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Le canton de Villers-Cotterêts : conditions d'enquête

Dossier IA00066960 réalisé en 1985

Fiche

Contexte institutionnel et objectifs

Cette opération, menée par la Région, a pour principal objectif de finaliser la mise en forme d'une étude réalisée il y a une trentaine d'années, selon les normes en usage à cette époque. Elle offre ainsi l'occasion d'effectuer d'indispensables corrections, mises à jour et enrichissements des résultats de l'étude, pour répondre à l'un des enjeux du projet de service de la Direction de l'Inventaire et du Patrimoine culturel de la Région Picardie : « Mieux connaître, mieux mettre en valeur et mieux faire connaître le Patrimoine picard ».

Commencée en 2014, elle s'achèvera fin 2015.

Le canton de Villers-Cotterêts

Division administrative du département de l'Aisne depuis la Révolution française, le canton de Villers-Cotterêts - jusqu'au remaniement cantonal de mars 2015 - est situé au sud-ouest de l'arrondissement de Soissons. Il est entouré par le canton de Vic-sur-Aisne au nord, par celui d'Oulchy-le-Château à l'est, enfin par celui de Neuilly-Saint-Front (relevant de l'arrondissement de Château-Thierry) au sud. Le département de l'Oise le borde à l'ouest. Il est formé de vingt communes : Ancienville, Corcy, Coyolles, Dampleux, Faverolles, Fleury, Haramont, Largny-sur-Automne, Longpont, Louâtre, Montgobert, Noroy-sur-Ourcq, Oigny-en-Valois, Puiseux-en-Retz, Retheuil, Soucy, Taillefontaine, Villers-Cotterêts, Villers-Hélon, Vivières. La commune de Pisseleux, autrefois indépendante, a été peu à peu associée à Villers-Cotterêts, dès le début du 19e siècle, pour la pratique religieuse, les inhumations ou - à l'occasion - l'enseignement, et a été finalement englobée dans les limites du chef-lieu de canton en 1971. Traversée par une voie antique, devenue route royale, puis impériale et nationale (RN 2), la ville de Villers-Cotterêts a constitué pendant longtemps une étape obligatoire entre Paris et Soissons, jusqu'à la création du chemin de fer en 1861, puis la construction d'une déviation de la RN 2 dans la seconde moitié du 20e siècle.

Ce canton, essentiellement rural, est fortement marqué par la présence du massif forestier de Retz, qui s'étend en fer à cheval autour du chef-lieu, blotti dans une clairière centrale. Moins apparents que la forêt, les bancs de pierre calcaire qui participent à la composition du sous-sol, ont fourni le principal matériau de construction de l'architecture vernaculaire, très typée, et dont le particularisme le plus connu est le pignon à redents. Si ce territoire est peu riche en larges cours d'eau - le plus important est la Savière, affluent de l'Ourcq -, il est en revanche parsemé de nombreux étangs, alimentés par des sources ou de modestes rus ou ruisseaux, et sur la chaussée desquels ont été installés les moulins à eau.

Appartenant autrefois au Soissonnais, berceau de la royauté, et au Valois, composante du domaine royal dès le début du 13e siècle, Villers-Cotterêts et sa périphérie sont fières d'une riche histoire, matérialisée par la présence d'un château reconstruit pour le roi François Ier et honoré par le séjour des souverains, puis des princes de la maison d'Orléans. Si la floraison du Moyen Âge est surtout sensible dans l'architecture des grandes abbayes bâties sous protection royale (abbaye cistercienne de Longpont, chartreuse de Bourgfontaine), de leurs vastes fermes et des églises paroissiales, la Renaissance paraît être une époque majeure d'épanouissement artistique, stimulée par la présence fréquente de la Cour et perceptible dans les divers châteaux et manoirs qui ont été alors bâtis ou remaniés. En revanche, l'habitat, à quelques exceptions près, date essentiellement des 18e, 19e et 20e siècles, témoignant, pour les deux premiers siècles, d’une amélioration des conditions de vie et d'un accroissement de la population et, pour le 20e siècle, du brutal impact de la Première Guerre mondiale qui a ruiné plusieurs villages (Ancienville, Corcy, Faverolles, Noroy-sur-Ourcq ou Longpont) et provoqué leur reconstruction.

Les enjeux de l'opération

Deuxième opération engagée par le service régional de l'Inventaire, peu après sa création en 1983, l'étude du canton de Villers-Cotterêts avait été réalisée à une époque où l'aire d'étude correspondait exclusivement au canton, seul territoire administratif estimé abordable et pertinent pour l'analyse de certaines familles d'œuvres (maisons, fermes, etc.). Le choix de cette zone précise du département de l'Aisne répondait à la double décision du service d'étudier des villes de taille moyenne - dont la Picardie est riche - au cœur de leur environnement rural, et d'effectuer un échantillonnage de référence des différents visages de l'architecture vernaculaire picarde.

La finalisation de cette étude doit aujourd'hui permettre de réfléchir sur l'éventuel impact du phénomène de villégiature - ou au moins, de la présence royale et princière à Villers-Cotterêts - sur le bâti, l'occupation et l'aménagement de l'espace de cette ville et de la forêt avoisinante. Cette problématique entretient un lien étroit avec l'inventaire en cours des quartiers de villégiature des villes de Chantilly, Compiègne et Pierrefonds, mené au sein du service dans le cadre d'une recherche plus étendue, portant sur la villégiature et le tourisme en Picardie de l'Antiquité à nos jours.

Aires d'études Soissonnais, Sud de l'Aisne, Villers-Cotterêts
Adresse
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Département de l'Aisne (c) Département de l'Aisne ; (c) AGIR-Pic (c) AGIR-Pic - Riboulleau Christiane