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Le mobilier de l'église paroissiale Notre-Dame

Dossier IM02001532 inclus dans Eglise paroissiale fortifiée Notre-Dame d'Aubenton réalisé en 1998

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées carrelage de sol, clôture de chapelle, lavabo, clôture de choeur, croix d'autel, bassin à burettes, plat à quêter, ciboire, patène, ornement, croix, chandelier d'autel, canon d'autel, croix de sacristie, statue, navette à encens, tronc, bénitier, pupitre-thabor, bassin à burettes, burettes, réserve à saint chrême, réserve à huile des catéchumènes, coffret aux saintes huiles, statue, groupe sculpté, verrière, chapiteau, plaque commémorative, banc de fidèles, chandelier pascal, monument aux morts, fauteuil de célébrant, tabouret de célébrant, banquette de célébrant, harmonium, prie-Dieu, bas-relief, vase d'autel, lutrin, lampe de sanctuaire, cloche de sacristie, cloche, châsse, piédestal, dalle funéraire, crèche de Noël
Aire d'étude et canton Thiérache - Aubenton
Localisation Commune : Aubenton
Adresse : rue de l' Eglise

Les premiers décors sont vraisemblablement mis en place dès 1176. Cependant peu d'éléments de cette période ont subsisté, décors portés dans le transept, le clocher (chapiteaux, clés de voûte), et surtout le portail occidental datant du 13e siècle avec son tympan à bas-relief portant une représentation symbolique christique. A l'exception de la statue thaumaturgique de Notre-Dame d'Aubenton dite la Vierge Bleue, datant du 15e siècle, aucun autre objet mobilier n'a survécu. Les destructions et saccages de 1340, 1521, 1648 et 1650 en sont vraisemblablement la cause principale avant la tourmente révolutionnaire. Les descriptions anciennes font cependant mention d'oeuvres aujourd'hui disparues. Le tympan du portail occidental était ainsi, jusqu'à la Révolution, partiellement masqué par une autre statue de Vierge à l'Enfant, en pierre, qui paraissait remonter au Moyen-Age. Les élévations intérieures semblaient également comporter un décor de peinture monumentale, partiellement mis au jour en 1812 et 1839, mais qui n'est pas alors conservé. Aucune description ou aucun relevé précis ne permettent de décrire ces oeuvres qui portaient la date 1553. Elles avaient peut-être été, tout comme à Vervins, dissimulées au cours du 18e siècle. Le mobilier ancien encore en place date majoritairement du 17e ou du 18e siècle, lié aux travaux de restauration entrepris au cours de la 2e moitié du 17e siècle, et surtout au remeublement de l'église par le mobilier en provenance de l'abbaye de Bucilly en 1791-93. Il est fait mention d'un orgue dès 1636. Les fonts baptismaux et leur clôture sont un ensemble composite, la clôture porte la date de 1175 et le nom présumé de son menuisier. En 1683-85, Marie de Lorraine, duchesse de Guise, fait exécuter le plafond peint de la nef. En 1789, les bancs et les autels latéraux sont enlevés ou détruits, le maître-autel est vandalisé mais non abattu, il est décrit comme très ancien et provenant de l'abbaye Saint-Nicolas aux Bois près de Saint-Gobain. Sur les six cloches, quatre sont fondues, seules subsistant la grosse et la petite, l'orfèvrerie semble disparaître totalement. En 1793 le reliquaire de saint Antoine est caché pour éviter sa profanation, la statue au tympan occidental est enlevée. Acquis en 1791, le mobilier provenant de Bucilly est progressivement mis en place à partir de 1793. Outre les lambris de revêtement, il faut citer le confessionnal, les stalles, le maître-autel, de nombreux tableaux (dont la Descente de croix d'après Jouvenet par Nicolas Wilbault), la chaire à prêcher, les orgues remplacent l'orgue originel d'Aubenton, vendu, selon la tradition locale à l'église de Neuve-Maison. L'église semble recueillir peu de mobilier de l'autre église paroissiale Saint-Nicolas détruite en 1798 : la statue du saint Nicolas, peut-être le Christ en croix, la Vierge à l'Enfant en bois du 15e siècle n'est donnée à l'église qu'en 1943. Tout au long du 19e siècle, des campagnes successives de restauration et de remembrement vont permettre à l'église de retrouver sa richesse passée. En 1817 le maître-autel est restauré, en 1826 le trésorier de la fabrique acquiert de nouveaux bancs mis en place de part et d'autre des stalles et dans la nef. Il remplace également les autels latéraux, achète un encensoir, 4 chandeliers et 2 lampes en argent. En 1837 le carrelage du choeur et de la nef fait l'objet d'importantes restaurations, il est également procédé à l'achat d'un ostensoir, d'un calice et d'une custode en argent. En 1840, l'importante campagne de restauration est concrétisée par la restauration du plafond peint de 1685. En 1860 est acquise une relique de la Vraie Croix. Les travaux de reconstructions des bas-côtés sud et nord, des chapelles absidiales puis du choeur, de 1882 à 1898, vont profondément renouveler le mobilier et les décors portés. L'installation de verrières dès 1876 ou 1878 (baie au-dessus du confessionnal, don du duc d'Aumale) et de 1893 à 1898 (bas-côté sud et choeur), la mise en place des autels latéraux néo-gothiques puis du maître-autel en 1898 marquent l'achèvement de cette grande campagne. Le maître-autel provenant de Bucilly est vendu en 1898. Les verrières de 1893 avaient été fournies par l'atelier rémois Vernomet. La 1ère Guerre mondiale fait disparaître les verrières du bas-côté nord, remplacées en 1931 par une série d'oeuvres par Xavier Josso et le maître-verrier Champigneulle, et les cloches, remplacées en 1922. La Deuxième Guerre mondiale entraîne la destruction de la totalité des verrières, et cause de nombreux dommages au mobilier, en particulier à l'orgue. Les verrières sont remplacées en 3 campagnes : choeur en 1945-46, baies 19 et 20 en 1956, bas-côtés nord et sud à partir de 1969, ces dernières par le hollandais Charles Eyck.

Auteur(s) Auteur : Thierry Marie fils, orfèvre
Auteur : C. V., orfèvre
Auteur : Laffineur F., marbrier
Auteur : Chambon Alexandre, fondeur de cloches

Annexes

  • Références documentaires

    Documents d´archives

    A.D. Aisne. E 379 : Déclaration de Guy de Rochechouart, évêque d´Arras et Abbé Commendataire de l´Abbaye de St Michel a payé en tant que gros décimateur 300 livres pour réparer le choeur et cancel de l´église Notre Dame (1er septembre 1707).

    A.D. Aisne. G 399 : Déclaration des revenus et charges de la cure Notre Dame d´Aubenton (15 décembre 1729), déclaration des revenus et charges de la cure de Saint Nicolas (15 décembre 1729).

    A.D. Aisne. B 2517 : Procès verbal de visite des lettres et armoiries de l´église Notre Dame d´Aubenton puis de l´église Saint Nicolas dudit Aubenton (15 juin 1742).

    A.D. Aisne. B 2517 (10 may 1754) : Marché passé le 12 juin 1753 entre Nicolas Le Jeune marguillier en charge de la fabrique Notre Dame d´Aubenton et Joseph Lusse menuisier demeurant au même lieu. Ce dernier est condamné à parfaire incessamment les ouvrages par luy entrepris conformément aux traités et devis et notamment de faire sans délais un bois avec cadre et moulure et panneaux de bois de chesne aux petits autels de la nef avec la table d´autel aussy de bois de chesne qu´il s´était obligé de faire avant Pasques dernier, sinon à faute de ce faire les ouvrages seront faits aux dépends dudit Lusse (10 mai 1754).

    A.D. Aisne. G 399 : Déclarations des revenus et charges de la cure Notre Dame, 444 livres (25 janvier 1756).

    A.D. Aisne. B 2509 f° 144 : Jugement étaient présents Antoine Demideau, maçon demeurant au faubourg du jetton (sic), Paul Binet, maçon et entrepreneur demeurant à Aubenton : Jean-Louis Blin, couvreur d´ardoise et entrepreneur de bâtiment demeurant au faubourg St Nicolas d´Aubenton doit reprendre dans les délais portés les travaux par lui commencés pour parfaire et achever les réparations du clocher et de la chapelle Ste Anne de l´église paroissiale de Notre Dame de cette ville (18 novembre 1780).

    AD Aisne. Archives communales d'Aubenton : D1. Délibérations du conseil municipal (1837-1860).

    AD Aisne. Archives communales d'Aubenton : D (non encore coté en 1998). Délibérations du conseil municipal (1880-1907).

    AD Aisne. Série R ; 10 R 2. Dommages de guerre 1914-1918, Aubenton.

    Aubenton (1 A1, 1D) : 1819-1954 : procès verbaux de visite, état des églises et du mobilier, réparations aux orgues, reconstruction du choeur et des bas côtés de l´église Notre Dame, dommages de guerre 1914-1918 et 1940-1945 : devis et estimation des travaux à entreprendre, liste des objets disparus, consécration du maître autel de Notre Dame d´Aubenton, de la croix du cimetière (1892), authentification des reliques de saint Antoine provenant de l´église Saint Nicolas, authentification des reliques de la Sainte Croix (1880).

    * Semaine religieuse de Soissons :

    - semaine du 27 juin 1896 (n° 26) : Annonce des travaux à achever dans l´année ou l´année suivante de reconstruction du sanctuaire puis le bas côté gauche et le plafond de la nef.

    - semaine du 5 mars 1898 (n° 10) : Vente par le curé doyen d´Aubenton du maître autel en bois de Bucilly : « autel en bois de chêne sculpté, retable, colonnes torses, de style Louis XIII ».

    - semaine du 30 juillet 1898 (n° 31) : Bénédiction du bas côté gauche de l´église marquant la fin de la reconstruction du choeur de l´église, description et bénédiction du maître autel, description des verrières nouvellement mises en place.

    Fonds documentaire de la CRMH de Picardie : dossiers de recensement de l´église Notre Dame d´Aubenton (par Claude de Broissia en 1978, Christian Corvisier en 1986), dossiers sur les objets mobiliers classés et inscrits de l´église. (Fonds conservés à la DRAC de Picardie).

    Documents figurés

    Archives communales en mairie d´Aubenton (non classées et cotées) : Coupe sur transept de l´église Notre Dame, par les architectes rémois Begue et Kalas, dessin daté de 1894 et approuvé en 1897.

    A.D. Aisne. Le fonds Piette comporte également un important fonds iconographique coté 8 Fi : dessins, relevés, plans, un nombre important de ces dessins ou relevés sont de la main d´Amédée Piette.

    Bibliographie

    BERCET, Edouard. Notices sur les communes du canton d´Aubenton, Hirson : Imprimerie du « Nord de la Thiérache », 1888 (AD Aisne ; 8 1590).

    BERCET, Edouard. « L´église d´Aubenton », La Thiérache, Bulletin de la Société archéologique de Vervins, t XIX, 1899, p 5-11.

    DUMAS G. Histoire des cantons de l´Aisne : Aubenton, Laon, 1975.

    FAUCHART G. Notes historiques sur le canton d´Aubenton.

    FLIGNY, Laurence. Le mobilier en Picardie (1200-1700), Paris : Picard, 1990.

    GANNELON. « L´église de Vervins au moment de la Révolution », La Thiérache, Bulletin de la Société archéologique de Vervins, t XI, 1886, p 128-136.

    LEDOUBLE, Abbé Joseph. Etat religieux ancien et moderne des pays qui forment aujourd´hui le diocèse de Soissons, Saint Quentin/Soissons, 1880.

    LE LONG, Dom Nicolas. Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Laon..., Châlons : Seneuze, 1783.

    MARCHAND, L. Essai historique sur la chartreuse du Val-Saint-Pierre située dans l´ancien diocèse de Laon, s. l., 1949.

    MENNESSON, Eugène. Vente du mobilier de la chartreuse du Val Saint Pierre et des abbayes de Bucilly et de Foigny en 1791, La Thiérache, Bulletin de la Société archéologique de Vervins, t XVI, 1893, p 39-49.

    MEURET, Jean-Paul. Guide des églises fortifiées de la Thiérache. Histoire et archéologie, Vervins, 1988.

    Orgues de Picardie : Aisne, Amiens : ASSECARM, 1988, p 16-19.

    PIETTE, Amédée. Note sur le bas-relief du portail de l´église d´Aubenton, Soissons : Impr. Michaux, 1874.

    PIETTE, Amédée. « Bas-relief du portail de l´église d´Aubenton », La Thiérache, Bulletin de la Société archéologique de Vervins, t XVIII, 1897, p 124-126.

    PIETTE, Amédée. Notice sur l´abbaye de Bucilly, Vervins, 1850.

    PIRE, Alphonse. Histoire d´Aubenton, Chauny : Impr. A. Baticle, 1958.

    KRAUS, Dorothy et Henri. Le monde caché des miséricordes. Paris : Les Editions de l´Amateur, 1986.

    QUEGUINIER, Jean. « Les abbayes de Thiérache », Mémoires de la Fédération des sociétés savantes de l´Aisne, t II, 1955, p 80-103.

    REJALOT Th. « Journal du père François Humbert, abbé de Bucilly », An. Praem., t 7, 1931, p 143-171 et p 248-249.

    SCHLIENGER, Alain. Histoire de l´église Notre Dame d´Aubenton, Aubenton, 1988.

    SCHLIENGER, Alain. Quand l´histoire passe par Aubenton...et s´y arrête..., Cahors : Impr. Tardy-Quercy, 1990.

    SCHNAPPER, Antoine. Jean Jouvenet (1644-1717) et la peinture d´histoire à Paris, Paris : Léonce Laget, 1974.

    VANMACKELBERG M., Les orgues d´Aubenton, L´Orgue, n° 126, avril-juin 1968.

  • LISTE DES OEUVRES NON ETUDIEES

    ELEMENTS D´ARCHITECTURE ET MOBILIER MONUMENTAL

    - CULOTS (8), culots de la croisée du transept. Ces culots en pierre calcaire comportent un décor en haut relief et ronde bosse dans la masse. Ils datent des années 1893-94, époque de la campagne de reconstruction du transept et du choeur de l´église. 4 culots sont ornés des figurations symboliques des 4 Evangélistes, les 4 autres présentent un décor différencié : le culot nord-est est orné d´une tête de chevalier revêtu d´une côte de maille, le culot sud-est représente un animal fabuleux diabolique, le culot sud-ouest est orné d´une tête masculine couronnée de lauriers, enfin le culot nord-ouest représente un autre animal fabuleux que l´on peut assimiler à un dragon.

    - CULOTS (4), culots du transept sud. Ces culots en pierre calcaire comportent un décor en relief dans la masse. Ils représentent des entrelacs de rinceaux d´acanthe avec des animaux fantastiques, un animal fabuleux (dragon ?), une tête animale fabuleuse tenant dans sa gueule des guirlandes de feuillage. Ils datent de 1893, date de reconstruction du transept sud.

    - PLAQUE COMMEMORATIVE, marbre, de plan rectangulaire, 5e travée du transept sud depuis l´entrée. Cette plaque commémorative porte l´inscription suivante : « En l´an 1893, ce bas-côté/ de l´église Notre Dame d´Aubenton/ a été reconstruit tout entier/ par les généreuses libéralités de/ Melle Flore Dapremont/ et au nom de sa famille/ la paroisse et pasteur/ lui en conservent le plus/ reconnaissant souvenir ».

    - DALLE FUNERAIRE, de Marie Isabelle Poschet de Voyaux. Cette dalle funéraire était de plan rectangulaire vertical et en pierre de Tournai, dite pierre bleue en raison de l´aspect que lui donne le polissage. Cette dalle funéraire comportait l´épitaphe suivante : « DO/ MA/ CY REPOSE LE CORPS/ DE DEMOISELLE MARIE/ SABELLE POSCHET DE/ VOYAUX DECEDEE LE/ 25 9BRE 1759 AGEE/ DE 56 ANS PRIEZ DIEU/ POUR LE REPOS DE SON AME ». La partie supérieure de la dalle était ornée d´un décor en relief semi-méplat dans la masse figurant deux crânes surmontant deux paires de tibias encadrant un écusson couronné et entouré de rinceaux végétaux. Cet écusson comportait le blason de la famille Poschet de Voyaux. Datant du 3e quart du 18e siècle, cette dalle funéraire encore décrite dans les ouvrages de la fin du 19e siècle décrivant l´église Notre Dame d´Aubenton semble avoir depuis disparu à une date inconnue. Amédée Piette en a exécuté un relevé en 1873.

    - DALLE FUNERAIRE, de Maguerite Didiot, veuve de Nicolas Florentin. Cette dalle funéraire était de plan rectangulaire vertical et en pierre de Tournai, dite pierre bleue en raison de l´aspect gris-bleuté que lui donne le polissage. Cette dalle funéraire comportait l´épitaphe suivante, connue par le relevé exécuté en 1873 par Amédée Piette : « CY GIST DAME MARGUERITE/ DIDIOT VEUVE DE MESSIRE/ NICOLAS FLORENTIN PROCUREUR/ GENERAL DE LA TABLE DE MARBRE/ DU PALAIS A METZ AGEE DE 78/ ANS QUI A FONDE UN OBIT (...) PERPETUITE EN/ CETTE EGLISE DE NOTRE DAME/ D´AUBENTON/ PRIEZ DIEU QU´IL (...) / POUR LE REPOS DE SON AME ». La partie supérieure de la dalle était ornée d´un décor en relief semi-méplat dans la masse représentant un écusson à cuir découpé qui devait être orné des armes de la famille de la défunte. Datant du 18e siècle, cette dalle funéraire encore décrite dans les ouvrages de la fin du 19e siècle décrivant l´église Notre Dame d´Aubenton semble avoir depuis disparu à une date inconnue. Amédée Piette en a exécuté un relevé en 1873.

    - PIEDESTAUX (2), paire de piédestaux de part et d´autre de l´entrée du transept servant de support aux statues de la Vierge à l´Enfant dite Notre Dame d´Aubenton ou la Vierge Bleue et de saint Antoine. Chaque piedestal est de forme et de structure identiques. En pierre reconstituée, le piédestal est de plan rectangulaire vertical à élévation droite. Son élévation antérieure et des deux côtés latéraux sont ornés d´un décor architecturé en relief dans la masse imitant l´aspect d´une lancette à arc brisé. La base du piédestal est surmontée d´une exposition à forme architecturale sur laquelle repose la statue proprement dite. Cette exposition affecte la forme d´une façade en miniature d´une église avec 4 colonnettes à chapiteaux végétaux et 4 tourelles aux angles et de pinacles à crochet sur le fronton de la façade occidentale. Cette exposition est couronnée par un amortissement en forme de tour crénelée où repose la statue. Ces piédestaux, dont celui supportant la statue de saint Antoine abrite une châsse, datent du 4e quart du 19e siècle. Dimensions de la base : h = 114 cm, la = 74,5 cm, pr = 79 cm. Dimensions de l´exposition : h = 100 cm, la = 48 cm, pr = 66,5 cm.

    VERRIERE

    - VERRIERE, élément de verrière déposé dans le transept nord : verre transparent coloré, peint, grisaille sur verre, sanguine sur verre. Il s´agit d´un panneau inférieur représentant très vraisemblablement le bas du corps d´un personnage non identifié. La figure est habillée d´un vêtement du Moyen Age. Ce fragment de verrière, non signé ou daté, pourrait provenir des verrières mises en place dans l´église au cours du 3e quart du 19e siècle.

    MOBILIER RELIGIEUX

    - MONUMENT AUX MORTS, de la guerre de 1914-1918. Il se présente sous la forme d´une plaque rectangulaire en marbre blanc gravé et doré. La partie supérieure de la plaque est cintrée à oreille et comporte un décor rapporté en bronze (croix de guerre et palme). Le monument porte la signature « F. Laffineur Hirson ». Dimensions du monument : h = 125,5 cm, la = 80,5 cm, pr = 2 cm.

    - BANC DE FIDELE, chêne, taillé, mouluré, tourné, peint, faux bois. Ce banc, aux accotoirs et aux pieds tournés, comporte un devant clos. Celui-ci possède 8 panneaux ou travées moulurées petit cadre élégi. Il date de la 2e moitié du 17e siècle ou du 18e siècle. Dimensions du banc : h = 87,5 cm, la = 175 cm, pr = 82 cm.

    - BANCS DE FIDELE (54), chêne, taillé, peint, faux bois, vernis. Les bancs de la nef se répartissent en 14 bancs à 2 places, 3 à une place, 17 à 8 places. Ces bancs datent de la 2e moitié du 19e siècle. Dimensions des grands bancs : h = 85,5 cm, la = 385 cm, pr = 36,5 cm. Largeur des bancs à 2 places : la = 108 cm.

    - BANCS DE FIDELE (11), chêne, taillé, peint, faux bois, vernis. Ces bancs datant de la 2e moitié du 19e siècle sont identiques en forme et structure aux 52 autres bancs, ils sont cependant clos. 7 bancs comportent 4 places, 4 comportent 3 places. Dimensions des grands bancs : h = 92,5 cm, la = 266 cm. Dimensions des bancs à 3 places : la = 198 cm.

    - BANQUETTES DE CELEBRANTS (2) ; TABOURET DE CELEBRANT, bois, taillé, peint, faux bois, garniture en velours de couleur rouge. Chaque banquette possède un entrejambe reliant les 4 pieds. Cet ensemble date du 1er quart du 20e siècle.

    - FAUTEUIL DE CELEBRANT, chêne, taillé, décor en relief, décor dans la masse, peint, faux bois, vernis. Ce fauteuil de célébrant, de style Art déco, possède un socle de plan ovale. Il date du 2e quart du 20e siècle.

    - PRIE DIEU (3), bois, taillé, peint (blanc). Cet ensemble de 3 prie Dieu date du 1er quart du 20e siècle.

    OBJETS RELIGIEUX

    - CIBOIRE, métal argenté. Ce ciboire ne comporte pas de poinçon de garantie argent ou de maître orfèvre. L´oeuvre ne présente aucun décor. 1ère moitié du 20e siècle (?). Dimensions du ciboire : h = 22 cm, diamètre du pied : d = 11,5 cm, diamètre de la coupe : d = 10 cm.

    - CIBOIRE, élément : couvercle en métal argenté. 19e siècle (?). Dimensions : h = 3 cm, d = 9,5 cm.

    - PATENE, argent doré. La patène comporte le poinçon de garantie 1er titre argent Paris après 1838 et le poinçon du maître orfèvre parisien Thierry (fils) Marie (1853-1885). La patène, datant du 3e quart du 19e siècle, comporte un décor spécifique caractéristique de ce type d´objet : IHS surmontant le Coeur Sacré du Christ rayonnant percé des clous et épines, l´IHS étant lui-même couronné par une croix. Ce motif est entouré par la Couronne d´épines. Dimensions de la patène : d = 15 cm.

    - COFFRET AUX SAINTES HUILES ; RESERVE A HUILE DES CATECHUMENES ; RESERVE A SAINT CHREME : ensemble constitué d´un coffret en bois contenant deux réserves en argent. Les réserves en argent sont de plan circulaire et comportent toutes deux un couvercle pointu dévissable qui était primitivement couronné par une croix. Les réserves portent gravées les initiales permettant d´identifier leur usage : OS (oleum sanctum pour la réserve à huile des catéchumènes), SC (sanctum chrisma pour la réserve à saint Chrême). Chaque réserve comporte un poinçon de garantie 1er titre argent Paris après 1838 et un poinçon difficilement lisible (C V ou G V ?). Cet ensemble date du milieu du 19e siècle. Dimensions d´une réserve : h = 5,5 cm, la = 7,5 cm, d = 2,5 cm.

    - CHASSE, chasse-reliquaire de saint Antoine. Cette châsse en forme d´église, aux 4 parois vitrées, est de plan rectangulaire. Comportant 4 pieds, elle est en laiton et comporte un important décor en relief dans la masse et rapporté, les différents éléments de la châsse sont assemblés par soudure et au moyen de clous. Le décor architecturé est à lancettes à arc brisé et pinacles, le toit à 2 versants de la châsse imite l´aspect d´une couverture en ardoise. La relique est présentée sur du velours rouge. L´ossement est entouré de petits médaillons et comporte un papier portant l´inscription manuscrite à l´encre « S Antonii, Abb ». Cette châsse est présentée sur un socle en bois peint en blanc. Dimensions de la châsse avec le socle : h = 34 cm, la = 32,5 cm, pr = 20,5 cm.

    - CROIX D´AUTEL, laiton. Cette croix d´autel, de style néo baroque, date du 1er quart du 20e siècle.

    - BURETTES (2), PLATEAU A BURETTES, burettes en verre soufflé, plateau en laiton, 1ère moitié du 20e siècle.

    - PLAT A QUETE, laiton, 1ère moitié du 20e siècle.

    - LUTRIN, lutrin sur pied, fer forgé peint (noir et faux or). Ce lutrin possède 3 pieds, ces pieds présentent un décor à forme géométrique et végétale, ainsi que 3 croix. 1ère moitié du 20e siècle (?).

    - CHANDELIERS D´AUTEL (3), bronze, décor en relief, décor dans la masse. Chaque chandelier est de plan circulaire. Sa base comporte 7 pieds. Il est décoré d´un décor en relief dans la masse à forme végétale. De style néo roman, cet ensemble de chandeliers date du 1er quart du 20e siècle.

    - CHANDELIERS D´EGLISE (5), chandelier sur pied, fer forgé, limite 19e 20e siècle.

    - CHANDELIER PASCAL, bois tourné, peint (noir). Ce chandelier pascal comporte3 pieds à élévation galbée. Il date de la 2e moitié du 19e siècle. Dimensions : h = 120 cm, la = 55 cm.

    - LAMPE DE SANCTUAIRE, (lampe du choeur), bronze et laiton. Cette lampe de sanctuaire est de style néo roman, tout en reprenant certains traits des luminaires paléochrétiens. De plan circulaire, elle comporte 3 niveaux de chandeliers soutenus par 3 chaînes réunis à une structure circulaire centrale. Ces 3 chaînes soutiennent en dernier lieu une lampe en verre de couleur rouge reprenant la forme des lampes à huile antiques. Limite 19e siècle 20e siècle.

    - LAMPES D´APPLIQUE DE SANCTUAIRE (3), bronze et laiton. Chaque lampe est accrochée au mur par une applique soutenant une chaîne. Limite 19e 20e siècle.

    - CROIX DE SACRISTIE, croix en bois, Christ en fonte peint de couleur noire. 1er quart du 20e siècle.

    - CROIX, Christ en croix. La croix en bois date très vraisemblablement du 20e siècle. Le Christ est en chêne peint faux bois et vernis. En ronde bosse, son revers est sculpté, la figure du Christ est une petite nature, elle pourrait être plus ancienne et dater de la 2e moitié du 19e siècle. Dimensions du Christ en croix : h = 102 cm, la = 81 cm, pr = 12 cm.

    - CANONS D´AUTEL (4), papier imprimé polychrome, cadre en bois peint faux bois. Les canons d´autel sont encadrés sous verre. L´un des cadres est de style néo gothique. 1ère moitié du 20e siècle.

    - PUPITRES-THABOR (2), bronze, décor en relief, décor dans la masse. Paire de pupitre-thabor en bronze comportant un décor en relief dans la masse à forme végétale (rinceaux d´acanthe). Chaque thabor, de plan rectangulaire, possède 4 pieds en forme de pattes de lion. De style néo roman, ils datent de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle.

    - NAVETTE A ENCENS, laiton, 1er quart du 20e siècle.

    - TRONC A AUMONES STATUETTE : statuette d´ange tenant un tronc, la tête de l´ange étant mobile et se penchant lors de l´introduction d´une pièce. Cette statuette en plâtre peint polychrome est de grande taille et date très vraisemblablement de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle.

    - VASE D´AUTEL, céramique, glaçure blanche, décor peint polychrome et peint à la poudre d´or. Le décor peint est un liseré bleu et or délimitant les bords inférieurs et supérieurs du vase. La partie centrale de l´avers est ornée du M marial surmonté d´une croix, ce motif peint en bleu et or est encadré de 2 branches de fleurs de myosotis. Le revers du pied semble comporter une marque difficilement lisible (un blason surmonté d´une couronne ?). Il porte le numéro de série B7. Le vase date de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle. Il est en mauvais état (cassures et fissures). Dimensions du vase : h = 20,5 cm, diamètre du col : d = 21 cm, diamètre du pied : d = 16 cm.

    SCULPTURE

    - BAS RELIEF, Vierge en buste, chêne. Ce bas relief, de plan rectangulaire représente la Vierge en buste, de face. Le bas relief comporte une inscription gravée sur l´oeuvre : « La Sainte Vierge/ d´après une statue du XVIe s. ». Cette oeuvre date très vraisemblablement du 4e quart du 19e siècle.

    - STATUE, statuette, Saint Joseph et l´Enfant Jésus, plâtre peint polychrome. Le revers de l´oeuvre porte la marque « C e M ». 1ère moitié du 20e siècle.

    - STATUE, figurine, Notre Dame de Liesse. Cette figurine en régule, représentant Notre Dame de Liesse sur un socle de plan rectangulaire. Témoignant de la popularité du pèlerinage, cette figurine date sans doute de la 1ère moitié du 20e siècle.

    - STATUE, petite nature, Immaculée Conception dite Vierge de Lourdes, plâtre peint polychrome. Le socle de la statue porte gravée la signature suivante : « L (?) Lapayre », 4e quart du 19e siècle (?).

    - STATUE, petite nature, Saint Joseph et l´Enfant Jésus, pierre reconstituée. Comportant un socle de plan rectangulaire, cette statue est posée sur un piédestal rectangulaire également en pierre reconstituée. Ce piédestal est à élévation droite, il est orné sur ses trois faces d´un décor en relief dans la masse affectant la forme de lancettes à arc brisé. La lancette de la face antérieure est ornée dans sa partie supérieure d´une tige à fleur de lys. L´ensemble date du 4e quart du 19e siècle. Dimensions de la statue : h = 136 cm, la = 37 cm, pr = 30 cm. Dimensions du piédestal : h = 186 cm, la = 60 cm, pr = 62,5 cm.

    - STATUE, petite nature, Notre Dame du Purgatoire, plâtre peint polychrome. L´oeuvre représente la Vierge à l´Enfant avec à ses pieds une jeune femme émergeant des flammes, alors que la Vierge enlève les chaînes qui retiennent la jeune femme prisonnière. La statue repose sur un culot en plâtre peint polychrome, de style néo roman, à décor de feuilles d´acanthe. L´ensemble date du 4e quart du 19e siècle.

    - STATUE, petite nature, Sainte Thérèse de Lisieux, plâtre peint polychrome. La statue repose sur un culot en plâtre peint polychrome à décor de crochets. La statue date du 2e quart du 20e siècle.

    - STATUE, petite nature, Notre Dame de Liesse, plâtre peint de couleur noire. La statue est revêtue d´un manteau en tissu de couleur bleue (peut-être du satin) avec un galon doré mécanique. L´oeuvre date de la 1ère moitié du 19e siècle.

    - STATUE, petite nature, Saint Antoine de Padoue, plâtre peint polychrome. Le revers du socle porte gravé le numéro de série « 16526 ». Le socle porte également au crayon l´inscription suivante « 10 11 1952 », il pourrait s´agir de la date d´achat (?). La statue semble dater de la 1ère moitié du 19e siècle.

    - STATUE, petite nature, Sainte Marie Vianney, Curé d´Ars, plâtre peint polychrome. Limite 19e 20e siècle.

    - STATUE, petite nature, Sainte Philomène, plâtre peint polychrome. La jeune martyre est représentée la tête couronnée, aux longs cheveux déliés, tenant une palme et une ancre. Limite 19e 20e siècle.

    - STATUE, petite nature, Saint Antoine, pierre reconstituée. Saint Antoine, représenté sous les traits d´un vieil homme en robe de bure franciscaine, tenant sur son coeur une croix et s´appuyant de sa main droite sur une bêche. A ses pieds se tient son attribut animalier, un petit cochon. Cette statue date du 4e quart du 19e siècle, tout comme son piédestal. Dimensions de la statue : h = 110 cm, la = 65 cm, pr = 48 cm.

    - GROUPE SCULPTE, demi nature, Couronnement de la Vierge par la Sainte Trinité dit Notre Dame des trois Ave Maria, plâtre peint polychrome. Ce groupe, aujourd´hui déposé dans le transept nord, représente la Vierge dans une nuée avec à sa droite et à sa gauche le Christ et Dieu le Père la couronnant alors que la Vierge est surmontée du Saint Esprit. La statuette de la Vierge est un élément mobile qui s´encastre dans un socle évidé. La nuée est également ornée d´angelots portant un phylactère où est inscrit « Ave Maria ». Limite 19e 20e siècle.

    - CRECHE, plâtre peint polychrome, 1ère moitié du 20e siècle.

    ORNEMENTS ET VETEMENTS LITURGIQUES

    - ORNEMENTS LITURGIQUES (6), ensemble de 6 ornements liturgiques en matériaux textiles, soie, broderie, datant du milieu du 20e siècle.

    INSTRUMENTS DE MUSIQUE

    - HARMONIUM, bois, taillé, peint faux bois, parties instrumentales, touches en ivoire, 2e quart 20e siècle (?). Cet harmonium ne comporte pas de plaque de fabriquant.

    - CLOCHE DE SACRISTIE, bronze. Ne comportant aucune inscription, cette cloche possède un battant en bois avec une corde. 1ère moitié du 20e siècle.

    - CLOCHES (4), bronze. Ensemble de 4 cloches en bronze mises en place et bénites le 30 juillet 1922, et livrées par le fondeur de cloches Alexandre Chambon à Montargis (Loiret). Elles se nomment respectivement Marie Jeanne Fernande (ayant comme marraine Marie Boudréaux et pour parrain Fernand Dizy maire), Blanche Andrée Suzanne (ayant comme marraine Blanche Gréhant et pour parrain Henri Bouxin), Gabrielle Thérèse (ayant comme marraine Marthe Marlière et pour parrain Charles Brissy), Pierrette Yvette Henriette (ayant comme marraine Pierrette Collin et pour parrain Joseph Sinet). Elles remplacent un ensemble de cloches datant de 1860-1861, livrées par le fondeur Guillaume Besson d´Angers, elles-mêmes remplaçant des cloches datant de 1857 et 1858. Ces cloches avaient été enlevées le 23 décembre 1916 par les Allemands.

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