somme, 3 P) montre que les commanditaires de maisons de villégiature sont d'origine urbaine, et viennent des régions limitrophes (Amiens, Rouen, Beauvais, Cambrai, mais aussi Eu et le Tréport). Plus de la moitié viennent de Paris et de la région parisienne. Les professions des commanditaires ne sont pas toujours mentionnées, mais l'on peut noter la présence de juristes (avocat, avoué, clerc de notaire, notaire, huissier, juge), de médecins, ingénieurs, industriels, négociants.

  • Les artistes et écrivains de passage ou en séjour à Mers-les-Bains (liste non exhaustive)

    - le poète François Coppée (séjourne dans la maison 'la Violette')

    - le journaliste Louis Veuillot

    - le philosophe Jules Barni

    - Gustave Eiffel

    - Eugène Boudin

    - Edgar Degas

    - Eugène Dabit (romancier).

  • L'histoire de Mers-les-Bains est territorialement liée à celle de la commune voisine, Le Tréport, ainsi qu'à l'activité des bains de mer qui se développe à partir des années 1860. Cette activité a entraîné la création d'un quartier nouveau près du bourg ancien, dédié à la villégiature, ayant pour principale conséquence l'accroissement de la population locale. Au dernier recensement de 1999, la commune comptait 3394 habitants. Depuis 1876, jusqu'à 1975, le territoire n'a cessé de voir sa population augmenter, sauf quelques petites stagnations temporaires après les deux conflits mondiaux. En 1876, la commune ne comptait en effet que 488 habitants. Depuis 1975, où le nombre d'habitants s'élevait à 4628, la commune ne cesse de voir sa population baisser. Comparée aux communes de l'aire d'étude, Mers-les-Bains reste celle qui a augmenté le plus sa population, passant de la moins importante en 1876 à la plus importante en 1999. Il faut ajouter à l'activité balnéaire celle de l'activité de l'usine de verre Desjonquières, ainsi que l'implantation de nombreux cheminots dans le quartier du Dépôt. A l'origine, la commune se nomme Mers. Avec l'afflux des touristes, elle devient de façon informelle Mers-les-Tréport, afin de la différencier d'une commune de l'Indre et faciliter la distribution du courrier. Mais la connotation de faubourg liée au Tréport devient vite trop lourde, la commune est alors nommée Mers-sur-Mer. Par arrêté préfectoral de mai 1906, elle est définitivement nommée Mers-les-Bains. La commune comprend un espace protégé : le secteur sauvegardé créé par arrêté ministériel du 07 août 1986, étendu à la commune de Tréport en 1988. Ce dernier couvre l'ensemble du quartier balnéaire. Une ZPPAUP est en cours d'étude. Aucun édifice n'est protégé au titre des Monuments historiques. Trois principaux quartiers ont été étudiés au cours de ce recensement : le quartier balnéaire (issu du lotissement de terrains municipaux), le bourg (quartier le plus ancien), et le quartier du Dépôt (entre la ligne de chemin de fer et l'avenue Curie). Le quartier balnéaire a été recensé de manière intensive (l'ensemble du bâti entrant dans le cadre de l'étude a été retenu), le bourg et le quartier du Dépôt ont été l'objet d'un recensement extensif, l'habitat mixte étant dominant (seul le bâti significatif a été retenu). Les espaces bâtis tardifs n'ont pas fait l'objet de recensement, mais d'un repérage visuel.

    Évolution des limites administratives

    La rivière la Bresle a de tous temps constitué une frontière entre pays, départements ou villes : au IVe siècle, elle délimite la Belgique de la Lyonnaise, actuellement elle délimite la Normandie de la Picardie, la Seine-Maritime de la Somme et Le Tréport de Mers-les-Bains. Entre ces deux villes, les limites ont fluctué au cours du temps, généralement pour favoriser le port du Tréport. A l'embouchure, entre les deux villes, La Bresle se sépare en deux bras, entre lesquels se déploie une pièce de terre marécageuse nommée les Mailleuls : ces deux bras seront l'objet de nombreuses revendications. Propriété du Comte d'Eu, les terrains sont donnés au 11e siècle à l'abbaye du Tréport. Henri 1er détourna le bras nord de la rivière pour favoriser les chasses d'eau et désensabler le port du Tréport. En 1534, un accord est signé entre les habitants de Mers et François de Clèves afin de laisser la possession et la jouissance du marais de Mers (Les Mailleuls) contre paiement d'une somme (10 écus or puis 10 sols tournois par an), équivalant à une vente. Dès cette date, la limite sud de Mers est constituée par le bras sud de la Bresle. La création des départements en 1790 confirme cette délimitation. Pourtant, le 27 juin 1837, une loi est votée, sous l'impulsion de Louis-Philippe, comte d'Orléans, propriétaire du château d'Eu, dont le projet est de développer le port du Tréport. Quarante hectares de terrains marécageux des Mailleuls, sur la rive droite de la Bresle, appartenant à Mers, sont cédés à la commune du Tréport [fig. 3]. Cette décision, totalement arbitraire, trace une limite en ligne droite : les terrains qui restent propriété de Mers mais sous autorité administrative du Tréport [fig. 6]. Le port est aménagé en partie, la révolution de 1848 interrompant les travaux : un bassin de chasse est construit, le port est agrandi et un canal est percé entre Eu et le Tréport. En 1884, une pétition de mersois, sous l'impulsion de Paul Viguier (conseiller municipal de Paris, ami de Pierre Prud'homme en villégiature à Mers), demande à revenir à la situation antérieure à 1837. En constatant que la construction du port, de la gare de chemin de fer et les dépendances forment une barrière avec le Tréport, les habitants de Mers demandent à ce qu'au moins la partie de la plage, en développement depuis 1873, soit rattachée à Mers, soit 8 à 11 hectares inexploités. Cette requête n'aboutit à aucune modification. A partir de 1887, le Syndicat des propriétaires de Mers s'empare du dossier et envoie une pétition au Ministère de l'Intérieur. Parmi les membres du Syndicat, Le Corbeiller et Paul Viguier rencontrent plusieurs fois les représentants du Ministère à partir de 1889 (source : P.V. de l'assemblée générale du Syndicat). Dans un esprit de conciliation, une partie du territoire est cédée au Tréport. Finalement, la loi du 27 mai 1891 rend les terrains à Mers, en partie grâce à l'intervention de Frédéric Petit, sénateur et maire d'Amiens, au Sénat. Dès lors, la municipalité peut entreprendre le lotissement des terrains situés au sud du casino.

    Le monument de Notre-de-Dame de la Falaise porte une plaque avec les indication suivantes : Erigée en 1878 par Abbé Pille, descendue sur ordre de l'occupant en 1942, sauvée par les habitants. Réinstallée en août 1955. Restauration en 1995 par les Compagnons de Saint Martin, M. Caron Fondateur.

    Le socle qui supporte la statue de la Vierge présente trois panneaux sculptés représentant saint Martin, saint Jacques et saint Laurent, signés M.J. Cotelle-Clere et datés 1955.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 2589. Mers-les-Bains, objets généraux, biens communaux, aliénations, acquisitions, biens communaux, voirie et eau (an XI-1869).

    dossier biens communaux
  • AD Somme. Série O ; 99 O 2590. Mers-les-Bains, objets généraux, biens communaux, aliénations, acquisitions, biens communaux, voirie et eau : (1870-1930).

    dossier biens communaux
  • AD Somme. Série O ; 99 O 2591. Mers-les-Bains, acquisitions, aliénations, leg (1874-1925).

  • AD Somme. Série O ; 99 O 2592. Mers-les-Bains, travaux communaux (1870-1939).

  • AD Somme. Série O ; 99 O 2594. Mers-les-Bains, travaux communaux (1870-1939).

  • AD Somme. Série O ; 99 O 2597. Mers-les-Bains (1870-1939).

    dossier lotissement
  • LABESSE, Paul. Syndicat des propriétaires de Mers-les-Bains, extrait des archives. Extraits des procès-verbaux de la commission et des comptes-rendus des assemblées générales. Récolement effectué par M. Paul Labesse. Manuscrit et photocopies (coll. part.).

    P.V. des assemblées générales du 25 septembre 1887, 25 août 1889, 12 août 1894
  • Bains de mer du Nord et de Belgique, du Tréport à la frontière hollandaise. Paris : Hachette, coll. Des Guides Joannes, 1912.

    pp. 45-48
  • Guide pratique des familles aux bains de mer. Plages du Nord, de Normandie, de Bretagne et de Vendée. Paris : La Fare, 1895.

    pp. 60-61
  • MOISAND, Horace. Guide pratique et indispensable du baigneur et du touriste dans Le Tréport et ses environs. Beauvais : C. Moisand, 1883.

    pp. 257-264
Documents figurés
  • Carte dite de Cassini, n°23, détail des environs de Mers, [ca 1756].

  • Mers-les-Bains. Plan cadastral, tableau d'assemblage, par Beaupré et Carpentier géomètres en chef et Cadot et Poissant, géomètres du cadastre, terminé sur le terrain le 17 janvier 1826, 1/10.000e (Service du cadastre, Abbeville).

  • Plan du port du Tréport, servant à faire connaître la surface de terrain dans la retenue, qui a servi de base à l'arrangement avec la commune de Mers, encre et lavis sur papier, par Bauthereau, conducteur des Ponts et Chaussées, 1er avril 1839 (vu et signé par Fruitier et Henry Charles, arbitres soussignés pour être annexé au PV du 9 avril 1838) (AD Somme : 99 O 2589).

  • Plan de la vallée de la Bresle entre la ville du Tréport et le village de Mers indiquant l'état des lieux entre 1780 et 1854, dessin par Renaud ingénieur en chef des ports maritimes, 1er juin 1854 (AC Mers-les-Bains : non coté).

  • Copie du plan parcellaire des propriétés atteintes par le chemin de fer et déviation de la route nationale 15bis, dessin par C. Fouche, 1894, d'après un plan de 1870 (AC Mers-les-Bains : non coté).

  • Commune de Mers, section C, cadastre napoléonien, encre et lavis sur papier, par Cadot géomètre, octobre 1825, 1/2500e (Service du cadastre, Abbeville : non coté).

  • Commune de Mers, création d´un nouveau quartier dans la Prairie, entre le chemin de fer et l´ancienne route nationale, plan de lotissement non réalisé, encre et lavis sur simili calque, par Edouard Boeuf architecte, 18 février 1893 (AD Somme ; 99 O 2591).

  • Commissariat technique à la reconstruction immobilière, département de la Somme, ville de Mers, fond de plan topographique, tirage sur papier, par J. Hourdequin et R. Phélippeau, ingénieurs ETP à Rouen, vérifié par Prévost, ingénieur des TPE Le Tréport, agréé par le délégué du Commissariat, 1942, 1/2000e (AD Somme : ZH 534).

  • Village au bord de la mer à Mers, dessin, par L. Cabat, 1853 (BNF Estampes : Va 80/tome 6/La Somme/Mers/cliché H 157896).

  • Fort de Mers entre Mers et Le Tréport, dessin aquarellé, d'après nature, par Macqueron, mai 1853 (B.M. Abbeville : carton 44, n°0704).

  • Village et église de Mers, dessin aquarellé, d'après nature, par Macqueron, 20 mai 1853 (B.M. Abbeville : carton 44, n°0685).

  • Panorama du Tréport et de Mers, dessin d'après photographie, par L.-P. Lefranc, 1892 (BnF Cartes et plans ; Wc 747/8).

  • Mers, panorama, dessin d'après photographie, par L.-P. Lefranc, 1892 (BnF Cartes et plans ; Wc 747/23).

  • Mers, la place, dessin d'après photographie, par L.P. Lefranc, 1892 (BNF cartes et plans ; Wc 747/32).

  • L'ancien fortin de Mers-les-Bains, le premier casino et le premier établissement de bains chauds, dessin édité en carte postale, [s.n.], 4e quart 19e siècle (?) (coll. part.).

  • 14 - Le Tréport-Mers, le comte de Paris tirant son premier coup de canon à Mers, dessin édité en carte postale, [s.n.], 1er quart 20e siècle (coll. part.).

  • Construction d´un chalet de nécessité, plan coupe et élévation, encre et lavis sur simili-calque, par Boeuf architecte, 7 avril 1897 (AD Somme : 99 O 2594).

  • Chemin de fer du Nord, le Tréport, Mers, d´après le dessin de H. Gray, Paris : Impr. Bourgerie, 1er quart 20e siècle (AD Somme ; 1 Fi 620).

  • La station et les premières villas, photographie noir et blanc, [s.n.], 4e quart 19e siècle (coll. part.).

  • La plage de Mers et l'ancien poste des gardes cote au pied de la falaise, reproduction de photographie, [s.n.], 3e quart 19e siècle (coll. part.).

  • La station et les premières villas, photographie noir et blanc, [s.n.], 4e quart 19e siècle (coll. part.).

  • Les premières maisons autour de l'ancienne église paroissiale, reproduction de photographie, [s.n.], 3e quart 19e siècle (coll. part.).

  • 352 - Mers-les-Bains, la plage, carte postale, par N.D. photographe éditeur, 1er quart 20e siècle (coll. part.).

  • Mers, sur le sable, carte postale, [s.n.], 1er quart 20e siècle (coll.part.).

  • Mers-les-Bains, la plage, carte postale, [s.n.], 1er quart 20e siècle (coll. part.).

  • 246 - Mers-sur Mer, la plage, carte postale, par L.L. photographe éditeur, 1er quart 20e siècle (coll. part.).

  • 21 - Mers-les-Bains, la plage, carte postale, par L.L. photographe éditeur, 1er quart 20e siècle (coll. part.).

  • 7 - Mers-les-Bains, la Prairie, carte postale, [s.n.], 1er quart 20e siècle (coll. part.).

  • 3619 - Mers-les-Bains, vue prise de la gare (inscription au verso), carte postale, par A. Terrier éditeur, 2e quart 20e siècle (coll. part.).

  • Plan de Mers-les-Bains, tirage sur papier, par Chantrel, 1912, mis à jour en 1939 (AC Mers-les-Bains ; non coté).

  • Vue d'ensemble de la station avec le camping de la Falaise au premier plan, carte postale, [s.n.], 3e quart 20e siècle (coll. part.).

Bibliographie
  • CHANTREL, Etienne. Une commune picarde pendant la guerre, Mers-les-Bains, son livre d'or et son histoire. Eu : Pouchin-Perré, impr., 1922, 171 p.

  • DELAMOTTE, Patrick. Mers-les-Bains, étude architecturale du quartier balnéaire. Rapport dactylographié, DRAE Picardie, 1983.

    p. 12
  • DELATTRE, Daniel. La Somme, les 783 communes. Granvilliers : Delattre Daniel, 1999.

    p. 208-209.
  • DUBRULLE, Pierre et Monique. Secteur sauvegardé de Mers-les-Bains. Eléments historiques sur l'architecture balnéaire à la veille de la Première Guerre mondiale à Mers. Rapport dactylographié, Ministère de l'Equipement, de l'Aménagement du territoire et des Transports, Direction de l'Architecture et de l'Urbanisme, avril-mai 1987.

  • FALKMAN, Didier, MAQUET, Jacques, VENEL, Jean Il était une fois... 3 villes soeurs. Eu, Mers, Le Tréport. Eu : Le Messager eudois, décembre 1984-mai 1992, 34 numéros.

    n°2, p. 1, 4, 12-14 ; n°3, pp. 11-12 ; n°7, p. 2 ; n°20, p. 1-3
  • LABESSE, Paul. L'église Saint-Martin de Mers-les-Bains. Woincourt : Imprimerie Chantrel, 1999.

  • LABESSE, Paul. Le quartier balnéaire de Mers-les-Bains. Mers-les-Bains : les Amis de Mers, [s.d.], 32 p.

  • LABESSE, Paul. Cent ans de vie mersoise, Mers-les-Bains de 1900 à l'an 2000. Woincourt : Imprimerie Chantrel, 2000.

  • LABESSE, Paul. Histoire des casinos de Mers-les-Bains. Woincourt : Imprimerie Chantrel, 2003.

  • LABESSE, Paul. Histoire de la délimitation des communes de Mers et du Tréport. Woincourt : Imprimerie Chantrel, 2003.

  • MONBORGNE, Jean. Histoire du bourg d'Ault. Luneray : Editions Bertout, 1989.

    p. 268.
  • PRAROND, Ernest. Ault et ses environs. Paris : Res-Universalis, 1988, réédition de 1863.

    p. 47-51.
  • THOREL, Octave. Lettre sur Mers, Froideville, Blingues et Rompval, suivi d´une réponse par Janvier A. Amiens : Becquet-Decobert, 1891, 103 p.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Département de la Somme (c) Département de la Somme ; (c) SMACOPI (c) SMACOPI - Justome Elisabeth
Elisabeth Justome

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie de 2002 à 2006, en charge du recensement du patrimoine balnéaire de la côte picarde.


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