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Les monuments aux morts du canton de Villers-Bocage

Dossier IA80000356 réalisé en 2000
Aires d'études Villers-Bocage
Dénominations monument aux morts
Adresse

Sur les 21 monuments aux morts repérés, 20 furent élevés pendant l'entre-deux-guerres en souvenir des victimes de la Première guerre mondiale. La plupart furent construits entre 1920 (Rainneville) et 1922 (Coisy) pour un coût variant de 2600 francs (Rainneville) à 16000 francs (Villers-Bocage).

Ces monuments ont généralement été commandés à des marbriers locaux installés à Amiens (Marcel Sueur, Lamolet-Tattegrain, Dessein-Caumartin, Lamarre), à Picquigny (Debelle-Defraine) ou à Villers-Bretonneux (Timmerman). Toutefois, le marbrier Gaudier-Rembaux d'Aulnoye (Nord), qui fournit plusieurs des monuments aux morts de la Somme, intervint à Béhencourt.

La majeure partie des monuments aux morts du canton relèvent d'un production sérielle sans grand intérêt. Les commanditaires étaient de petites communes rurales qui se contentèrent généralement d'une stèle peu ornée (colonne faux-arbre à Saint-Gratien, coq sur obélisque à Querrieu, etc.), seules quelques villages plus importants allant jusqu'à s'acheter un Poilu (Contay, Talmas).

On relèvera cependant la présence d'un monument à message pacifiste (Saint-Vaast-en-Chaussée) et la commande d'un monument plus original à Rubempré. Ce dernier (étudié) fut édifié sur les plans de l'architecte Pierre Ansart, et sa décoration recourt à la mosaïque. Ansart livra également une plaque commémorative pour l'église de Rubempré (étudiée) : à côté des monuments publics commandés par les communes, le canton présente en effet de nombreux hommages installés dans les églises, parfois plus importants que les édicules civils (par exemple à Talmas).

Enfin, le dernier des monuments aux morts élevés dans le canton de Villers-Bocage est celui de Cardonnette, en 1952. Il diffère de la série antérieure à la fois par sa forme (la croix de Lorraine) et par son matériau (céramique émaillée).

Période(s) Principale : 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Gaudier-Rembaux entreprise de marbrerie et monuments funèbres,
entreprise de marbrerie et monuments funèbres Gaudier-Rembaux

Entreprise de marbrerie et monuments funèbres établie à Aulnoye (Nord). D'abord connue sous la raison Gaudier, puis Gaudier-Rembaux.


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marbrier, signature
Auteur : Timmerman Louis,
Louis Timmerman

Entrepreneur de monuments funèbres établi à Villers-Bretonneux.


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marbrier, signature
Auteur : Debelle-Defraine G., marbrier, signature
Auteur : Lamarre, marbrier, signature
Auteur : Dessein-Caumartin, marbrier, signature
Auteur : Ansart Pierre, architecte, signature
Auteur : Sulmont, céramiste, signature
Auteur : Lamolet - St-Maurice entreprise de monuments funèbres, dit(e) Lamolet, H. Lamolet, T. Lamolet,
entreprise de monuments funèbres Lamolet - St-Maurice , dit(e) Lamolet, H. Lamolet, T. Lamolet

Entreprise de monuments funèbres fondée à Amiens par Hippolyte François Lamolet (1821-1873), qui se déclare débitant dans le recensement de 1856. L'entreprise est signalée 135 Grande-rue Saint-Maurice (annuaire 1862) et 153 Grande-rue Saint-Maurice (1873).

L'entreprise est ensuite dirigée par sa veuve Sophie Damerval, qui y emploie ses deux fils Théophane (21 ans) et Georges (22 ans), comme tailleurs de pierre (recensement de 1881). Certains monuments portent la signature Lamolet Veuve et Lamolet fils.

L'entreprise est ensuite reprise par Théophane Lamolet-Tattegrain, entrepreneur de monuments funèbres, établi 365-367 rue Saint-Maurice (recensements de 1906 et 1911).


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entrepreneur, signature
Auteur : Moriamé Ernest,
Ernest Moriamé

Entrepreneur de monuments funèbres établi à Amiens, 3 boulevard Saint-Charles. A. Carette lui succède, au début du 20e siècle.


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entrepreneur, signature
Auteur : Sueur marbrerie et entreprise de monuments funèbres, dit(e) Marcel Sueur, Robert Sueur,
marbrerie et entreprise de monuments funèbres Sueur , dit(e) Marcel Sueur, Robert Sueur

Marbrerie et entreprise de monuments funèbres amiénoise dirigée par Marcel Sueur, neveu de Léopold Delalieux, dont il prend la succession.

En 1881, Marcel Sueur (né en 1864 à Auchevillers) et Léopold Sueur (né en 1867 ou 1868) sont ouvriers tailleurs de pierre chez leur oncle (recensement de population), Grande rue Saint-Maurice.

Marcel Sueur-Mallart est établi rue 381-383 Saint-Maurice (recensements de population de 1906 et 1911). Lui succède son fils Robert Sueur (né en 1894), domicilié 381 rue Saint-Maurice, en 1937-1938 (AC Amiens 2M 17/27).


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entrepreneur, signature
Décompte des œuvres repérés 21
étudié 1
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Förstel Judith - Platerier Sandrine