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Le village de Poeuilly

Dossier IA80010082 réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

Le village de Poeuilly, qui a conservé son emprise du début du 19e siècle, s'est développé aux abords de l'ancienne chaussée Brunehaut, sur la route de Péronne à Saint-Quentin.

Son histoire est mal connue jusqu'au début du 19e siècle. En 1836, deux instituteurs mais également des tisserands, fileuses, brodeuses ou encore des marchands habitent Poeuilly. Progressivement les activités agricoles deviennent dominantes et, à la veille de la Première Guerre mondiale, de très nombreux ouvriers agricoles travaillent pour les grosses fermes du village, notamment dans celle d'Emile Laleux, maire de 1892 à 1924, et dont le portrait figure au pied d'une verrière de la nef.

Détruit durant la Première Guerre mondiale, le village est reconstruit. A cette occasion, l’école et mairie est déplacée pour être rebâtie face à l'église, par l'entrepreneur François Doussin, sur les plans de l'architecte C.-A. Dory.

Dénominations village
Aire d'étude et canton Santerre Haute-Somme - Roisel
Adresse Commune : Pœuilly

Au début du 19e siècle, le village de Poeuilly regroupe la majeure partie de la population de la commune, qui compte 385 habitants en 1836. Y sont rattachés, durant la période révolutionnaire, le hameau d'Aix, qui s'est développé, à proximité de la route de Péronne à Saint-Quentin (au nord) et Cauvigny, au sud, moulin implanté sur la rivière d'Omignon. Ces deux écarts ont aujourd'hui disparu. Le hameau d'Aix comptait huit maisons, au milieu du 19e siècle, principalement des fermes, qui ont progressivement disparu, dans la 2e moitié du 19e siècle. A Cauvigny, le moulin a cessé son activité à la fin du 19e siècle.

Les recensements de population indiquent que le village compte 80 maisons en 1851 pour 83 familles et 292 habitants. Les recensements de 1872 et de 1876 signalent la présence de nombreuses maisons inhabitées dans le village, 5 en 1872 et 9 en 1876. A partir de 1881, le village ne compte plus que 69 maisons pour 75 familles et 220 habitants. Ces chiffres restent stables jusqu'en 1906. A la veille de la Guerre de 1914, Il compte encore 193 habitants. En 1921, il ne compte plus que 80 habitants.

Les recensements permettent également d'observer une évolution sensible des activités. En 1836, les activités dominantes sont liées à l'agriculture (cultivateurs et ménagers) mais également au textile (26 tisseurs et tisserands, 10 fileuses, 4 brodeuses). 3 fabricants, 4 marchands, 5 débitants. Cette diversité est toujours perceptible en 1851. L'activité textile évolue avec la disparition des fileuses, ici au profit des brodeuses (12 en 1851), qui disparaîtront elles-aussi dans le dernier quart du 19e siècle. Les tisseurs cependant moins nombreux (12 en 1851, 21 en 1872, 12 en 1881, 5 en 1900) n'apparaissent plus dans le recensement de 1906. A cette date, l'activité principale du village est l'agriculture (blé et betterave à sucre). 84 ouvriers agricoles sont employés dans les diverses exploitations du village, en particulier celles d'Émile Laleux (22 ouvriers en 1906), de Jules Lemaire (18 ouvriers en 1906) et des Boinet, Joseph (7) et Albert (8).

Totalement détruit durant la Première Guerre mondiale, le village est reconstruit à partir de 1924. Les maisons provisoires en bois et de type Nissen seront peu à peu remplacées par de nouvelles demeures (fermes et maisons), qui donnent au village sa physionomie très homogène.

Période(s) Principale : 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle

Le village est structuré par une rue principale aboutissant à l'ancienne voie romaine au sud. Au nord, on compte deux carrefours formés par des voies secondaires reliant le village à Fléchin (au nord), à l'ancien hameau d'Aix (au nord-ouest), à Soyécourt (au nord-est) ; au sud, un chemin d'exploitation menant au bois de Vraignes, à proximité d'une ancienne grande ferme. L'église et la mairie école se trouvent face à face, au centre du village.

Implantation du bâti : les logements sont tous implantés en retrait de la rue, les parties constituantes agricoles sont implantées à l'alignement.

Murs brique
Toit ardoise, tuile
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Typologies village-rue

Références documentaires

Documents figurés
  • Poeuilly. Plan cadastral, Feuille B développée, dite du Chef-lieu, par Sannier géomètre, 1836 (AD Somme).

Bibliographie
  • DECAGNY, Paul (abbé). Histoire de l'arrondissement de Péronne. Péronne : Quentin.

    tome 2, p. 582.

Liens web

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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