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Le village de Surcamps

Dossier IA80009633 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue depuis le sud.
    Vue depuis le sud.
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  • Parties constituantes

    • remise de matériel d'incendie
    • monument aux morts

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Introduction

La commune de Surcamps s'étend sur une superficie de 297 hectares pour une population de 69 habitants en 2007 (136 en 1896), ce qui représente une densité de 23,4 habitants au km² (données INSEE). La commune est la moins peuplée de l'aire d'étude.

Situé à la limite nord de l'aire d'étude, le territoire communal se déploie sur une ondulation du plateau, au centre de laquelle est établi le village, protégé par le bois de Surcamps qui le surplombe au nord). Les limites de la commune sont matérialisées par la R.D. 108 à l'est, qui reprend le tracé de l'ancienne chaussée Brunehaut, et en partie au sud par les bois de Vauchelles et du Cauroy, au-delà de la R.D. 216. Cette voie de circulation principale est reliée au village par un prolongement de la rue principale. Une route secondaire, reliant la R.D. 108 au village de Brucamps, traverse également le village selon un axe est-ouest.

En 2000, 3 exploitations agricoles (5 en 1988) regroupaient une superficie agricole utilisée (SAU) de 230 ha (330 ha en 1988), soit une SAU moyenne de 77 ha (66 ha en 1988). Les surfaces agricoles de la commune représentaient 159 ha de terres labourables (219 ha en 1988) et 103 ha de cultures fourragères (179 ha en 1988), dont 73 ha de superficie en fermage (178 ha en 1988) (données AGRESTE). Ces chiffres traduisent une réduction des exploitations depuis une vingtaine d'années, et une faible augmentation de leur taille. On constate également une diminution importante des surfaces agricoles de la commune et des surfaces en fermage.

Historique

La mise au jour, au 19e siècle, de matériel archéologique atteste une occupation ancienne du territoire de l'actuelle commune de Surcamps, dont la limite orientale est marquée par le tracé de l'ancienne voie romaine dite chaussée Brunehaut.

Sous l'Ancien Régime, Surcamps relevait de l'élection et du grenier à sel de Doullens, de la prévôté de Saint-Riquier et du bailliage d'Amiens. La paroisse relevait de l'évêché d'Amiens, archidiaconé du Ponthieu et doyenné de Saint-Riquier. Une partie du territoire se nommait Lamotte-Pronière. La seigneurie appartenait aux célestins d'Amiens et relevait de celle de Maison-Ponthieu, tenue de la châtellenie de Domart. La forme en L du village, articulé à l'intersection des deux rues principale, est le seul témoin de l'existence d'un château ou d'une motte castrale, disparus depuis longtemps mais dont le toponyme "le Donjon" garde le souvenir au sud-est de l'agglomération.

La commune, de vocation rurale, a connu un certain essor au 19e siècle avec la construction de routes et les progrès de l'agriculture, ainsi qu'un exode vers les sites industriels de la vallée de la Nièvre, Saint-Léger-lès-Domart ou Saint-Ouen. A la fin du 19e siècle (monographie communale), la moitié des terres agricoles sont cultivées en céréales (blé, avoine) et un tiers en plantes ou racines fourragères (luzerne, trèfle, betterave). Ces terres sont réparties une vingtaine d'exploitations dont la superficie n'excède pas, pour la plupart, 5 hectares. On compte encore à cette époque plusieurs tisserands.

Un moulin à vent, dit le moulin de Brucamps, est visible sur la carte de Cassini de 1757, sur le plateau au nord-est du village, en bordure de la chaussée Brunehaut. Disparu probablement à la fin du 19e ou au début du 20e siècle, il subsiste toutefois à travers la toponymie.

Le village

L'histoire de l'agglomération, qui est restée de taille assez faible, semble avoir été assez stable jusqu'au 19e siècle. À la fin de ce siècle, un certain nombre de maisons ou de fermes ont été construites ou reconstruites en brique, ce qui traduit une prospérité certaine due aux progrès de l'agriculture et à l'amélioration des voies de communication.

D'après le plan cadastral de 1832, le village disposait de quatre mares dont la plus importante, située devant l'église, est visible sur l'aquarelle de 1869 représentant la façade du monument. Au début du 20e siècle (1904, puis 1912), il est encore question de suppression et de création de mares, sans qu'il soit toujours possible d'identifier et de situer avec précision ces modifications. Devenues obsolètes après la Seconde Guerre mondiale, elles ont progressivement disparu à la faveur de travaux de construction ou de voirie.

Le village est formé par l'intersection de la rue Principale, qui rejoint au sud la R.D. 216, et la rue d'En-Haut qui qui se prolonge à l'est vers la R.D. 108, et à l'ouest vers le village de Brucamps. Cette intersection, où se dressent l'église et la mairie, marque le centre du village. La mairie-école a été construite en 1885, mais le monument aux morts a été inauguré seulement le 10 novembre 2001.

L'habitat

Le nombre total de logements (maisons) était de 32 en 2007, composé de 27 résidences principales (84,5 %) et 5 logements vacants (15,5 %). Parmi les 26 résidences principales construites avant 2005, 12 (soit 46,2 %) l'ont été avant 1949 (données INSEE). 18 maisons et fermes ont été repérées, dont 2 ont été étudiées.

Le bâti est réparti de façon discontinue le longs des deux rues. Le village conserve quelques vestiges de bâtiments en torchis, mais une grande partie de l'habitat ancien a été construit ou reconstruit en brique à la fin du 19e siècle, comme le montrent les deux plus grosses fermes du village, situées respectivement rue d'En haut et rue Principale. Quelques façades de maisons ou de logis de fermes, construites en torchis à l'origine, ont été reprise avec enduit de ciment mouluré au début du 20e siècle.

La plupart des maisons ou logis sont construits en rez-de-chaussée surélevé. Une partie de l'habitat ancien de la rue d'En-Haut a été détruite ou remaniée. Les quelques éléments conservés présentent un plan avec logis en fond de cour. La quasi-totalité des unités bordant la rue Principale, en revanche, présentent un plan perpendiculaire à la chaussée, avec logis ou maisons à pignons sur rue.

Les maisons construites à partir des années 1970 sont de type pavillonnaire en milieu de parcelle. Elles sont construites aux limites du village, ou en bordure sud de la rue d'En-Haut. Depuis cette époque, quelques maisons anciennes ont également été largement rénovées, voire complètement remaniées.

Conclusion

Surcamps conserve l'aspect de village-rue qui est le sien depuis le 18e siècle, et un habitat qui témoigne du développement du tournant des 19e et 20e siècles.

Parties constituantes non étudiées remise de matériel d'incendie, monument aux morts
Dénominations village
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Surcamps
Période(s) Principale : Moyen Age, Temps modernes, 19e siècle, 20e siècle
Typologies village-rue

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 3533. Surcamps. Administration communale, avant 1869.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 3534. Surcamps. Administration communale, 1870-1939.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 3535. Surcamps. Administration communale, 1870-1939.

  • AD Somme. Série M ; 6M 742. Recensements de population.

  • AD Somme. 2 NUM 91. Surcamps. Monographie communale, par Danel, instituteur, 1897.

Documents figurés
  • Carte de Cassini. N°23 : Dieppe, gravure à l'eau-forte, Le Roy le Jeune géographe, 1757.

  • Surcamps. Plan cadastral : tableau d'assemblage, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Poissant géomètre, 1832 (AD Somme ; 3 P 1477/1).

  • Surcamps. Plan cadastral : section A2, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Poissant géomètre, 1832 (AD Somme ; 3 P 1477/3).

  • Plan topographique de la commune de Surcamps, dessin à l'encre sur papier, 1882 (AD Somme ; 99 O 3533).

Bibliographie
  • BACQUET, Gérard. Le Ponthieu. Auxi-le-Château : Gérard Bacquet, 1992.

    p. 501
  • INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL. Région PICARDIE. Le Val de Nièvre, un territoire à l'épreuve de l'industrie. Réd. Frédéric Fournis, Bertrand Fournier, et al. ; photogr. Marie-Laure Monnehay-Vulliet, Thierry Lefébure. Lyon : Lieux Dits, 2013. (Images du patrimoine ; 278).

    p. 60

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